Moto GP
Publié le 7 novembre 2026 • 22:00 par Nicolas Pascual

MotoGP, Claudio Domenicali, le PDG de Ducati, tourne la page Pecco Bagnaia : « Nous n’avons pas pu résoudre ses problèmes »

Interrogé sur la méforme et les difficultés récurrentes de Pecco Bagnaia, le PDG de Ducati Claudio Domenicali admet des problèmes insolubles tout en appelant à la prudence.

Pecco Bagnaia Domenicali

La saison 2026 de MotoGP offre son lot de contrastes saisissants au sein de la firme de Borgo Panigale. D’un côté, la folle remontée de Marc Marquez vers les sommets illumine le box officiel du constructeur italien ; de l’autre, la descente aux enfers de Pecco Bagnaia interpelle et attriste les hautes sphères de la marque. Confronté à une impasse technique totale qui dure maintenant depuis près de deux ans, le double champion du monde transalpin traverse une période de disette historique qui contraste cruellement avec le palmarès récent de l’usine. En marge des derniers rendez-vous de la saison, Claudio Domenicali, PDG de Ducati, a tenu à sortir du silence pour évoquer la situation de son ancien fer de lance.

L’aveu d’impuissance de Claudio Domenicali face aux problèmes de Bagnaia

Ne cherchant pas à fuir ses responsabilités ni à masquer les difficultés abyssales rencontrées par son pilote, le grand patron de Ducati a exprimé un profond regret tout en pointant l’impossibilité technique de redresser la barre pour l’instant. « Nous regrettons beaucoup la situation de Pecco, mais il y a des choses que nous devons accepter. Il y a des problèmes que nous n’avons tout simplement pas pu résoudre, tout comme lui. Nous avons réalisé des choses extraordinaires. Je me souviens de ce Pecco », a concédé Domenicali, dressant le portrait d’un pilote méconnaissable. Une réalité comptable implacable vient d’ailleurs souligner ce naufrage : englué dans un manque total de feeling avec ses évolutions, Bagnaia n’a remporté que deux maigres Grands Prix depuis le début de l’année 2025, son tout dernier succès remontant à une course Sprint disputée cet été sur le circuit de Brno.

La prudence de rigueur avant de crier victoire au championnat

Alors que l’écurie italienne s’apprête à sceller le sort de la couronne mondiale, le dirigeant transalpin refuse d’émettre le moindre triomphalisme prématuré, conscient que le sport motocycliste réserve souvent de cruelles désillusions jusqu’au drapeau à damier final. « Les choses se terminent quand elles se terminent. Nous n’avons encore rien gagné », a rappelé Domenicali tel un stoïque rompu aux exigences de la compétition de haut niveau. Une mise en garde salutaire qui rappelle que, malgré la domination globale du constructeur rouge depuis 2020, la gestion humaine et technique de cette fin de saison 2026 exige une lucidité de tous les instants, tant les destins de ses pilotes s’avèrent diamétralement opposés.

Synthèse des enjeux et faits marquants :

  • Un constat d’échec technique : Claudio Domenicali admet publiquement que Ducati n’est pas parvenu à résoudre les problèmes de set-up et de ressenti qui empoisonnent les week-ends de Pecco Bagnaia.

  • Une disette historique : Le double champion du monde traverse une crise profonde, n’ayant décroché que deux victoires en Grand Prix depuis le début de l’exercice 2025 et se contentant d’un succès en Sprint à Brno cette saison.

  • Appel à la vigilance : Tout en mesurant le gouffre entre ses deux pilotes phares, le PDG de la marque refuse de crier victoire trop tôt à l’approche du dénouement du championnat.

Pensez-vous que Pecco Bagnaia parviendra à retrouver son niveau d’antan lors de la grande révolution technique de 2027 ? Dites-le-nous en commentaires !

Pecco Bagnaia Domenicali
Photo : Michelin Motorsport

Photo de couverture : Michelin Motorsport

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