Par son PDG s’occupant de la compétition, Aprilia reste loyal et fidèle envers son pilote Andrea Iannone pourtant dans le tourment d’une sulfureuse affaire de contrôle antidopage positif. C’est tout à l’honneur du constructeur. Mais c’est aussi une conviction, car les arguments avancés par le pilote pour sa défense auraient dû lui valoir un acquittement depuis longtemps. Or cela va faire un an qu’il subit les affres d’une suspension qui l’empêche d’arpenter la moindre piste homologué FIM avec une moto. Son appel a été étudié devant le Tas le 15 octobre avec, pour issue, une attente qui devra se prolonger encore un mois pour connaître l’épilogue d’une procédure où la notion de justice reste floue…

Aprilia ne lâche pas son pilote et le constructeur le montre. Massimo Rivola, PDG d’Aprilia Racing, a ainsi accompagné l’accusé à Lausanne devant le Tas qui doit se prononcer sur son appel formulé à l‘encontre d’une suspension de 18 mois devant l’amener jusqu’en juin 2021. Nous arrivons bientôt en novembre, ce qui veut dire qu’il subit déjà cette peine depuis quasiment un an… Et ce sera effectivement le cas lorsque le verdict tombera !

Après les 12 heures d’audience au Tas de Lausanne, Rivola espérait une décision plus rapide, notamment au regard des arguments avancés par la défense. Rivola s’est dit déconcerté mais de plus en plus convaincu qu’être du côté du pilote des Abruzzes était la bonne chose. Voici ce qu’il a dit.

« Avec la décision de prononcer la peine à la mi-novembre, cela fera 11 mois et c’est déjà absurde. J’espère que ça restera comme ça. Nous sommes en réunion depuis 12 heures et je ne sais pas comment tout s’est passé. Je ne peux pas donner de détails maintenant mais je le ferai. Deux cas d’acquittement sensationnels ont été présentés à travers l’examen des cheveux de deux athlètes, un canadien et un américain, acquittés sans avoir porté trop d’arguments, mais l’avocat de Wada a déclaré que deux mauvais verdicts du TAS ne font pas une peine juste ».

« Nous sommes convaincus qu’être du côté du pilote était la bonne chose »

« Je ne sais pas si c’est quelque chose qui peut être dit au tribunal, c’est absurde. La condamnation à la mi-novembre est préjudiciable à Aprilia mais nous sommes de plus en plus convaincus qu’être du côté du pilote était la bonne chose. Il y a des scientifiques, dont un qui lutte contre le dopage depuis 35 ans qui a décidé de défendre Iannone après avoir lu les journaux. J’espère que justice sera faite, je suis déconcerté. Nous avons apporté des arguments accablants de notre côté, tandis que Wada est venu parler de rien. D’un point de vue sportif, j’espère que Crutchlow ou Dovizioso pourront attendre s’ils veulent venir ».

Des propos édifiants qui posent question sur ce qui se passe en ce moment dans le milieu de la justice sportive. Une situation qui touche aussi Aleix Espargaró qui a commenté : « cela a été une journée difficile pour Rivola et Andrea Iannone, près de 12 heures de discussion, je suis sûr qu’Andrea souffre beaucoup et j’espère qu’il pourra revenir bientôt aussi parce qu’en ce moment le développement est très difficile avec une saison avec des courses très serrées. Et les tests en course sont presque impossibles. J’ai hâte de rouler sur la moto 2021, qui semble prometteuse. De nombreux nouveaux ingénieurs sont arrivés et j’aimerais tester la RS-GP avec le nouveau moteur, nous le ferons en novembre à Jerez ».



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