RÉSUMÉ DES PROTOCOLES DE PÉNALITÉS
1/ Roulage lent sur la
trajectoire (Slow Riding On-Line)
Les Commissaires disposent d’un
protocole de longue date concernant les incidents de roulage lent
sur la trajectoire, régulièrement abordé avec les équipes et la
Commission Sécurité des pilotes.
Le protocole actuel prévoit que les incidents en Q1 et Q2
entraînant un désavantage clair pour un concurrent aboutissent
presque toujours à une pénalité, sauf circonstances
atténuantes évidentes.
Les 20 dernières minutes de la Practice en MotoGP, ainsi
que les 10 dernières minutes de la Practice en Moto2™ et Moto3™,
sont jugées de manière similaire en ce qui concerne
l’accès à la Q2.
Les incidents similaires
survenant plus tôt lors des FP1 et FP2 sont évalués au cas par cas.
En règle générale, les pilotes reçoivent d’abord un avertissement
pour une première infraction, mais des pénalités sont ensuite
appliquées et progressivement aggravées en cas de récidive au cours
de la saison.
Ce protocole vise à sanctionner
les infractions graves affectant un autre pilote, tout en évitant
que des incidents mineurs sans conséquence en matière de sécurité
ou de performance ne monopolisent l’attention des pilotes ou des
officiels. Tous les incidents en piste ne nécessitent pas
l’intervention des Commissaires, la priorité restant la sécurité,
l’équité, la cohérence et le bon sens.
Tout incident mettant
en danger la sécurité est immédiatement et indépendamment
sanctionné.
Les circonstances d’un
incident ne sont presque jamais identiques. Par conséquent, les
Commissaires se réservent le droit d’adapter ces protocoles lorsque
nécessaire afin de tenir compte de situations exceptionnelles.
2/ Incidents entre
pilotes
Les Commissaires disposent
également d’un protocole établi de longue date concernant les
incidents impliquant un contact ou une chute entre pilotes,
régulièrement discuté lors des briefings, auditions et réunions de
la Commission Sécurité.
Lorsqu’un pilote tente un dépassement et perd le contrôle,
entraînant la chute d’un autre pilote, l’incident est considéré
comme un fait de course si la tentative n’était pas excessivement
ambitieuse. Les Commissaires prennent en compte de
nombreux facteurs pour déterminer si la manœuvre pouvait être
réalisée en sécurité ou si elle était trop ambitieuse et très
susceptible de provoquer un accident.
Si les Commissaires estiment que la tentative n’était pas
excessivement ambitieuse, l’incident est qualifié de fait de course
et aucune pénalité n’est infligée. Cette règle s’applique à toutes
les catégories.
Certains incidents relèvent
d’une lutte rapprochée avec contact entre pilotes. Il
existe toutefois une limite au-delà de laquelle un dépassement
comportant un contact devient trop agressif et permet un gain de
position injuste. Les Commissaires examineront ces
situations et, selon leur gravité, pourront infliger une pénalité
de positions ou un Long Lap Penalty.
Lorsque les Commissaires
jugent qu’un incident ayant provoqué l’abandon d’un autre pilote
résulte d’une manœuvre trop ambitieuse et/ou avec peu ou
pas de chances d’aboutir en sécurité, des sanctions sont
appliquées. À titre indicatif :
Les sanctions pourront
être aggravées en cas de récidive au cours de la
saison.
Si les Commissaires
considèrent qu’une manœuvre ayant entraîné l’abandon d’un
autre pilote était injuste ou dangereuse, avec une collision
importante et sans réelle possibilité de dépassement
sécurisé, les pénalités seront plus sévères. À titre
indicatif :
Ces sanctions seront également
aggravées en cas de récidive.
3/ Départ de
course
Les Commissaires traitent plus
sévèrement les incidents survenant au départ, en particulier dans
le premier virage et durant le premier tour.
À titre indicatif, toutes les catégories recevront une
Double Long Lap Penalty. Comme toujours, les
sanctions pourront être renforcées en cas d’infractions répétées au
cours de la saison.
4/ Panneaux / drapeaux jaunes
Lorsque les panneaux ou drapeaux
jaunes sont déployés :
Chuter sous drapeau jaune est
considéré comme un comportement irresponsable et un manque de
prudence suffisant, et sera sanctionné. Toutefois, les Commissaires
tiendront compte des circonstances particulières, comme la présence
de débris ou d’huile sur la piste.
5/ Essais de
départ
Les essais de départ doivent
être effectués conformément aux protocoles et règlements
publiés.
Des essais de départ jugés dangereux peuvent être sanctionnés.
À titre indicatif, les pénalités
standards pour des Practice Starts dangereux sont :
-
Pénalité sur la grille
-
Long Lap Penalty
Comme toujours, les
circonstances d’un incident ne sont presque jamais identiques. Les
Commissaires se réservent donc le droit d’adapter les protocoles si
nécessaire dans des cas exceptionnels.
6/ Exécution d’une
pénalité
La philosophie suivie par les
Commissaires FIM MotoGP est que les pénalités doivent être
effectives et que le pilote doit purger sa sanction lors de la
prochaine épreuve du Championnat à laquelle il participe, même si
celle-ci a lieu la saison suivante.
Cependant, si le pilote ne
participe pas ou ne termine pas la prochaine épreuve en raison
d’une blessure, maladie ou autre problème sans lien avec l’incident
sanctionné (et non survenu lors de celui-ci), la pénalité est
considérée comme purgée et n’est pas reportée aux épreuves
suivantes.
Une course annulée ne compte pas comme « prochaine épreuve ».
Si le pilote ne participe pas à la course (ou au Sprint) de la
prochaine épreuve pour une raison directement liée à l’incident
sanctionné, la pénalité devra être purgée lors de la prochaine
épreuve à laquelle il prendra part.
Les décisions médicales restent et doivent rester indépendantes des
décisions disciplinaires.
Cette exception en cas de blessure ou maladie non liée repose sur
deux principes :
-
Les Commissaires considèrent
qu’un forfait constitue une sanction plus lourde qu’une pénalité
type Long Lap.
-
Éviter des situations passées
où des pilotes blessés ont pris le départ uniquement pour purger
leur pénalité, mettant en danger leur sécurité et celle des
autres.
7/ Sévérité des
pénalités selon les catégories
Pour des infractions
similaires, la catégorie Moto3 reçoit des pénalités plus
sévères que le MotoGP et le Moto2.
Deux raisons à cela :
-
Fixer un cadre éducatif pour
les jeunes pilotes, souvent nouveaux dans le paddock Grand Prix, et
leur inculquer les standards de pilotage exigés.
-
En raison de la nature très
groupée des courses Moto3, certaines pénalités ont un impact
moindre sur la course qu’en MotoGP ou Moto2.
Les pénalités doivent avoir un
impact réel sur la course d’un pilote et agir comme dissuasion. Les
sanctions plus sévères en Moto3 visent donc à produire un effet
équivalent à celui observé dans les catégories supérieures.
8/ MotoGP
Sprint
En suivant le principe que le
Grand Prix du dimanche est la course principale en MotoGP, la
majorité des sanctions disciplinaires sont purgées lors de la
course principale et non lors du Sprint.
Cependant, les Commissaires peuvent infliger des pénalités pendant
un Sprint pour des infractions commises au cours de ce même
Sprint.
Les pénalités pour :
seront purgées lors du Sprint, selon des
critères spécifiques définis dans le Règlement FIM MotoGP.