Fernando Alonso rempile avec Aston Martin pour 2027. Selon Mundo Deportivo, son nouveau contrat pourrait lui rapporter près de 40 millions d’euros par saison. Le chiffre exact n’a toutefois pas été communiqué par l’équipe. Dans le même temps, l’Espagnol demande qu’on laisse encore une chance à Honda. Contrat record d’un côté, saison catastrophique de l’autre : chez Aston Martin, la confiance semble avoir une valeur que le classement ne mesure pas encore.

Alonso croit encore en Honda; la piste attend des preuves.
Un salaire XXL, des résultats minuscules
Mundo Deportivo affirme que cet accord serait le plus lucratif de la carrière d’Alonso, devant son précédent contrat chez McLaren-Honda. Le média estime son salaire à près de 40 millions d’euros par an, tout en précisant que le montant exact reste confidentiel. Aston Martin n’a confirmé ni cette somme ni les détails financiers de la prolongation : il s’agit donc d’une information de presse, pas d’un chiffre officiel.
Le contraste avec la saison actuelle est saisissant. Après quinze manches, Aston Martin ne compte que trois points, tous inscrits par Alonso, et occupe la dixième place du championnat constructeurs. Le pilote de 45 ans continue de tirer le maximum d’une voiture en difficulté, mais le talent ne transforme pas encore l’AMR26 en machine à points.
Aston Martin ne miserait donc pas seulement sur les résultats immédiats. L’équipe compte aussi sur l’expérience d’Alonso, ses retours techniques et son rôle dans le développement de la monoplace. Mundo Deportivo présente le double champion comme un élément central du projet, aux côtés d’Adrian Newey et de Honda. Une promesse qui repose toutefois sur une condition : il faudra que la voiture progresse, car le classement actuel ne donne pas beaucoup de raisons de sortir le champagne.
Alonso n’a pas enterré Honda
À Sepang, Alonso a expliqué pourquoi il acceptait de poursuivre malgré les doutes sur les performances de l’équipe. Il reconnaît que rien ne garantit que 2027 sera plus agréable au volant, mais il reste convaincu de pouvoir encore se battre. Surtout, il estime que Honda doit avoir le temps de corriger le tir :
« Honda mérite une chance », a-t-il déclaré. Il ne défend donc pas aveuglément le moteur actuel ; il demande à voir ce que le travail et les changements à venir peuvent produire
La réglementation évoluera en 2027 : la FIA a prévu une hausse de la puissance du moteur thermique et une réduction de la puissance déployée par le système électrique. Ces ajustements doivent notamment répondre aux difficultés de gestion de l’énergie apparues avec les règles actuelles. Pour Honda, ce nouvel équilibre peut ouvrir une fenêtre de progression, sans garantir que le retard sera comblé.
Alonso mise aussi sur sa capacité à s’adapter. Il a connu les moteurs V10, les V8 et les V6, plusieurs générations de pneus et des changements majeurs de règlement.
« J’adore les défis », résume-t-il. Il affirme vouloir « trouver les limites de ce qui est possible », une formule qui ressemble à une déclaration de motivation autant qu’à un avertissement : il n’a pas l’intention de traverser 2027 en simple figurant.
Une confiance à l’épreuve des faits
La continuité est, elle, officielle : Alonso et Lance Stroll resteront les pilotes d’Aston Martin en 2027. Reuters rapporte que l’accord d’Alonso s’est conclu après une conversation de cinq minutes avec Lawrence Stroll. Le pilote explique que « nous voulions tous les deux continuer » : une négociation rapide, malgré une saison qui aurait pu donner matière à bien des discussions.
La prolongation ne garantit ni que Honda résoudra ses problèmes ni que l’AMR27 jouera les premiers rôles. Elle donne simplement à Aston Martin une saison de plus avec un pilote qui connaît la maison et croit encore au potentiel du projet.
Près de 40 millions d’euros par an, si l’estimation se confirme, pour rester dans une équipe qui ne marque presque pas : le pari est considérable. Alonso, lui, préfère attendre les actes. Combien de temps cette confiance résistera-t-elle si les résultats restent au point mort ?









