Joan Mir a fait ses gammes dans une première saison en MotoGP effectuée avec le statut de pilote officiel Suzuki. Il n’y aurait pas eu Fabio Quartararo, il aurait été le rookie de l’année. Mais on sait que le Français a attiré toute l’attention sur lui. Pour autant, l’Espagnol n’a pas démérité et d’autant moins qu’il a dû se remettre d’une délicate blessure aux poumons… Qui, paradoxalement, lui a donné comme un second souffle qui devrait lui être bénéfique pour sa campagne 2020. Explication…

Joan Mir a réussi sa première saison en MotoGP. Cependant, les débuts de l‘ancien Champion du monde de Moto3 dans la catégorie n’a pas été simple. Dans un entretien pour Suzuki Racing, il raconte : « ce n’est qu’en milieu de saison que j’ai commencé à obtenir de bons résultats, en étant 6e en Catalogne, 8e à Assen puis 7e en Allemagne. J’étais content de ces résultats, mais les plus remarquables pour moi ont été les dernières courses. Je me sentais très à l’aise avec la moto. J’avais l’impression que beaucoup de choses s’emboîtaient et cela signifiait que je pouvais partir en vacances en me sentant fort et positif. C’était très important pour moi. »

Reste que l’exercice a aussi été marqué par cette chute lors des tests à Brno qui l’a mis hors compétition pendant quelques semaines, ralentissant ainsi sa progression. Une épreuve qui l’a aussi aguerri : « la chose la plus difficile en 2019 a été quand je me suis blessé à Brno. Cela fait partie de la compétition, et nous l’avons acceptée, mais c’était difficile de guérir rapidement et de reprendre la piste. Les dommages dans mes poumons avaient besoin d’une récupération suivie, et c’est pourquoi j’ai dû rater certaines courses. Mais d’un autre côté, j’ai beaucoup appris sur moi-même, comment me remettre d’une blessure et rester mentalement fort. »

Sur sa Suzuki, il commente : « pour moi, le plus impressionnant a été la grande puissance de la moto, c’est incroyable la première fois que je l’ai essayée. Sur l’apprentissage de choses plus mécaniques, j’ai eu le soutien de mon équipe. Quoi qu’il en soit, l’électronique est la chose la plus difficile à maîtriser. C’est quelque chose qui ne s’apprend pas simplement en parlant ou en lisant les explications des données. Il faut pratiquer, l’essayer plusieurs fois et travailler avec les ingénieurs. »

Joan Mir souligne, parmi tous les aspects qui ont influencé son adaptation, l’indéfectible soutien de son équipe. « C’est toujours difficile d’être un débutant, mais l’équipe m’a accueilli et m’a beaucoup soutenu, ce qui a tout facilité. Pour être honnête, ils sont rapidement devenus ma deuxième famille, et il est rare de rejoindre une équipe comme ça. Nous travaillons bien ensemble et il y a toujours une bonne ambiance. »

Et pour 2020 ? « Je travaillerai sur mon style de pilotage. J’ai un style naturellement agressif, qui présente certains avantages, mais je dois être plus doux. Mon impression de la GSX-RR 2020 est très bonne, je me sens déjà assez à l’aise avec elle, donc je m’attends à une très bonne saison l’année prochaine parce que nous avons bien travaillé et travaillé dur. Nous avons appris beaucoup de choses », termine le Majorquin.

 



Tous les articles sur les Pilotes : Joan Mir

Tous les articles sur les Teams : Team Suzuki Ecstar