Max Biaggi est aujourd’hui un patron d’écurie en Moto3, et le seul à y faire courir des motos estampillées Husqvarna. Qui restent des KTM. Mais avant cette vie, il y a eu celle de pilote, glorieuse et jalonnée de titres comme de victoires. Certes, il n’y a eu aucune couronne ceinte en MotoGP pas plus qu’en 500, mais c’est parce qu’il y avait en travers de sa route un certain Valentino Rossi. La rivalité entre les deux Italiens a marqué une époque. Le Corsaire revient sur cet épisode passionné et passionnant, avec la nostalgie que suscite un confinement de plus en plus long à vivre…

Max Biaggi doit s’occuper à la maison comme le reste de ses collègues du paddock. Une retraite imposée dans ses quartiers par un coronavirus impitoyable qui fait travailler les méninges et la mémoire. C’est ainsi que le Corsaire, qui était aussi surnommé l’empereur romain, est revenu sur une période intense de sa vie : celle de sa rivalité avec Valentino Rossi.

Au micro de BT Sport, il se rappelle : « ces moments, ces années me manquent, avec les bons et les mauvais côtés. A cette époque, c’étaient des courses très stressantes, mais au fil des ans, j’ai vraiment compris que, malgré l’intensité, c’était un cadeau car avec Rossi, nous avons donné aux gens une vraie grande rivalité sur piste et hors de la piste, nous étions des gens différents », raconte “Mad Max”.

Biaggi ne ressent aucune sorte de ressentiment envers Vale, quelque chose qu’il croit réciproque : « je le respecte et je pense qu’il pense la même chose. Même avec les années maintenant, j’envie ces moments et j’aimerais pouvoir y revenir. Je ne regrette rien. Ce que j’ai fait, d’un point de vue sportif, était bon, fantastique, et je ne pouvais pas demander plus, c’était un rêve. J’ai réalisé ce que j’espérais :  être numéro un dans la catégorie dans laquelle j’ai commencé, en 250cc. Ensuite, je suis allé jusqu’à la 500cc puis la nouvelle ère du MotoGP, puis des Superbikes… J’ai couru dans de nombreuses catégories et même si j’ai eu beaucoup de difficultés, je suis assez satisfait et je me sens toujours fort. Je n’ai pas de gros problèmes, je n’ai pas beaucoup de fractures… Donc je suis très heureux. »

Il y a eu tout de même un grave accident de supermoto lors d’un entrainement, un moment de sa vie qui l’a tenu éloigné d’une moto qu’il s’était mis à craindre. Puis il s’est réconcilié avec elle, tellement que l’on a même parlé de lui pour faire des tests sur la RS-GP Aprilia de Grand Prix en lieu et place d’Andrea Iannone suspendu. Chassez le naturel…

 

 

 



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