Le marché des pilotes 2027 semblait somnoler paisiblement. Rafael Câmara vient peut-être de lui verser un café bien serré. Le Brésilien serait désormais le grand favori pour rejoindre Haas la saison prochaine, au point que certaines sources présentent son arrivée comme presque acquise. Presque, toutefois, demeure le mot essentiel. Aucun contrat n’a encore été officiellement annoncé et Haas poursuit ses évaluations. Mais Câmara ne se trouve plus simplement sur une liste de jeunes talents prometteurs : il apparaît désormais comme un candidat très sérieux au baquet actuellement occupé par Esteban Ocon.
Le Brésilien Câmara se rapproche dangereusement du baquet.
À seulement 21 ans, Rafael Câmara, le pilote de la Ferrari Driver Academy possède plusieurs arguments difficiles à ignorer : un titre en Formule 3, une première saison convaincante en Formule 2 et surtout le soutien particulièrement appuyé de Maranello.
Chez Haas, le casting ressemble de moins en moins à une audition. Et de plus en plus à une passation de volant.
Ferrari pousse fort derrière son protégé
Frédéric Vasseur n’a jamais caché l’investissement consenti par Ferrari pour préparer Câmara à la Formule 1.
« Nous soutenons Rafael massivement. Il ne s’agit pas seulement d’un appui financier. Nous avons aussi beaucoup investi dans sa formation avec d’anciennes monoplaces », expliquait le patron de la Scuderia.
Ferrari souhaite voir son jeune pilote accéder rapidement à la catégorie reine et Haas représente une destination naturelle. L’écurie américaine utilise le moteur Ferrari et plusieurs composants conçus à Maranello. Elle aligne déjà Oliver Bearman, autre produit de l’académie italienne.
Placer Câmara à ses côtés offrirait donc à Ferrari une véritable succursale consacrée à ses jeunes pilotes. Pratique pour leur formation, un peu moins rassurant pour ceux qui occupent encore les sièges.
Vasseur avait même précisé que Haas, en sa qualité de partenaire, chercherait la meilleure manière d’amener le Brésilien en Formule 1 dès 2027. Un soutien qui dépasse les simples encouragements polis distribués dans le paddock.
Un baquet, plusieurs parrains et beaucoup de calculs
Câmara n’était pourtant pas seul dans la salle d’attente. Haas a organisé à Portimão un programme d’évaluation réunissant plusieurs candidats susceptibles d’épauler Bearman.
Leonardo Fornaroli possède l’appui de McLaren, tandis que Ryo Hirakawa bénéficie de celui de Toyota, devenu un partenaire technique important de Haas. Jack Doohan faisait également partie des pilotes évalués dans le cadre d’un essai distinct à Jerez.
Bearman était présent à Portimão pour fournir une référence chronométrique et technique. Haas ne comparait donc pas seulement des temps au tour : l’équipe observait aussi la qualité des retours, la capacité d’adaptation, la régularité, le risque d’erreur et, inévitablement, le poids financier et politique de chaque candidature.
Dans ce petit concours de parrains, Câmara arrive avec Ferrari derrière lui, Fornaroli avec McLaren et Hirakawa avec Toyota. Autrement dit, Haas ne recrute plus seulement un pilote. Elle choisit aussi quelle grande maison aura le droit de déposer ses valises un peu plus profondément dans le garage.
Esteban Ocon placé sous pression
Le fauteuil menacé serait celui d’Esteban Ocon. Le Français n’est pas officiellement écarté, mais sa continuité chez Haas demeure incertaine. Oliver Bearman paraît, lui, solidement installé dans le projet et conserve le soutien de Ferrari.
Ocon dispose évidemment d’un avantage majeur : son expérience. Vainqueur d’un Grand Prix, régulièrement monté sur le podium et capable de guider techniquement une équipe, il apporte un vécu qu’aucun débutant ne peut reproduire immédiatement.
Mais Haas doit également composer avec une réalité économique moins glamour. L’écurie évoluerait sous le plafond budgétaire faute de revenus suffisants pour exploiter la totalité des dépenses autorisées. Dans ce contexte, la capacité d’un pilote à attirer des partenaires ou à venir accompagné par un constructeur peut peser aussi lourd qu’un excellent tour de qualification.
L’équipe assure que son choix ne reposera pas uniquement sur l’argent. Ce qui, dans le langage de la Formule 1, signifie généralement que l’argent ne décidera pas tout seul… mais qu’il sera tout de même assis au premier rang de la réunion.
Câmara possède déjà un CV bien rempli
Le Brésilien n’est cependant pas qu’un pilote bien entouré. Champion de Formule 3, il s’est rapidement adapté à la Formule 2, où il s’est mêlé à la lutte pour le titre face à Nikola Tsolov. Ses performances alimentent l’enthousiasme autour d’une nouvelle génération brésilienne emmenée également par Gabriel Bortoleto.
Cette « Brazilian Storm » pourrait replacer durablement le Brésil au centre de la Formule 1.
Sa progression rapide, son appartenance à l’académie Ferrari et les kilomètres accumulés au volant d’anciennes monoplaces de F1 en font une candidature cohérente. Le principal risque pour Haas serait de réunir deux jeunes pilotes encore en apprentissage, Bearman et Câmara, au détriment de l’expérience apportée par Ocon.
Mais pour Gene Haas, l’opportunité de miser sur deux talents prometteurs, soutenus par Ferrari et potentiellement plus avantageux financièrement, semble de plus en plus séduisante.
Presque signé, donc pas encore confirmé
Malgré l’emballement, la prudence reste indispensable. Les informations disponibles indiquent que Câmara est fortement considéré et qu’il pourrait désormais tenir la corde. Elles ne constituent pas encore une confirmation officielle.
D’autres candidats demeurent dans le jeu, Toyota dispose d’une influence croissante et les négociations contractuelles peuvent encore bouleverser la hiérarchie. Quelques semaines plus tôt, Câmara était également associé à Cadillac, où une éventuelle ouverture dépendrait notamment de la situation de Sergio Pérez et des difficultés rencontrées par Colton Herta pour réunir les conditions nécessaires à son accession en F1
Chez Haas, la décision finale était attendue après la série de tests menée avec les différents prétendants. Le bruit actuel suggère que Câmara a marqué suffisamment de points pour prendre l’avantage, mais tant que l’équipe ne publie pas son communiqué, le baquet reste officiellement libre.
Rafael Câmara se rapproche donc de la Formule 1 tandis qu’Esteban Ocon voit apparaître un nouveau nom dans ses rétroviseurs. Et cette fois, le danger ne vient pas d’un freinage tardif.
Il arrive de Maranello, avec un titre de F3, le soutien de Vasseur et probablement déjà les mensurations prises pour la combinaison Haas.
🚨 ÚLTIMA HORA 🚨
🇧🇷 El fichaje de Rafael Cámara por Haas está PRÁCTICAMENTE CERRADO
👉 Gene Haas, el propietario del equipo, es su principal defensor
👀 De firmar, la dupla sería Bearman – Cámara, dos pilotos de Ferrari en un equipo motorizado por Ferrari
📰 @Auto_Racer_it pic.twitter.com/lCVFVKS277
— Nachez (@Nachez98) September 22, 2026









