La saison F1 doit se terminer au Qatar, le 29 novembre, puis à Abu Dhabi, le 6 décembre. Sur le calendrier de la Formule 1, tout est donc en place. Dans le paddock, pourtant, l’assurance officielle ne suffit pas à éteindre les inquiétudes. Un message relayé sur les réseaux affirme que certains membres du paddock et des médias sportifs auraient déjà décidé de ne pas se rendre aux deux courses si elles sont maintenues. De quoi faire monter la température — sans qu’un boycott collectif soit, à ce stade, officiellement confirmé.

La FIA et la F1 gardent le cap, mais les réserves montent
Le post attribue cette information au journaliste espagnol TSlafer, mais ne nomme ni les personnes ni les médias concernés. La nuance est essentielle : il rapporte des décisions individuelles qui auraient été prises, pas l’annonce d’un mouvement organisé du paddock. Le mot « boycott » claque fort. Les preuves publiques, elles, restent plus discrètes.
La FIA dit « tout va bien »
La position de la FIA, elle, ne manque pas de fermeté. Cette semaine, son président Mohammed Ben Sulayem a assuré que les deux Grands Prix auraient lieu comme prévu. Interrogé sur la situation dans les pays hôtes, il a répondu : « Oui, ça va. » Il a toutefois reconnu qu’il ne pouvait pas prédire l’évolution des événements : « Je peux seulement vous dire qu’aujourd’hui, il ne se passe rien et que les deux courses auront lieu. »
Le choix de « aujourd’hui » n’est pas anodin. Les dernières manches se dérouleront dans plusieurs semaines, et la situation régionale peut évoluer d’ici là. La FIA affirme que la sécurité reste la priorité et Ben Sulayem dit qu’il ne souhaiterait pas envoyer pilotes, employés ou officiels dans une zone jugée risquée. La confiance affichée s’accompagne donc d’une réserve : la décision dépendra aussi de ce qui se passera demain.
La prudence ne sort pas de nulle part. Le calendrier 2026 a déjà été bouleversé : les Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite, prévus en avril, ont été annulés, et la course de Bahreïn a été déplacée à Sepang, en Malaisie. Pour la fin de saison, Imola a été évoqué comme solution de repli. Mais la F1 continue de présenter le Qatar et Abu Dhabi comme son scénario privilégié.
Sainz met un bémol, puis précise sa pensée
À Austin, Carlos Sainz a exprimé les doutes les plus nets. Le pilote Williams, également directeur de l’Association des pilotes de Grand Prix (GPDA), a tenu à préciser qu’il parlait en son nom personnel.
« Il est très difficile d’être convaincu en ce moment », a-t-il déclaré, en rappelant que la situation au Moyen-Orient et les développements politiques à venir pouvaient encore changer la donne.
Il a jugé « relativement prématuré » d’afficher autant de certitude sur la tenue des courses.
Sainz n’a pas pour autant annoncé un refus de se rendre sur place. Il a ajouté que si la FIA et la F1 estimaient que les conditions étaient sûres, les pilotes devraient suivre leur décision. Quelques heures après la conférence de presse, Williams a publié une précision de sa part : il fait confiance à la FIA et à la Formule 1 pour prendre la bonne décision, avec la sécurité en priorité, et se réjouit de courir au Qatar et à Abu Dhabi. Pas exactement le manifeste d’une fronde.
Cette mise au point montre surtout la ligne de crête sur laquelle avancent les pilotes : exprimer une inquiétude sans prétendre disposer des informations confidentielles des organisateurs. Sainz a d’ailleurs reconnu que les pilotes n’avaient pas accès aux mêmes renseignements politiques que la F1 et la FIA. Il leur demande de rester vigilants et de faire confiance à ceux qui prennent la décision. Une confiance qui n’empêche pas de poser des questions.
Max Verstappen, lui aussi, avait refusé de transformer ses réserves en promesse de boycott. Il avait expliqué qu’il aimait se rendre au Qatar et à Abu Dhabi, « bien sûr, dans les bonnes conditions », et qu’il faisait confiance à la F1 et à la FIA pour prendre la bonne décision. Lewis Hamilton avait, de son côté, dit espérer que la saison puisse se terminer comme prévu dans la région, tout en reconnaissant ne pas connaître le niveau de risque réel. Les positions des pilotes ne sont donc pas uniformes, et aucune déclaration publique ne permet de parler d’un front commun.
Le message qui circule sur les réseaux met le doigt sur un problème concret : une course ne se résume pas aux vingt pilotes. Il faut aussi acheminer des centaines de membres d’équipes, des officiels, des techniciens, des journalistes et des prestataires. Si certains choisissent de ne pas venir, même individuellement, la question dépasse les contrats et les billets d’avion : elle touche à la capacité de la F1 à garantir que tout le monde peut travailler dans des conditions sûres.
Pour l’instant, le calendrier reste intact et le boycott annoncé n’est pas confirmé comme une action collective. Mais entre les assurances de la FIA, les réserves exprimées par Sainz et cette information relayée en ligne, le message est clair : le paddock ne se contente pas d’attendre le feu vert. Il veut savoir sur quelles garanties il repose.
❌ BOICOT A QATAR Y ABU DHABI EN LA F1
➡️ Hay integrantes del paddock y medios deportivos que ya han comunicado que no asistirán a ninguna de las dos carreras si la categoría decide seguir adelante con su celebración.
➡️ Mohammed Ben Sulayem reiteró hace apenas unos días que la… pic.twitter.com/yYfJU71hfh
— Rubén (@RubCanales) October 23, 2026




