Après avoir réalisé une remontée spectaculaire au championnat avant la pause estivale, Marc Marquez n’a pas vraiment pris de vacances. Le pilote Ducati Lenovo a consacré l’essentiel de son été à un objectif très précis : retrouver la force de son bras et de son épaule droits, qu’il considère encore comme son principal handicap dans la course au titre MotoGP 2026.
Revenu à seulement 18 points du leader après avoir comblé un retard de 102 unités en quatre Grands Prix, le champion du monde en titre estime que sa moto, son équipe et son état d’esprit sont désormais au niveau. Reste un dernier obstacle : son physique.
À l’issue de son doublé au Sachsenring, Marquez avait déjà annoncé la couleur. « La moto fonctionne, l’équipe aussi, et mon mental est au top. Je dois travailler sur ma condition physique pour essayer de progresser cet été. Mes vacances seront plus courtes. »
Pour le pilote de Cervera, le diagnostic sur crash.net est simple. « Le bras droit. C’est le seul point que je dois améliorer. » Son objectif est désormais de retrouver une masse musculaire perdue après ses nombreuses opérations.
« Je vais essayer de travailler dur pour réveiller quelques muscles qui dorment. Si nous y parvenons, nous pourrons alors tenter de remporter le championnat dans cette deuxième partie de saison. »

Marc Marquez et la révélation de ses fréquences cardiaques
Si les douleurs et les problèmes neurologiques appartiennent désormais au passé, Marquez reconnaît que son organisme continue de compenser le manque de puissance de son bras droit.
« Heureusement, je n’ai plus d’engourdissements après l’opération visant à soulager la compression du nerf radial. Je n’ai plus de douleurs. Je ressens juste un manque de force, un manque de muscles. » Cette faiblesse oblige le reste de son corps à fournir un effort supplémentaire. « Je compense avec d’autres parties de mon corps, donc c’est une fatigue générale. »
Le pilote Ducati a d’ailleurs identifié un indicateur particulièrement parlant de cette compensation permanente : sa fréquence cardiaque. « Elle est plus élevée que jamais depuis mon retour de blessure lorsque je suis en course. » À l’inverse, son rythme cardiaque au repos n’a jamais été aussi bas. « À la maison, elle est plus basse que jamais. Cela signifie que lorsque je pilote, je compense par d’autres moyens ce qui me manque au niveau du bras droit. »
Autrement dit, son système cardiovasculaire travaille davantage pour pallier un déficit musculaire qui subsiste malgré les progrès réalisés depuis son opération.
La reprise du championnat à Silverstone constituera un premier véritable test. Au-delà du résultat, les sensations physiques de Marc Marquez permettront de mesurer l’efficacité du travail effectué pendant cette pause estivale. Si le pilote espagnol parvient à retrouver une partie de la force perdue dans son bras droit, il abordera les onze derniers Grands Prix avec un handicap physique enfin réduit.
Avec seulement 18 points de retard au championnat, chaque gain, même minime, pourrait désormais faire la différence dans la lutte pour un nouveau titre mondial.
Ce qui frappe dans les déclarations de Marc Marquez, c’est qu’il ne cherche plus à masquer sa situation physique. Pendant plusieurs années, il parlait surtout de douleur ou de récupération. Désormais, le problème est beaucoup plus précis : il ne souffre plus, mais il lui manque encore de la force. C’est une différence fondamentale. La douleur limite, alors qu’un déficit musculaire peut, au moins en partie, être corrigé par un travail spécifique.
C’est également une excellente nouvelle pour Ducati. Si Marquez a réussi à revenir à seulement 18 points de la tête du championnat avec un bras qu’il juge encore imparfait, cela signifie qu’il dispose probablement encore d’une marge de progression. Dans une deuxième moitié de saison où les écarts devraient être infimes, quelques pourcents de force retrouvée pourraient se traduire par davantage de constance en fin de course, là où les titres se jouent souvent.










