Cette année, Johann Zarco sera encore au départ des 8 Heures de Suzuka, et ça m’emplit de joie. La classique japonaise continue d’attirer des superstars, et j’aime cette tradition. D’exploit en exploit, Zarco continue de marquer son époque et c’est loin d’être fini.
Un championnat que je vous invite à regarder
Je profite de cet article pour vous parler du Championnat du monde d’endurance motocycliste, l’EWC. Franchement, j’adore cette compétition et plus particulièrement les 24 Heures Motos, étant, avant tout, fan de la version automobile de la classique mancelle. Contrairement aux 24 Heures du Mans, le double tour d’horloge sur deux roues n’est pas la plus grande épreuve d’endurance au monde – même si elle est géniale –, non, ce titre revient aux 8 Heures de Suzuka.

Johann Zarco aux 8 Heures de Suzuka en 2024.
Comme les 24 Heures Motos, la course date de 1978. Mais le circuit emprunté et les constructeurs engagés ont fait de ce rendez-vous un véritable monument, couru par les plus grands. En effet, Yamaha, Suzuki, Honda et Kawasaki se disputent ardemment l’honneur de triompher sur le sol nippon. Pour mener à bien cette mission, ils n’hésitent pas à engager des pilotes exceptionnels pour l’occasion ; Valentino Rossi, Eddie Lawson, Jonathan Rea, Wayne Rainey, et j’en passe. Johann Zarco, donc, représentera fièrement le HRC au Japon début juillet.
Il aura fort à faire face au YART, fier représentant de Yamaha, qui a triomphé des 24 Heures Motos. BMW, qui a frôlé le titre mondial l’an passé, sera aussi à surveiller, même si les Japonais sont invaincus sur leurs terres. Certes, ça peut représenter une sorte d’obligation contractuelle, et Luca Marini, par exemple, s’est lourdement blessé lors des essais pour les 8 Heures l’année dernière. On se dit qu’il s’en serait bien passé. Mais Zarco, déjà deux fois vainqueur en deux apparitions, semble vraiment prendre à cœur ce challenge. Je le verrais bien disputer les 24 Heures Motos et le Bol d’Or, deux autres courses mythiques, une fois qu’il aura pris sa retraite du MotoGP.
Personnellement, je trouve que ça ajoute une ligne très importante à son palmarès ; ainsi, ça épaissit sa légende. Zarco est comme un amoureux de la course avant tout, et je crois que c’est cette pureté d’âme qui lui vaut un tel succès auprès des fans français.

Il ne faut pas sous-estimer ces deux victoires consécutives en 2024-2025.
Johann Zarco a-t-il une place parmi les plus grands ?
Je me permets une digression concernant l’héritage qu’il va laisser. Peut-il être dans la discussion du meilleur pilote moto français de tous les temps ? Eh bien, je crois que oui. Il y a plusieurs années, en 2020 de mémoire, j’avais fait un top des représentants de l’hexagone sur les circuits. J’avais placé Christian Sarron premier, devant Zarco. Mais depuis, bien des choses ont changé.
Mon respect pour Sarron est immense, mais je me dois de faire passer Quartararo devant lui en raison du titre mondial MotoGP. Après tout, c’est la récompense ultime. D’autant plus qu’« El Diablo » a marqué et marque encore son époque, notamment grâce à son personnage, très charismatique lui aussi. Certes, il n’est plus dans le coup depuis la mi 2022 et a eu des torts, mais je crois que sa place est assez indéboulonnable pour l’instant.
Le débat pour la deuxième place est plus intéressant. Et là, je mets Johann Zarco. En plus d’être double champion du monde Moto2, il s’est imposé deux fois en MotoGP. Certes, les deux victoires étaient plutôt circonstancielles, mais au moins, elles avaient le mérite d’être magnifiques, historiques pour celle du Mans l’année dernière. À noter qu’il s’est imposé pour deux constructeurs différents en catégorie reine, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Si l’on ajoute à cela ses deux victoires aux 8 Heures de Suzuka – pour l’instant ! – et ses autres performances majeures en MotoGP, son dossier se tient. Sa longévité est également à prendre en compte, puisque si l’on excepte des périodes ponctuelles et relativement courtes par rapport à d’autres, Zarco a été performant en MotoGP dès son arrivée en 2017 jusqu’à nos jours. Christian Sarron aussi a brillé en endurance, avec, notamment, une victoire au Bol d’Or 1994, et ses saisons 1985, 1988 et 1989 mériteraient plusieurs articles. Mais tel est mon choix.
Je suis très curieux de savoir ce que vous pensez de la participation de Johann aux 8 Heures de Suzuka, et si ce genre d’événements vous font le classer, comme moi, au deuxième rang des plus grands pilotes français de tous les temps. Dites-le-moi en commentaires !

Ça lui fera enchaîner quatre week-ends en plein été ! Photo : Michelin Motorsport
Photo de couverture : Michelin Motorsport































