Lors de la FP2 des Superbike au Balaton Park,
Iker Lecuona a encore précédé son coéquipier
Nicolo Bulega.
De Paolo Gozzi / Corsedimoto.com
Le dominateur a-t-il trouvé du pain pour ses dents ? Dans les petits virages du Balaton Park, en Hongrie, Iker Lecuona a mis deux fois la tête devant Nicolò Bulega. Le duel en famille donne de l’épaisseur au défi, mais le Mondial Superbike est de plus en plus une coupe Ducati : en FP2 il y a carrément sept Panigale V4R devant tout le monde.
Un couple
imprenable
Les deux officiels Ducati sont en train de courir un championnat à
part. Pendant toute la journée, ils se sont poursuivis à distance
dans les différents secteurs de la piste, en élevant toujours
davantage la barre. Bulega semblait en contrôle, puis à la fin
Lecuona lui a arraché la première place de la journée.
Le rythme est très élevé : l’Espagnol a fait 1’38″860, pulvérisant
le précédent record en course de Toprak
Razgatlioglu, 1’39″384.
Nicolò a encaissé un dixième, une broutille : la course 1 sera un
enfer, parce que l’Italien, même sur un tracé qui ne lui convient
pas tellement, ne voudra pas céder facilement le passage.
Une coupe
Ducati
S’il était encore ici au milieu, on se demande comment
Toprak Razgatlioglu commenterait cette journée.
L’année dernière, tout en récoltant des victoires à la chaîne avec
la BMW, il se plaignait souvent de la supériorité Ducati qui, grâce
à son talent, n’était certainement pas écrasante comme
maintenant.
Dans cette deuxième session, cela a été une domination
impressionnante : les trois premiers sont les mêmes que les trois
podiums de la précédente manche d’Assen, avec un Sam
Lowes de nouveau très incisif. Cette fois,
Baldassarri, Surra, Montella et Bautista se
sont ajoutés au manège. Le groupe de sept est hétérogène : on y
trouve un triple champion du monde (Bautista) mais
aussi deux débutants comme Baldassarri et
Surra. Avec la Panigale on vole, dans tous les
cas.
BMW en chute libre
Ici, l’été dernier, les
Allemands avaient fait carton plein avec Toprak
Razgatlioglu. Mais en course, tout peut changer très
vite.
Aujourd’hui, le potentiel de la M1000RR semble s’être évaporé :
Miguel Oliveira n’est que neuvième, à huit
dixièmes, derrière même la Bimota de Alex
Lowes. Avec l’autre BMW, c’est encore pire pour
Danilo Petrucci, parti à la faute suite à un
problème de passage de vitesses.
Et si BMW ne sourit pas, que dire des Japonaises : Kawasaki est
rentrée dans le rang après le coup d’éclat matinal de
Garrett Gerloff. Yamaha, qui semblait avoir
progressé aux Pays-Bas, est retombée dans ses travers. Honda
ferme la marche avec l’ancien pilote MotoGP Somkiat
Chantra à plus de deux secondes. Clairement, ça ne va
pas.
Fin de la fête ?
Nicolo Bulega reste sur une série de treize victoires
consécutives : les quatre dernières de la saison passée (une à
Estoril, trois lors de la finale de Jerez) et un sans-faute sur les
neuf premières courses de 2026.
À ce rythme, il a déjà égalé le record de succès consécutifs de
Toprak Razgatlioglu.
S’il remportait encore deux courses ici à Balaton, il rejoindrait
Alvaro Bautista, qui en avait enchaîné onze en
début de saison 2019… avant de finalement céder le titre à
Jonathan Rea au terme d’un championnat
atypique.
Mais la série de Bulega est désormais menacée par la montée en
puissance d’Iker Lecuona.
Premier affrontement : samedi à 15h30.
Le patron du moment parviendra-t-il à rester invaincu ?

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Paolo Gozzi
Superbike Balaton Iker
Lecuona






























