F1
Publié le 6 juillet 2026 • 03:15 par Oléna Champlain

F1 – Silverstone : Mercedes capitule : Antonelli perd des points, Russell relance la course au championnat

Mercedes renonce à faire appel de la pénalité d'Antonelli, permettant à Russell de se rapprocher au championnat.

Le Grand Prix de Grande-Bretagne continue de redistribuer les cartes du championnat. En renonçant à contester la pénalité infligée à Kimi Antonelli, Mercedes entérine la perte de deux points de son pilote et permet à George Russell de réduire encore l’écart au classement. L’écurie préfère désormais concentrer ses efforts sur les inquiétants problèmes de fiabilité de la W17.

Mercedes abandonne toute contestation

L’écurie allemande avait étudié la possibilité de demander une révision de la décision, mais elle a finalement estimé ne pas disposer de nouveaux éléments suffisamment solides pour convaincre les commissaires. Le pilote italien conserve donc sa neuvième place et perd deux précieux points dans la lutte pour le championnat.

Russell profite de l’abandon d’Antonelli dans la course au titre

En conservant la pénalité infligée à Kimi Antonelli, Mercedes voit également son pilote perdre deux points précieux dans la lutte pour le championnat.

Cette sanction, ajoutée à son abandon technique alors qu’il se battait pour la victoire, permet à George Russell de réduire encore son retard au classement des pilotes. Après avoir longtemps subi les coups du sort en début de saison, le Britannique revient désormais à portée de son jeune coéquipier et relance complètement le duel interne chez Mercedes. La décision de ne pas faire appel signifie que cet écart restera inchangé avant le Grand Prix de Belgique, offrant à Russell une occasion en or de poursuivre sa remontée.

Une sanction qui fait débat

L’incident est survenu alors qu’Antonelli composait avec une monoplace endommagée. Victime d’un problème au niveau d’un élément situé autour du bouclier de roue avant, la W17 était devenue extrêmement difficile à diriger. Malgré ces circonstances, les commissaires ont considéré que la sortie de piste à Brooklands ne pouvait être justifiée. Dans leur décision, ils rappellent que le règlement prévoit automatiquement une pénalité de cinq secondes à partir de la quatrième infraction aux limites de piste.

« Le problème mécanique a été reconnu, mais il ne constituait pas une raison valable pour quitter la piste. »

Wolff comprend… sans être convaincu

Toto Wolff admet que la FIA se trouve dans une position délicate lorsqu’il s’agit d’évaluer l’impact réel d’un problème mécanique sur le comportement d’une monoplace.

« Il est très difficile de déterminer à partir de quel moment une voiture est suffisamment endommagée pour justifier ce type de situation. »

Le directeur de Mercedes explique que ce n’est pas l’ensemble de la voiture qui était défaillant, mais un élément qui empêchait simplement Antonelli de braquer normalement. Le pilote italien, lui, préfère accepter la décision.

« Les règles sont les règles. J’ai fait tout mon possible pour rester dans les limites de la piste, mais je dois accepter cette pénalité. »

La vraie inquiétude est ailleurs

Au-delà des deux points perdus, Mercedes s’inquiète surtout d’un problème technique dont l’origine reste inconnue. La W17 va être entièrement démontée à Brackley afin de comprendre pourquoi cet élément s’est bloqué et comment il a pu provoquer une perte aussi importante de contrôle.

Pour Toto Wolff, cette nouvelle panne confirme une tendance préoccupante.

« Nous avons connu trop d’abandons cette saison. La fiabilité reste notre principal problème. »

En renonçant à toute procédure auprès de la FIA, Mercedes choisit de tourner rapidement la page de la polémique. L’urgence est ailleurs : comprendre pourquoi la W17 accumule les problèmes de fiabilité alors qu’elle possède le rythme pour gagner.

La pénalité d’Antonelli ne coûte pas seulement deux points : elle permet aussi à George Russell de revenir un peu plus dans la lutte pour le championnat, resserrant encore la bataille interne chez Mercedes avant Spa-Francorchamps. Pour l’écurie de Brackley, il devient désormais impératif de transformer sa vitesse en résultats si elle veut conserver son avantage dans la course aux deux titres.