pub

Avertissement :

Contrairement à l’immense majorité des articles de notre site, cette nouvelle rubrique ne reporte pas seulement des informations, elle laisse une certaine liberté, voire une liberté certaine, aux pensées de son auteur habitué du monde littéraire qui publiera sous le pseudo de Vernon Stoner.

Ici, on relate, bien sûr, mais on extrapole aussi, on suppute, on échafaude, bref, on discute et on échange !

Vous avez le droit de répondre en commentaire, de corriger, de clamer votre indignation, ou, au pire, si cela vous engendre vraiment des aigreurs d’estomac, de changer de rubrique…

Vous êtes toujours là ? Petits curieux, va… Allez, gaaazzzz !


Rookies on the rocks !

Enea Bastianini

Le départ d’une nouvelle saison est toujours un moment particulier.

Entre les innovations techniques des machines (pour cette année, hélas, c’est un peu râpé…), les transferts d’un team à un autre, d’éventuels circuits ajoutés au calendrier, et la forme de chaque pilote, ténors y compris, le suspens est à couper à la tronçonneuse ! Et les premières performances des rookies en font partie. Surtout quand ils sont du calibre de celui dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui : l’Italien Enea Bastianini.

Avant d’extrapoler sur ce qu’il est judicieux ou non d’espérer de lui, je vous propose de faire sa connaissance. Car je sais qu’autant vous êtes super calés en MotoGP, autant peu d’entre vous suivent de façon assidue les catégories inférieures. Au passage, je me permets de dire que vous avez tort. Le Moto 2 est souvent la course la plus fade du weekend, c’est vrai, mais alors le Moto 3 !! Les gamins sont des furieux et je vous certifie que c’est bien la seule épreuve qui ne me déçoit jamais. Mais ceci est un autre débat. Revenons à nos rookies 2021 du MotoGP.

Enea Bastianini voit le jour le 30 décembre 1997 à Rimini. Le pilote Italien fait partie de ceux qui sont nés dans le chaudron de potion magique. Il est déjà sur une mini-bike à 3 ans ! Après avoir participé à de nombreux championnats junior tel le MiniGP 70cc Italian Championship, le Honda RS 125 Trophy, et la fameuse Red Bull MotoGP Rookie Cup, il passe en Moto 3 en 2014 chez KTM, qu’il quitte pour Honda dès 2015. Les débuts sont d’emblée prometteurs avec 3 podiums et une 9e place au général. En 5 ans dans la petite catégorie (2014-2018), il accumule 24 podiums et 9 pole. Le bilan est malgré tout mitigé puisqu’il ne remporte que 3 victoires et, s’il ne quitte jamais le Top 10 au classement final, sa place de vice-champion en 2016 reste sa meilleure prestation.

Il rejoint le team Italtrans (châssis Kalex) Moto 2 en 2019 avec l’ambition de faire mieux qu’en Moto 3. Mais, s’il termine à une encourageante 10e place au général, la récolte est faible avec un seul podium au compteur. Le natif de Rimini, expression chère à nos commentateurs TV, explose contre toute attente dès l’année suivante avec 3 victoires et 7 podiums. Bastianini remporte le titre, non sans avoir mené une lutte âpre contre ses compatriotes, Luca Marini et Marco Bezzechi, ainsi qu’un Sam Lowes qui s’annonce déjà en lice pour cette année. On se souviendra de sa course aussi intelligente que prudente lors de la dernière manche au Grand Prix de Portimão.

Bastianini a été bien formé par Sandi et le montrera en 2021 en MotoGP ...

Et donc, quid du MotoGP ?

A l’opposé d’un Jorge Martin dans les starting-blocks pour la catégorie reine, le pilote Transalpin déclare en mars 2020 « Je ne suis pas pressé d’arriver en MotoGP ». Mais, en mai, son manager, le tonitruant Carlo Pernat, annonce que le contact avec Ducati est établi. C’est au mois de septembre que le contrat avec le team Avintia est officiellement annoncé, et Bastianini devient le premier pilote Moto 2 assuré de rejoindre le paddock des aînés. Il y sera secondé par son grand rival de 2020, Luca Marini.

Que sommes-nous en droit d’attendre de ce rookie pour 2021 ? Enea Bastianini a démontré une belle constance avec une seule sortie du Top 10 comme plus mauvais résultat (11e), et un seul abandon en 2020, en plus d’une capacité à bien gérer ses courses sous la pression énorme que représente un titre mondial. Reste à savoir s’il saura s’accommoder rapidement de la parfois délicate machine Italienne… Lui, en tout cas, en semble convaincu puisqu’il a déclaré en novembre « Marc Marquez est très fort, mais battable »… Être un des rares Italiens à ne pas faire partie du giron de la VR46 rendrait-il plus confiant ?

Premier élément de réponse le 28 mars au Qatar, si ce foutu Covid-19 ne vient pas tout chambouler une fois de plus…

Enea Bastianini sera t-il élu rookie de l’année 2021 ? N’hésitez pas à nous donner vos pronostics en commentaire !

Vernon

Accéder à Rookies 2021 #2 Luca Marini

Accéder à Rookies 2021 #3 Jorge Martin

Accéder à rookies 2021 #4 Lorenzo Savadori

Tous les articles sur les Pilotes : Enea Bastianini

Tous les articles sur les Teams : Avintia Racing