George Russell avance sur une ligne de crête : défendre l’institution, sans nier l’impact d’un possible départ de Max Verstappen. Et ses mots, cette fois, ne laissent aucune place au doute.

Russell : un message fort… nuancé par le respect
Interrogé sur l’avenir de Max Verstappen, George Russell a d’abord posé un principe limpide : « La Formule 1 est plus importante que n’importe quel pilote. »
Une déclaration lourde de sens, dans un contexte où le quadruple champion du monde réfléchit sérieusement à son futur.
Mais Russell a immédiatement tempéré : « On ne voudrait pas perdre Max, car je pense que nous aimons tous courir contre lui et cela fait partie intégrante de la Formule 1. »
Clair, net : l’homme ne fait pas la discipline… mais certains la subliment.
2026, saison de fracture
Le malaise de Verstappen ne sort pas de nulle part. Les règles 2026, très axées sur la gestion énergétique, ont profondément changé le ressenti au volant. Une évolution que le pilote de Red Bull Racing vit mal, dans un contexte sportif en plus délicat.
Russell, lui, se souvient que chaque génération a ses défauts : « Je n’aimais pas conduire la voiture de 2022, elle tanguait et rebondissait, provoquant des maux de dos chez tout le monde. »
Avant de glisser, sans détour : « Mais il ne se plaignait pas de la même chose car il gagnait. »
Une phrase qui résume tout : la perception change avec les résultats.
Deux visions, deux moments de carrière
Chez Mercedes, Russell joue désormais le titre. Une dynamique opposée à celle de Verstappen, qui, lui, estime avoir “coché toutes les cases”.
Le Britannique comprend ce basculement : « Il a réalisé le rêve de la plupart des pilotes : remporter un championnat. Il en a déjà quatre… à un moment donné, on a envie de faire ce qui nous fait plaisir. »
Et il enfonce le clou : « Il est à un stade très différent de sa carrière… vous comprendriez s’il restait et vous comprendriez s’il partait. »
Le Nürburgring comme nouvel horizon
Ce “plaisir”, Verstappen semble le retrouver ailleurs. Notamment sur la Nordschleife, où il s’engage en GT3. Une échappatoire que Russell envie lui aussi :
« J’ai effectué des centaines de tours du Nordschleife sur simulateur et j’adorerais avoir la chance d’y courir. »
Mais lui reste focalisé : « Mon objectif actuel est de devenir champion du monde de Formule 1. »
Une conclusion sans hypocrisie
Russell ne juge pas, il constate. Et s’il devait résumer la situation en une phrase implicite : la F1 survivra sans Verstappen… mais elle ne sera plus tout à fait la même.































