Les pilotes ont apparemment bien raison de se lamenter sur le retard technique affiché par leur Suzuki face à la concurrence. Celle-ci est maintenant équipée du système « holeshot device » complet, ce qui veut dire qu’il agit tant sur l’avant que sur l’arrière. Or, la GSX-RR n’en bénéficie qu’à l’avant, ce qui signifie seulement des départs décents. Pour les sorties de courbe en pleine course, en revanche, il faut faire « à l’ancienne », ce qui coûte beaucoup aux deux pilotes de la marque. De combien est la facture ? La voici…

Suzuki va devoir faire ses devoirs durant ces vacances d’été. Il faut en effet impérativement mettre la GSX-RR au niveau d’une concurrence qui a fait du « holeshot device » l’élément incontournable de l’amélioration des performances. Et dans une conjoncture marquée par le gel technique, cette marge de manœuvre se fait sentir.

Sur crash.net, on apprend ainsi que cela coûte à Joan Mir et à Alex Rins entre 0.3 et 0.4s au tour. Concrètement, cet écart fait passer Rins au Sachsenring de la 11e à la 5e place sur la grille. De son côté, au lieu de partir en 17ème position en Allemagne, son coéquipier et champion en titre Joan Mir aurait rejoint Rins pour la Q2, ce qui veut dire un départ certain dans le top 12. Appliquer la déduction de 0,3s à Assen fait passer Rins de la 7ème à la 4ème place sur la grille pour le Grand Prix de Pays-Bas, tandis que Mir bondit de la 10ème à la 6ème place…

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Suzuki fera patienter jusqu’à la deuxième course en Autriche

On ne s’étonne plus dès lors de l’impatience des pilotes Suzuki à voir leur GSX-RR mises à jour. “Tout d’abord, nous devons travailler pour avoir le dispositif arrière le plus tôt possible, pour avoir les mêmes outils que les autres“, a déclaré Mir. “Cela fait longtemps que nous demandons ce dispositif arrière“, a confirmé Rins. “C’est sûr que Suzuki travaille dur, mais ils veulent apporter les choses quand ils sont sûrs qu’elles fonctionnent bien”.

« Théoriquement, ils l’apporteront pour la deuxième course en Autriche. Je pense que Sylvain Guintoli l’essayera avant cela, ou sinon Tsuda, le pilote d’essai japonais, au Japon » dit Rins qui précise néanmoins : « notre moto fonctionne bien sans cela, donc c’est aussi la chose la plus importante ».

Bien que Suzuki n’ait pas gagné de course depuis le début de la saison, Mir est monté trois fois sur le podium et occupe la quatrième place au championnat du monde, mais avec un retard de 55 points sur la Yamaha de Fabio Quartararo. La situation de Rins est différente après quatre chutes dans autant de courses consécutives et une blessure à l’entraînement. Il est 14e au classement général provisoire.

La première manche du Red Bull Ring marque la fin de la pause estivale le 8 août, tandis que la deuxième épreuve, où le dispositif Suzuki pourrait faire ses débuts, aura lieu le week-end suivant.

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