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Retiré des paddocks depuis plusieurs années, l’ancien vainqueur en MotoGP n’avait aucune intention de replonger dans le tourbillon des Grands Prix. D’ailleurs, lorsque Cal Crutchlow a reçu l’appel de Lucio Cecchinello, sa première réponse fut non. Pourtant, quelques jours plus tard, le Britannique se retrouvait à nouveau sur une Honda LCR, propulsé au cœur de l’actualité par l’absence prolongée de Johann Zarco.

Et malgré les rumeurs qu’un tel retour ne manque jamais de susciter, Crutchlow a tenu à couper court à toute spéculation : son apparition en 2026 ne constitue pas le début d’un comeback.

« Je ne fais pas ça pour revenir à la compétition à temps plein. C’est certain. Je le fais parce que Lucio me l’a demandé. Ma femme a dit : « Pourquoi pas ? » Et puis j’en suis arrivé à la même conclusion. »

La situation illustre surtout les difficultés auxquelles Honda doit faire face depuis la grave blessure au genou subie par Johann Zarco lors du Grand Prix de Catalogne. Initialement annoncé comme une absence de quelques semaines, le dossier du Français apparaît désormais beaucoup plus complexe. Zarco n’a toujours pas été opéré et son indisponibilité se prolongera au moins jusqu’à Brno et Assen.

Face à cette situation, Honda et LCR ont dû se tourner vers une solution d’urgence : rappeler un pilote de 40 ans qui avait pourtant tourné la page de la compétition. Pour Crutchlow, l’idée d’un retour permanent n’existe cependant pas.

« Cela a été ma vie pendant tant d’années. Je ne dis pas que c’est difficile de lâcher prise, car je n’ai appelé personne ; ce sont eux qui m’ont appelé. Mais je ne reviendrai pas à la compétition l’année prochaine » dit-il sur crash.net.

Cal Crutchlow

Cal Crutchlow : « Je suis encore capable d’être suffisamment compétitif, et mes informations sont correctes »

Le Britannique laisse néanmoins entrevoir une autre possibilité. Après avoir travaillé plusieurs saisons comme pilote d’essai Yamaha avant que des problèmes physiques ne freinent cette collaboration, il n’exclut pas un nouveau rôle dans le développement d’une MotoGP.

« Je ne fais pas ça pour ça. Mais si ça débouche sur quelque chose, d’accord… Des essais, je ne sais pas. »

Une déclaration qui ne devrait pas laisser Honda indifférent. Le constructeur japonais cherche toujours à accélérer sa reconstruction technique et l’expérience d’un pilote comme Crutchlow reste particulièrement appréciée dans le paddock.

L’intéressé estime d’ailleurs n’avoir rien perdu de sa capacité à analyser une machine. « Je suis encore capable d’être suffisamment compétitif, et mes informations sont correctes. Tout fonctionne à merveille. L’équipe LCR est formidable et je travaille avec Honda depuis si longtemps. Mes relations avec eux sont toujours excellentes. »

Avant d’ajouter : « Ils sont contents, je suis content. Il nous suffit de capitaliser sur cette performance. »

Au-delà du cas Crutchlow, cette situation met surtout en lumière un constat de plus en plus évident : Johann Zarco est devenu une pièce essentielle du projet Honda. Si l’absence du Français oblige aujourd’hui la marque japonaise à faire appel à un pilote retraité depuis plusieurs saisons, c’est aussi parce que son rôle dépasse largement celui d’un simple pilote satellite.

Entre ses résultats, son expérience et son implication dans le développement de la RC213V, Zarco s’est imposé comme l’un des hommes clés de la renaissance de Honda. Et plus sa convalescence se prolonge, plus cette réalité saute aux yeux.

Cal Crutchlow, MotoGP de Hongrie 2026.

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