Pendant les années 70, Pierre William Glenn, jusqu’alors directeur de la photographie et cadreur, décida de voler de ses propres ailes et devint réalisateur. Il mit en scène les Grands Prix motos de l’époque avec son premier long métrage en tant que réalisateur. Le Cheval de fer conte la “chevauchée fantastique”, en 1974, des meilleurs pilotes d’Europe sur les douze circuits de Grand Prix qui constituent alors le Championnat du Monde.

 

 

À 25 ans, Glenn débute comme chef opérateur. Après avoir travaillé notamment avec Marin Karmitz (Camarades, 1969), André Téchiné (Paulina s’en va, 1969) et Jacques Rivette (Out one, 1970), il se fait remarquer sur le long-métrage Wheels of Ashes (1970) de Peter Goldman. Au début des années 1970, il entame une collaboration avec José Giovanni (Un aller simple, 1971) et surtout Bertrand Tavernier (Le Juge et l’Assassin, 1973). Il travaille parallèlement avec des réalisateurs issus de la Nouvelle Vague, au premier rang desquels François Truffaut, avec La Nuit américaine (1972), Une belle fille comme moi (1972) et L’Argent de poche (1975).

Pierre-William Glenn réalise en 1974 son propre film, Le Cheval de fer, sur le monde de la moto, assez remarqué par la critique. Il travaille ensuite comme cadreur pour Joseph Losey (Monsieur Klein, 1975), et Les Routes du sud, 1977).

Au début des années 1980, son travail est particulièrement loué sur les films Série noire et Le choix des armes d’Alain Corneau – avec qui il avait auparavant travaillé sur France société anonyme (1973) et Ronde de nuit de Jean-Claude Missiaen. Glenn signe également la photographie de deux films de Maurice Pialat, Passe ton bac d’abord (1978) et Loulou (1980), avec qui les rapports sont difficiles.

Il se consacre ensuite à la réalisation de ses deux films Les Enragés (1985) et Terminus (1987), passés plutôt inaperçus. Il reprend alors la direction de la photographie, se faisant plus rare dans les années 1990; puis il entame une collaboration avec Claude Lelouch (Hasards ou Coïncidences, 1997, And now… Ladies and Gentlemen, 2001 et 11’09″01, 2002).

Il a écrit et développé une quinzaine de scénarios depuis 1974. Collaborations avec Jean Cosmos (Top model, Adieu vieille Europe), Gérard Brach (Les enragés), Alain Reynaud-Fourton (L’Intrus), Frédéric Fajardie (L’Adieu à Hollywood), Philippe Lasry (L’Illusion d’un fauve), Sébastien Doubinsky et Jeff Cox (Skin n’gold), Éric Nataf (Le mal par le mal), Patrick Raynal (Il était une fois un magicien de lumière). Les deux derniers scripts  : In the upper room et La Jérusalem des Caraïbes, écrits en 2014 et 2015, sont en pré-production.