Bien qu’ayant pris très tard le Championnat du Monde Superbike en cours de route il y a à peine trois manches à Jerez, Loris totalise déjà 76 points, ce qui tombe bien puisque c’est son nombre fétiche que l’on retrouve sur sa plaque numéro ! Après 12 courses, il se retrouve déjà en 13e position au classement général, face à des adversaires qui viennent de disputer en Californie leur 25e épreuve, soit environ le double.

Quatrième à Misano pour seulement sa quatrième course de la saison (et meilleur Yamaha), Loris réalisait un beau tir groupé à Donington avec une 4e (1er Yam), une 5e (1er Yam) et une 6e places en terre britannique.

Loris, ce week-end à Laguna Seca tu terminais 8e de la première séance libre, puis 6e au final de la journée du vendredi. Ce début de week-end te satisfaisait-il ?

« Oui, d’autant plus que Laguna Seca est une piste complètement différente de Donington. C’est un circuit où j’ai plutôt eu du mal par le passé. J’ai été surpris pendant la FP1 à mi-séance de voir que j’étais en première ou en deuxième position. Quand je perdais la première place, je la récupérais peu après, ce dont j’étais très content ».

« Après on a stagné ensuite à un rythme où il n’était pas possible d’améliorer, jusqu’au moment où on a décidé de changer plusieurs choses qu’on avait en tête, et ça m’a facilité la vie pour ce vendredi. Finalement, ça a été notre meilleur vendredi de la saison, c’était la première fois que l’on terminait sixième à l’issue du vendredi ».

« Donc ça a été une excellente première journée, sur une piste complètement différente de Donington à laquelle il fallait s’habituer. C’est un circuit où il faut être vraiment en confiance pour aller vite ».

La Superpole ne pouvait pas plus mal commencer, avec une chute immédiate  suivie d’un drapeau rouge. Comment as-tu réussi à réaliser le neuvième chrono (soit sur la troisième ligne) malgré le peu de temps restant à ta disposition ?

« Oh, ce n’est pas grâce à moi ! C’est grâce à mon team. A chaque course les mécanos font un boulot de dingue, et là ,ce week-end, ça a été encore plus le cas. C’est sûr qu’avec le format de la Superpole, on peut partir dernier – ce qui allait être mon cas avec ma chute dans le premier tour dans le Corkscrew. Je n’ai pas vraiment compris. La moto était bien abîmée, mais heureusement il y a eu le drapeau rouge (Ndlr : en raison d’un airfence crevé) et la moto n’était pas si abîmée que ça, et les mécanos ont réussi à la réparer super vite ».

« On n’a pas eu le temps de faire deux runs, mais j’ai eu le temps de me reconcentrer. Au début, j’étais parti me changer, puis je me suis dit que ça allait repartir ».

« Je me suis reconcentré et suis parti tout de suite avec les pneus de qualification. J’ai fait un premier tour pour assurer quelque chose, pour au moins ne pas partir dernier, pour partir au moins dans les douze-treize premiers. Puis ensuite un deuxième tour j’ai attaqué un peu plus, pour essayer d’aller chercher un peu mieux ».

« Mais le deuxième tour avec les pneus qualif, ce n’est jamais le mieux, et je suis arrivé à sortir la troisième ligne. Ça a été un week-end sauvé grâce à mes mécanos ».

8e de la Course 1 (entre la première Yamaha de van der Mark 7e, et celle de Melandri), puis 7e de la Course 2 (deuxième Yamaha derrière Lowes), tu as livré une magnifique bagarre à Jordi Torres. Ça a été difficile ? Il était très fort sur le circuit de Laguna Seca avec la Kawasaki Pedercini ? C’était beau à voir.

« Il a toujours été très vite à Laguna. Il a fait un super week-end. Moi, il n’y a que deux courses que je me sens bien sur la moto. Mais c’était vraiment le circuit qui était le plus compliqué pour la R1. On avait tous les mêmes problèmes avec les Yamaha, plein de choses qui s’additionnaient. En Superbike, il faut faire des compromis. Par exemple chaque constructeur doit valider une seule boîte de vitesses avec les seuls mêmes rapports pour toute la saison, et donc il y a des circuits où on se trouve mieux et d’autres un peu moins bien. Laguna, c’était le circuit où on ne se trouvait pas bien avec ça, et où c’était vraiment compliqué. D’où beaucoup de problèmes en entrées de virages, en Course 1 comme en Course Sprint ».

« Ça se passait très bien le matin quand il faisait froid ou lors du warmup, mais très mal en course. Pour la Course 2 ça s’est mieux passé parce qu’on a réussi à faire des modifications appropriées sur la moto. Le châssis marchait beaucoup mieux et j’ai réussi à me bagarrer avec Jordi. Donc c’est vrai que c’était une super belle course parce qu’à Laguna, ce n’est pas simple de doubler ».

« Il faut attendre et pousser l’adversaire à l’erreur, lui mettre la pression pendant toute la course. A un moment, il a fait une petite erreur dans le Corkscrew et j’ai réussi à passer ».

« C’était une belle course. l n’y a qu’Alex (Lowes) chez Yam qui a fait un meilleur boulot que nous, qui a trouvé de petites solutions et qui allait plus vite que nous. Mais je suis très content quand même parce qu’on est encore dans notre phase d’apprentissage et on a fait un super boulot en quatre courses avec toute l’équipe ».

« Donc maintenant on va pouvoir faire les séances d’essai et rouler sans trop de pression, juste pour pouvoir essayer des choses et voir comment la moto réagit, et bien comprendre la moto ».

« C’est une excellente première partie de saison ».

Photos : Ten Kate Yamaha, Yamaha Racing

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