Moto GP
Publié le 29 octobre 2026 • 13:30 par Nicolas Pascual

MotoGP, Joan Mir révèle ENFIN ce qui l’écartait des circuits : « C’était extrême »

Victime d'une étrange maladie qui touchait sa vue, le pilote Honda sort du silence avant le rendez-vous de Sepang, où Marini fera aussi son retour.

Mir

Le mystère qui entourait l’éloignement des circuits du champion du monde 2020 est enfin levé. Absent depuis de nombreuses semaines sans la moindre explication officielle, Joan Mir a brisé le silence dans le paddock de Sepang. Longtemps tenu secret, le mal qui l’accablait touchait directement sa vision et sa condition physique générale. Une période d’incertitude extrême pour l’Espagnol, qui effectue son grand retour à la compétition lors du Grand Prix de Malaisie, tout comme son coéquipier Luca Marini, lui aussi rétabli après un coup de chaud infectieux qui l’avait privé de rouler en Australie.

Des symptômes effrayants et une guérison portée par le Dr Charte

Pour le Majorquin, cette mise à l’écart forcée a représenté l’une des épreuves les plus éprouvantes de sa carrière sportive, les médecins peinant à identifier la cause exacte de sa baisse de forme brutale. Incapable de récupérer son niveau d’énergie habituel et perturbé par des problèmes oculaires incompatibles avec le pilotage d’un prototype de pointe, l’Espagnol a enfin trouvé la délivrance grâce au staff médical de la catégorie reine : « Ce fut une période difficile, avec des interrogations en moi, car, tout simplement, j’ai dû m’arrêter à cause de problèmes de vision et de fatigue, mais c’était assez extrême. J’avais l’impression de ne pas pouvoir me rétablir jour après jour, jusqu’à ce que nous fassions un traitement avec le Dr Charte et que je puisse immédiatement constater une amélioration. Et nous avons aussi beaucoup travaillé à la maison pour essayer d’y parvenir. Je suis tellement heureux d’être de retour, car comme vous pouvez l’imaginer, j’avais beaucoup d’incertitudes à ce moment-là quant à ce qui allait se passer. Mais le fait d’être ici et de pouvoir vraiment répondre à ces questions est tellement important. » confiait-il pour DAZN.

L’angoisse d’un mal invisible face aux blessures osseuses habituelles

Habitué comme l’ensemble du peloton à gérer les fractures et la rééducation physique traditionnelle, le pilote ibérique a dû composer avec l’absence totale de calendrier de rétablissement. Une situation psychologique déstabilisante où la patience restait sa seule arme : « Oui, c’était très, très étrange. Ce n’était pas comme lorsqu’on se casse un os et qu’on sait plus ou moins combien de temps il faudra pour guérir. Et cette fois-ci, avec mes problèmes de vision et cette fatigue, c’était vraiment très difficile de comprendre quand j’allais pouvoir revenir. Quand ? C’est la première question que l’on se pose lorsqu’on est blessé. Et dans ce cas précis, ce n’était pas comme ça. Il s’agissait plutôt de temps, de patience et d’être sûr à 100 % de vouloir y retourner. »

Des doutes à lever dès les premiers essais de Sepang pour Joan Mir

Même si le feu vert médical a été accordé par la Direction de Course, le plus dur reste à faire pour l’Espagnol, qui s’apprête à retrouver l’intensité étouffante du tracé tropical malaisien. Tout l’enjeu sera de valider sur la moto les progrès constatés ces derniers jours à l’entraînement, alors que le clan Honda retrouve enfin un effectif complet avec la présence simultanée de Luca Marini : « Et puis demain, on verra comment je me sens. J’ai encore quelques interrogations, mais je me sens bien. C’est le plus important. » Des réponses concrètes sont attendues dès la première séance d’essais libres au guidon.

Pensez-vous que Joan Mir parviendra à retrouver son meilleur niveau dès ce week-end en Malaisie ? Dites-le-nous en commentaires !

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Photo : Instagram Joan Mir

Photo de couverture : Insatgram Joan Mir

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