En tête du championnat d’Italie avec 41 points d’avance et auteur de quelques coups d’éclat en championnat du monde Junior FIM CEV, la Moto3 TM a profité du Grand Prix de San Marino pour venir s’étalonner face aux géants Honda et KTM.

L’occasion pour nous de découvrir une moto d’excellente facture, largement inspirée de la Honda et de son cylindres incliné en arrière. On y trouve même, par exemple, des capteurs de température de pneu arrière…

Les matériaux, les composants et la finition semblent tout à fait au niveau du championnat du monde pour cette moto imaginée il y a 5 ans par la petite entreprise TM né en 1976 à Pesaro qui a commencé par en concevoir le moteur.

Aujourd’hui, TM, surtout connu pour ses succès en tout-terrains, en fabrique aussi le châssis. La 8e place de Kevin Zannoni lors de la FP2 témoigne de la compétitivité de la moto réglée par Guido Cecchini, l’ancien responsable technique d’Hiroshi Aoyama en 2009.

TM possède les avantages et les inconvénients d’une petite entreprise à taille humaine : si la réactivité dans la conception et la réalisation des pièces est au rendez-vous, il sera techniquement et financièrement beaucoup plus difficile, comme l’exige le règlement du championnat du monde, de pouvoir fournir 6 motos à d’éventuels acquéreurs.

Du coup, Mattia Serafini, l’actuel team manager, n’est pas encore persuadé que la suite de l’aventure passera par une arrivée officielle en championnat du monde : «Le projet ira certainement de l’avant,tant en CIV qu’en CEV. Le mondial est une idée, disons qu’il y a 50% de chance d’être parmi les partants au départ du championnat du monde 2019 ».

Qualifié 18e, Kevin Zannoni a rapidement chuté aux courses et n’a pas pu concrétiser le travail réalisé à quelques kilomètres du circuit par une poignée de passionnés italiens qui sont déjà quasiment au niveau des bureaux d’ingénieries japonais et autrichiens…

Bravo à eux !

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