Lewis Hamilton refuse de s’emballer après la victoire de Ferrari en Espagne. Cinquième en Autriche, le Britannique estime que la Scuderia est encore loin du niveau affiché par Mercedes et reconnaît que le succès de Barcelone ne reflétait pas encore la hiérarchie réelle du championnat.

Hamilton : « Je pense que c’est surtout un retour à la réalité. »
Deux semaines seulement après avoir offert à Ferrari un succès retentissant à Barcelone, Lewis Hamilton a retrouvé un visage beaucoup plus prudent. Au Red Bull Ring, le septuple champion du monde a dû se contenter de la cinquième place, pendant que son coéquipier Charles Leclerc glissait jusqu’au huitième rang. Malgré une deuxième ligne prometteuse sur la grille de départ, la course a rapidement tourné à l’avantage de Mercedes. George Russell s’est échappé dès les premiers tours et Ferrari n’a jamais été en mesure de suivre le rythme.
Pour Hamilton, cette contre-performance illustre simplement la réalité actuelle des forces en présence.
« Je pense que c’est surtout un retour à la réalité. »
Le pilote britannique reconnaît que la victoire décrochée en Espagne avait créé beaucoup d’enthousiasme, mais il refuse d’y voir un changement durable de la hiérarchie.
« Nous ne savons toujours pas vraiment pourquoi nous étions aussi compétitifs à Barcelone. C’est un circuit qui me convient particulièrement et les conditions de course ont joué en notre faveur. »
Mercedes conserve une longueur d’avance
Selon Hamilton, Ferrari dispose d’une monoplace efficace, notamment dans les portions sinueuses, mais elle souffre encore d’un déficit de performance face à Mercedes.
« Nous avons une bonne voiture, mais ils restent plus rapides que nous. Il faut continuer à progresser. »
Le Britannique insiste toutefois sur le fait que cet écart n’est pas insurmontable, tout en appelant à garder les pieds sur terre.
« Cette victoire ne signifie pas que nous allons battre Mercedes à chaque course. C’est même plutôt l’inverse. Nous avons encore énormément de travail devant nous. »
L’ADUO ne fait pas encore de miracles
Ferrari avait pourtant introduit en Autriche une évolution de son moteur thermique grâce aux possibilités offertes par le règlement ADUO (Additional Development and Upgrade Opportunities), destiné aux motoristes accusant un retard de performances. Cette mise à jour n’a cependant pas permis de réduire immédiatement l’écart avec Mercedes.
Depuis plusieurs mois, Ferrari estime que son principal point faible reste la vitesse de pointe. La SF-26 se montre performante dans les virages et préserve efficacement ses pneus en course, mais manque encore de puissance dans les longues lignes droites face à ses principaux rivaux. Hamilton en est conscient et estime que les progrès devront désormais passer par un développement continu du groupe propulseur afin de transformer les coups d’éclat ponctuels en véritables victoires régulières.
HAMILTON VS VERSTAPPEN 🔥🔥🥵🥵 pic.twitter.com/HtmdhOk9oD
— deni (@fiagirly) June 28, 2026
#AustrianGP 🇦🇹 | Lewis Hamilton post race:
“[The car] didn’t agree with any of the tyres today. Very very hard race. Today was a really really tough race, one being extremely hot…”
“My start wasn’t very good to be honest, my getaway was really poor and I was on the attack.… pic.twitter.com/a7Pnd0XsuS
— deni (@fiagirly) June 28, 2026































