Le Bol d’Or, finale du Championnat du monde d’Endurance 2026 au Circuit Paul Ricard sera l’ultime affrontement de l’année entre les équipes prétendantes à la couronne. Leader au classement, le YART Yamaha possède une avance précieuse, mais BMW, Yoshimura SERT Motul et plusieurs outsiders disposent encore d’arguments pour bouleverser la hiérarchie au terme des 24 heures de course.
YART sous pression, BMW en embuscade
Avec 112 points au compteur et 19 longueurs d’avance sur BMW, le YART Yamaha Official EWC Team arrive au Bol d’Or dans la position la plus confortable. L’équipe autrichienne a fait de la régularité sa principale force ces dernières années, et compte bien le prouver une fois de plus. Karel Hanika, Marvin Fritz et Leandro Mercado ont parfaitement lancé leur campagne avec une victoire éclatante aux 24 Heures Motos, conclue avec cinq tours d’avance. Deuxième à Spa et quatrième à Suzuka, elle a ensuite emmagasiné des points importants. D’autant que les deux premiers teams à l’arrivée de l’épreuve japonaise, n’étaient comme souvent pas des équipes engagées de manière permanente dans le championnat. Un bilan qui permet au YART d’aborder la dernière manche en leader, mais sans certitudes d’être titrée.
Le Bol d’Or distribuera encore 85 unités, alors que des points seront attribués en Qualifications, ainsi qu’à différents stades de la course. Les imprévus pourraient donc coûter cher. Car derrière, BMW Motorrad World Endurance Team se présente comme le rival le plus sérieux, et a soif de revanche. La machine allemande garde en mémoire la désillusion de 2025, lorsque le titre lui avait échappé à quelques minutes de l’arrivée après un problème technique. La saison de BMW aurait pu être meilleure sans les problèmes rencontrés lors de l’ouverture au Mans, mais l’équipage a ensuite montré sa capacité à jouer la victoire, notamment à Spa, puis à Suzuka avec un podium historique. Au Paul Ricard, la vitesse de pointe de la BMW pourrait devenir une arme majeure, à condition que la n°37 évite les incidents.
Yoshimura SERT Motul, troisième à 28 points du YART, conserve lui aussi un espoir de titre. La Suzuki GSX-R1000R n°12 n’a pas signé une première partie de saison parfaite – deuxième au Mans, quatrième à Spa puis sixième à Suzuka -, mais le team franco-japonais, vainqueur des trois dernières éditions du Bol d’Or, sait ce qu’exige la longue nuit du Castellet. Pour espérer renverser le classement, la Suzuki n°12 devra viser la victoire, mais aussi compter sur les difficultés de Yamaha et BMW.
Kawasaki et Honda pour semer le trouble au Bol d’Or ?
Derrière les trois candidats les plus sérieux au titre, Kawasaki Webike Trickstar se présentera avec une ambition différente. L’équipe japonaise est restée au contact des références sans se transcender cette saison, même avec une machine moins récente que certaines de ses concurrentes. Suzuka s’est avéré plus délicat, mais la fiabilité, l’expérience de l’équipage et une course sans erreur pourraient permettre à Kawasaki de conclure la saison sur une note forte. La victoire semble difficile à viser sur le papier, mais le Bol d’Or ne se résume jamais à la feuille des temps.
Le F.C.C. TSR Honda France aborde, de son côté, le rendez-vous varois sans pression comptable. La Honda CBR1000 RR-R n°5 a vécu une saison faite de malchance : une chute aux 24 Heures Motos, une casse moteur à Spa et une panne d’essence à Suzuka ont ruiné ses chances au championnat. Alan Techer, Corentin Perolari et John McPhee n’ont toutefois jamais cessé de démontrer leur potentiel. Honda ne peut plus viser le titre, mais dispose de la vitesse nécessaire pour viser un succès de prestige et conclure sa campagne 2026 sur un résultat à la hauteur de son ambition.

















