pub

Si Motegi et Suzuka, les terrains d’essais privés de Honda au Japon, sont connus dans le monde entier, il en va autrement pour Yamaha à qui aucun tracé célèbre n’est relié dans l’esprit du grand public.

Mais si la firme aux trois diapasons ne peut rivaliser en taille avec le géant japonais, elle n’est pas totalement démunie dans ce domaine. L’occasion d’un petit voyage virtuel au Japon…

Contrairement à ce que l’on croit généralement, le siège social de Yamaha Kabushiki-Gaisha, la société mère, se situe à Hamamatsu, que l’on relie habituellement plutôt à Suzuki. Mais Iwata abrite bien le siège social de Yamaha Motor Company depuis 1972 ainsi qu’une importante usine de production et le Yamaha Motor Communication Plaza. De toute façon, à mi-chemin entre Tokyo et Nagoya, Hamamatsu et Iwata ne sont séparées que par la rivière Tenryu…

 

 

Juste à côté d’Iwata, on trouve le circuit de Fukuroi, construit par Yamaha en 1969. Il s’agit d’une belle installation de 5,3 kilomètres ayant la particularité, comme Suzuka, d’être en huit avec un pont. C’est là qu’ont été développées les 500cc 4 cylindres d’Iwata, dans les années 70, et c’est à aussi où Eric de Seynes va tester les produits maison, mais Yamaha ne communique pas sur le sujet. Les MotoGP y tournaient-elles aussi ? Seuls les employés et les voisins le savent…

 

 

Toujours dans la province de Shizuoka, et à la même époque, Yamaha ouvre le Trail Land Hamakita (juste au Nord d’Hamamatsu), mais comme son nom l’indique il s’agit d’un circuit destiné aux tout-terrains, tout comme ceux de Aomori, Morioka, Fukuoka ou Hamaoka depuis 1988, situé en bord de mer, à proximité d’une centrale nucléaire, à peine plus loin que Fukuroi.

Bien plus récemment, en 2011, Yamaha Motor a construit un nouveau centre d’essais, cette fois dans la ville de Kikugawa au Japon. Le Yamaha Motor Kikugawa Test Course qui prend place sur une surface de 49 hectares et comporte un circuit fermé de 1,9 km, des routes en montée et des pistes en terre ainsi que toutes les infrastructures nécessaires. Ce centre d’essais permet notamment de tester les futures petites et moyennes cylindrées destinées aux marchés émergents d’Asie, d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, mais pas les MotoGP de Fabio Quartararo et Franco Morbidelli

 

 

Pour cela, Yamaha peut toutefois utiliser le circuit de Sportland Sugo ouvert en 1975  à quelques kilomètres de Sendai. Long de 3,7 kilomètres, il offre une variété de virages apte à tester les M1 malgré avoir souffert lors du terrible tremblement de terre de 2011. Régulièrement remis à jour, il accueille d’ailleurs régulièrement une manche du championnat national Superbike All Japan. Son principal inconvénient réside dans son éloignement de la base de Yamaha, puisque situé presque tout au Nord du Japon.

 

C’est sans doute pour cela, et aussi parce qu’il est toujours préférable de rouler sur un circuit qui accueillera une manche de la saison, que, parfois, les MotoGP utilisent ponctuellement depuis plusieurs années Motegi comme terrain d’entraînement, et ont récemment désigné le circuit Honda comme la seule piste japonaise à même de les recevoir en 2021

Tous les articles sur les Pilotes : Fabio Quartararo, Franco Morbidelli

Tous les articles sur les Teams : Monster Energy Yamaha MotoGP