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Voilà un avis qui vient d’Aleix Espargaró et qui va à contre-courant de ceux donnés jusque-là par ses collègues sur un sujet sensible. Ainsi, de nombreuses sanctions ont été infligées aux pilotes de toutes les catégories lors du dernier Grand Prix du Portugal, ouvrant à nouveau le débat sur le discernement des officiels. Un procès qui ne rallie cependant pas tout le monde si l’on en juge par la prise de position de l’officiel Aprilia. Elle est courageuse, car minoritaire parmi ceux qui se sont exprimés sur les punitions données à Portimao…

Le débat sur les pénalités infligées aux pilotes dépossédés de leur meilleure performance à un moment clé de leur meeting n’est pas nouveau, mais il a repris de la vigueur lors du dernier Grand Prix du Portugal avec deux décisions prises à l’encontre de Pecco Bagnaia et de Maverick Viñales.

Ce dernier a été excédé de se voir enlevé sa meilleure performance lors de la Q2 à cause d’un passage dans la partie verte interdite de la piste de Portimao. Un fait quasiment invisible à l’œil nu, mais révélé par des capteurs. Au bilan, une douzième place sur la grille de départ, une onzième position à l’arrivée. Sans parler de la suppression du compte twitter, en raison de commentaires qu’il a estimé inappropriés.

Pour Bagnaia, il s’est agi des drapeaux jaunes sortis alors qu’il était en plein effort. C’est sur ce cas qu’Aleix Espargaró s’exprime, sachant que cela s’est produit deux fois dans les quinze minutes de la Q2 pour l‘Italien, qui a donc pâti des chutes de Zarco puis d’Oliveira. L’officiel Ducati a juré ne pas avoir vu la signalisation tout en demandant indulgence et discernement à l’avenir au moment de cet exercice si court et si précieux qu’est cette Q2.

Aleix Espargaró : « les commissaires peuvent également être tués »

Une position que rejette Aleix Espargaró. A tel point d’ailleurs que l’Espagnol estime même que les officiels sont encore trop gentils… Il dit : « je suis désolé, mais les règles sont des règles. Je ne peux pas entrer dans la tête de Pecco et je lui fais confiance quand il dit qu’il n’a pas vu le drapeau ».

Aleix continue : « je suis tombé dans le virage 11 vendredi et de nombreux pilotes ont coupé les gaz à cet endroit. Mais Pecco est venu vite et a chuté dans le bac à gravier au moment où j’étais couché là et quand les commissaires étaient avec moi ». Espargaró estime : « si quelqu’un est au sol et qu’un autre pilote tombe juste à ce moment-là, les commissaires peuvent également être tués ».

L’aîné des deux frères Espargaró, qui occupe actuellement une solide sixième place au championnat précise sur Speedweek : « les commissaires FIM devraient être encore plus stricts. Je suis désolé pour les gars qui ont perdu la pole. Mais dites-moi ce que les officiels et Dorna peuvent faire d’autre ? Vous avez plus de drapeaux jaunes que jamais. Nous avons des drapeaux jaunes sur l’écran et des messages radio. Oui, pour moi, les responsables devraient être encore plus stricts dans de tels cas ». On rappellera que Bagnaia a fini second du dernier Grand Prix du Portugal, bien que parti onzième.

Aleix Espargaró Portugal

 

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