En remportant le Grand Prix d’Italie, Jorge Lorenzo a changé la donne. D’abord, il ne compte plus à présent qu’une seule victoire transalpine dans la catégorie reine pour arriver à la hauteur d’un certain Valentino Rossi. Ensuite, en triomphant sur une Ducati qui l’a sevré de succès durant toute la campagne 2017, il a redressé sa côte malmenée depuis son départ de chez Yamaha. Mais pas que. Il a aussi mis dans l’embarras le patron de Ducati qui l’avait déjà passé par pertes et profits…

Une situation cocasse, mais on n’arrive pas à ce niveau de responsabilité sans avoir un certain talent dans la communication doublé d’une nature de contorsionniste. Le fameux « goût amer » que Por Fuera lui laissait selon son propre aveu avant le revirement toscan est à présent un goût de cendre. De quoi se faire discret ? Pensez donc !

Au contraire. Sur Speedweek, Claudio Domenicali déclare : « Jorge est un grand champion. Nous savions que tôt ou tard, nous célébrerions un grand succès avec lui. Ses commentaires et son expérience nous ont aidé dans le développement de la Desmosedici. Je pense que non seulement nous allons pouvoir avoir d’autres victoires, mais je pense même qu’il peut se battre pour le titre 2018 ».

Sans sourciller, il insiste : « n’oublions pas que nous ne sommes qu’au premier tiers de la saison. Tout est encore absolument ouvert. Nous sommes curieux de savoir ce qui va se passer avec Lorenzo et Dovi ». Avec pas moins de 54 points à remonter, nous aussi. Et on étendra cette curiosité à Marc Márquez, dans le cas d’une confrontation directe entre les futurs équipiers.



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