Kimi Antonelli a remporté le Grand Prix des États-Unis après avoir transformé sa pole position en victoire nette. À Austin, le pilote Mercedes a signé son neuvième succès de la saison et creusé un écart de plus de seize secondes sur ses poursuivants. Mais le scénario rêvé par son équipe n’est pas allé jusqu’au bout : Lewis Hamilton a fini quatrième et George Russell huitième. Le titre reste donc mathématiquement en jeu, au moins jusqu’au Mexique.

Antonelli domine, Hamilton et Russel retardent l’échéance
Avant le départ, Antonelli avait la possibilité de devenir le plus jeune champion du monde de l’histoire. Il lui fallait gagner, tandis que Russell devait terminer neuvième ou plus loin et Hamilton cinquième ou plus loin. La pole l’avait placé dans la meilleure position possible, devant Max Verstappen et Isack Hadjar. Les Ferrari de Charles Leclerc et Hamilton suivaient, avec Russell sixième sur la grille.
Antonelli a d’abord dû patienter pendant que les stratégies se mettaient en place. Au 25e tour, il est passé par les stands et a repris la piste en quatrième position. Ce classement provisoire avait de quoi tromper : plusieurs pilotes devant lui devaient encore s’arrêter. Le jeune Italien, lui, comptait aller au bout avec un seul arrêt supplémentaire. Il a retrouvé la tête après les passages aux stands de ses rivaux, puis a repris l’avantage sur Leclerc. Une opération propre, sans panique apparente, alors que la course aurait pu lui faire perdre bien plus que quelques places momentanées.
La tension s’est surtout déplacée derrière lui. Verstappen a signalé des problèmes sur sa monoplace et a connu un arrêt lent. Il est néanmoins revenu dans la lutte, avant de dépasser Lando Norris pour la deuxième place au 47e tour. Deux tours plus tard, Leclerc a profité d’une erreur du Néerlandais au virage 11 pour passer devant lui. Le Monégasque a alors pris la deuxième place, tandis que Verstappen a dû se contenter du troisième rang. Une fin de course agitée pour les poursuivants, quand Antonelli, lui, avait déjà installé son fauteuil de patron.
Hamilton a également animé les derniers tours. Après avoir dépassé Isack Hadjar, il est revenu sur Norris et l’a passé au 51e tour. Le Britannique a terminé quatrième, juste hors du podium, mais cette position a suffi à maintenir une infime possibilité de titre. Il a même signé le meilleur tour en course, sans que cela change l’issue du championnat à Austin. Pour Ferrari, la remontée est notable ; pour Antonelli, c’est surtout une mauvaise nouvelle comptable.
Hadjar a terminé sixième, entre Norris, cinquième, et Oscar Piastri, septième. Le Français a ainsi inscrit de précieux points pour Red Bull, après avoir occupé la troisième place sur la grille. Russell, lui, a franchi la ligne huitième. Il avait reçu une pénalité de cinq secondes pour avoir gagné un avantage en quittant la piste. La sanction n’a pas bouleversé son résultat final, mais elle a pesé dans les calculs du titre : Antonelli avait besoin que son coéquipier finisse hors des huit premiers. Russell a donc sauvé sa place dans le top 8 — et, avec elle, le suspense.
La course a aussi laissé des abandons derrière elle. Oliver Bearman a purgé une pénalité de dix secondes avant de devoir retirer sa Haas. Franco Colapinto a également abandonné. À trois tours de l’arrivée, Valtteri Bottas a immobilisé sa voiture et provoqué une voiture de sécurité virtuelle. Celle-ci a été levée au 54e tour : les pilotes ont donc eu deux tours de course sous drapeau vert pour conclure. Antonelli avait déjà construit une marge d’environ seize secondes ; cette neutralisation tardive n’a pas remis sa victoire en question.
À l’arrivée, le pilote Mercedes a laissé éclater sa joie à la radio : « Oui, woo ! Allez ! » Le cri résumait une course maîtrisée, mais pas encore une saison bouclée. Avec 365 points, Antonelli compte désormais 123 unités d’avance sur Russell, deuxième avec 242, et 124 sur Hamilton, troisième avec 241. Il reste cinq Grands Prix, soit jusqu’à 125 points à prendre. Son avance est immense, mais le championnat n’est pas officiellement décidé.
Le résultat a donc produit un paradoxe : Antonelli a signé l’une de ses victoires les plus convaincantes au moment même où il pouvait être sacré, mais ses deux poursuivants ont refusé de lui offrir la cérémonie. Il repart d’Austin avec une avance considérable et une nouvelle balle de match à venir. Au Mexique, la question ne sera plus de savoir s’il peut gagner : ce sera de savoir si Russell et Hamilton peuvent encore retarder l’inévitable.
Classement GP Austin :

Diving into P2! 🔼
This is how Leclerc passed Verstappen in Austin! 😮💨#F1 #USGP pic.twitter.com/DVGRIkvVs2
— Formula 1 (@F1) October 25, 2026




