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Maio Meregalli Yamaha

Il y a ce que disent les dirigeants… et ce que raconte la piste. Et en ce moment, chez Yamaha, les deux versions ne coïncident pas vraiment. D’un côté, Massimo Meregalli assure que tout va bien. Que les pilotes restent motivés. Que le travail continue. De l’autre, les faits sont têtus : des départs actés, une moto en difficulté, et des pilotes déjà tournés vers 2027… Massimo Meregalli, le directeur de l’équipe officielle Yamaha, tient un discours très corporate à Jerez : selon lui, les annonces de transferts pour 2027 n’affectent pas la motivation des pilotes. Il assure que tout le monde reste professionnel et donne son maximum jusqu’à la fin de la saison.

La motivation est intacte”… vraiment ? Le discours est propre, maîtrisé, presque académique : « les pilotes sont des professionnels… ils donnent toujours le maximum. » Difficile de dire le contraire publiquement. Mais dans la réalité, Fabio Quartararo sait qu’il part. Alex Rins aussi. Et pas dans six mois : dans sept courses, la page sera tournée.

Dans ces conditions, la motivation ne disparaît pas. Elle change. Elle devient individuelle. Plus stratégique. Moins collective. Le vrai message de Meregalli est ailleurs. Quand il parle de « nouveaux matériaux », de tests, d’anticipation… il ne parle pas de 2026. Il parle de demain.

Avec l’arrivée probable de Jorge Martin et d’Ai Ogura, Yamaha prépare déjà sa nouvelle ère. Celle des 850 cc. Et dans ce contexte, la saison actuelle ressemble de plus en plus à une transition… longue et douloureuse.

L’équipe est coupée en deux rendant le discours officiel fragile. D’un côté une direction tournée vers 2027, des développements à long terme et une nouvelle architecture moteur à comprendre.

De l’autre des pilotes qui quittent le projet, une moto difficile à exploiter et des résultats en berne.

Ce n’est pas un manque de motivation. C’est un manque d’alignement.

AugustoFernandez

Yamaha ne perd pas la motivation… mais le fil

L’engagement à Jerez d’Augusto Fernandez en wild-card n’est pas anodin. Officiellement, il aide au développement. En réalité, il incarne déjà la suite : un pilote tourné vers les essais, vers les données, vers la future moto. Encore une fois, le présent passe après le futur.

Meregalli n’a pas tort. Les pilotes sont des professionnels. Ils continueront à se battre. Ils ne lâcheront pas. Mais la vraie question n’est pas là. La question, c’est de savoir si Yamaha est encore pleinement engagé dans cette saison.

Et à voir la direction prise, les discours, et surtout les résultats, la réponse semble de plus en plus évidente : Yamaha n’abandonne pas 2026. Mais Yamaha pense déjà à autre chose. Il est difficile de partager l’optimisme de Meregalli quand on regarde le fond de la grille.

Le discours de Meregalli sur crash.net est celui d’un diplomate. Mais si Fabio Quartararo continue de pointer à la 20ème place, la « motivation » de l’équipe risque de se transformer en une longue et douloureuse agonie médiatique jusqu’à la finale de Valence.

Une question reste : à quel point les ingénieurs de Yamaha partagent-ils encore leurs secrets de développement avec Quartararo, sachant qu’il emmènera tout ce savoir chez le rival historique Honda dans quelques mois ?

Une seule chose est sûre : le test de lundi sera le véritable révélateur de la « motivation » dont parle Meregalli.

Fabio Quartararo devance Toprak Razgatioglu et Alex Rins, Grand Prix des États-Unis MotoGP 2026. Crédit : Gold and Goose.

 

 

 

 

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