Chez Suzuki, la rentrée en Autriche devrait être celle de la découverte si l’on en juge par les propos du chef de projet MotoGP Shinichi Sahara. Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce n’est qu’en ouvrant les caisses en Styrie que Joan Mir, Alex Rins et consorts découvriront l’état d’évolution de leur GSX-RR. Un sujet sensible car l’état-major d’Hamamatsu avait été clairement critiqué pour leur inertie par les troupes sur le théâtre d’opération…

La rentrée approche et avec elle la seconde mi-temps de la saison. Une période de jeu où Joan Mir va avoir besoin de toutes les armes que l’usine Suzuki pourra lui offrir pour garder intact ses chances de jouer encore la couronne. Si, déjà, le Champion du Monde en titre pouvait avoir une moto au même niveau que celle des autres, il pourrait gratter en moyenne trois dixièmes au tour, une perte évaluée du fait d’un « holeshot device » toujours incomplet… Mais l’équipier d’un Alex Rins qui, lui, devra refaire sa réputation après neuf Grands Prix pour le moins compliqués, ne saura qu’en Styrie de quoi sa GSX-RR sera faite.

Ainsi, Shinichi Sahara, le chef de projet fait cette révélation sur motogp.com : « nos ingénieurs travaillent dur pour combler l’écart, ou plutôt pour développer de nouvelles mises à jour. Nous espérons avoir des nouvelles de la GSX-RR dès que possible ». Le Japonais ajoute : « les chiffres que nous voyons en ce moment ne reflètent pas notre véritable potentiel. Dans l’ensemble, nous nous sommes améliorés, mais nos rivaux ont certainement fait de même, donc ce n’est pas facile de maintenir un certain niveau ».

Suzuki

Suzuki n’a pas intérêt à décevoir ses pilotes quand Yamaha cherche les siens

Le Japonais en profite pour ménager son duo de pilotes : « Joan Mir a montré une bonne régularité et une bonne vitesse, mais il a connu des épisodes malheureux en qualifications ». Il termine sur Alex Rins : « il a chuté plusieurs fois, mais toujours lorsqu’il était dans le groupe de tête. C’est dommage, mais il a montré qu’il avait la vitesse et la capacité de se battre pour le podium ou pour la victoire. Pour la deuxième partie de saison il sera à nouveau en forme, donc 100% compétitif ».

Dans une conjoncture où Yamaha cherchera désespérément possiblement deux pilotes, et où il semble facile de mettre prématurément fin à son contrat, Suzuki a tout intérêt à ne pas décevoir ses pilotes…

Sahara le rappelle, dans la vie, il ne faut compter que sur soi



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