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C’est l’histoire d’un samedi qui avait bien commencé sur le nouveau circuit de Balaton Park, en Hongrie, où Fermin Aldeguer avait décroché la troisième place sur la grille de départ du sprint MotoGP, renouant avec la première ligne pour la première fois depuis son succès en Indonésie l’année dernière.

« Oui, je pense qu’on doit tout aligner, plus de kilomètres sur la moto. Je retrouve mes sensations course après course. Il y a aussi des améliorations sur la moto grâce à Ducati. Je pense que c’est le meilleur week-end de cette saison 2026, avec le meilleur feeling. Bien sûr, on n’est pas à 100 %, il faut qu’on reste concentrés sur ce que fait Marc parce qu’il est super rapide, mais je pense qu’on a le rythme pour se battre pour le podium ou pour le top 5. Peut-être pas pour gagner, mais on est là ! »

Mais entre les promesses de la qualification et la réalité de la course, il n’y a parfois qu’un virage, parfois même le premier, où dès l’extinction des feux le pilote espagnol du team Gresini a été victime de l’attaque fulgurante de Marco Bezzecchi, parti de la sixième position sur la grille pour bondir directement sur le podium virtuel.

Car une fois bloqué derrière l’Aprilia de l’Italien, le problème d’Aldeguer ne faisait que commencer. Il le reconnaît lui-même, il se sentait « nettement plus rapide » que le leader du championnat, mais sur un circuit aussi étroit et « stop and go » que Balaton Park, les opportunités de dépassement sont aussi rares qu’à Monaco pour les F1…

Aussi, après avoir vainement mis une pression maximale sur Marco Bezzecchi pendant deux tours, sa fougue lui a fait perdre l’avant de sa Ducati GP25 au virage 9, en cherchant à couper un peu plus le vibreur que son adversaire.
Le calcul était risqué car on ne se sort généralement pas indemne d’une telle situation, et dans le cas du numéro 54, tomber sur sa jambe encore convalescente aurait pu avoir de très fâcheuses conséquences…

Mais sa bonne étoile veillait sans doute sur lui, Fermin Aldeguer réussissant instinctivement à retrouver l’adhérence, avant de payer une addition dont le montant ne s’est seulement finalement élevé qu’à une place perdue, au profit de Raul Fernandez.

Le scénario s’est alors cruellement répété, et de prisonnier du #72,  le natif de la région de Murcie s’est alors retrouvé enfermé derrière le #25 !

Certainement frustré, mais souhaitant résolument voir le verre à moitié plein, Fermin Aldeguer continue néanmoins de réjouir le team BK8 Gresini Racing MotoGP et attend avec impatience le Grand Prix de dimanche.
Nous aussi !

« Je suis fan de Balaton Park parce qu’au final j’aime beaucoup ce circuit. Je prends du plaisir quand je roule ici, mais c’est certain que je n’en prends pas lorsque vous êtes derrière d’autres pilotes, parce que vous n’avez aucune chance de dépasser.
J’ai essayé, j’ai essayé, je dois être honnête. À un moment, j’ai imaginé différentes trajectoires à tenter, mais c’était vraiment, vraiment difficile.
Le rythme, je pense, était incroyable. Je ne m’attendais pas à ce rythme en Sprint. Honnêtement, je pense que si j’avais réussi à me mettre devant, j’aurais pu gagner la course grâce à ce rythme. Je pense que nous avons franchi un grand pas depuis ce matin.
Et simplement, pour demain, mon premier objectif sera de ne pas perdre de positions au premier virage.
Et ensuite, je pense que la course changera.
Nous avons perdu la position sur le podium au premier virage mais il nous reste beaucoup de choses positives : un très bon rythme, une « non-chute » importante et beaucoup de bonnes sensations également en vue de la course de demain.
Nous savions que ce serait un circuit difficile pour dépasser, où il faut inventer les dépassements. J’ai essayé, mais surtout derrière Bezzecchi, j’avais du mal à rester dans son aspiration en sortie de virage. »

Résultats du Sprint du Grand Prix de Hongrie MotoGP au Balaton Park :

Crédit classement : MotoGP.com
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