Le baquet d’Isack Hadjar avait été prêté, pas abandonné. Après trois Grands Prix passés à regarder Liam Lawson piloter sa Red Bull, le Français est déclaré apte à reprendre le volant dès le Grand Prix d’Azerbaïdjan.

Hadjar remonte enfin dans la Red Bull.
Blessé au poignet pendant un entraînement lors de la pause estivale, Hadjar avait manqué successivement Zandvoort, Monza et le Madring. Red Bull avait refusé de précipiter son retour, préférant laisser à son pilote le temps de récupérer complètement plutôt que de le renvoyer dans une monoplace capable de transformer la moindre faiblesse physique en séance de torture.
Le feu vert médical est désormais arrivé. Bakou, ses murs rapprochés et sa ligne droite interminable constitueront donc le cadre délicieusement reposant choisi pour son retour.
« Nous sommes heureux d’accueillir de nouveau Isack ce week-end. Après avoir récupéré avec succès de sa blessure au poignet, il retrouvera la piste à Bakou », a annoncé Red Bull.
Trois courses à regarder son remplaçant marquer
Pendant la convalescence du Français, Liam Lawson a occupé le baquet aux côtés de Max Verstappen. Le Néo-Zélandais n’a pas simplement joué les intérimaires chargés de rendre la voiture sans rayure : il a inscrit des points lors de deux de ses trois apparitions, avec une septième place à Zandvoort puis une sixième au Madring.
Lawson a pourtant dû naviguer dans une organisation digne d’un jeu de chaises musicales. Promu temporairement chez Red Bull, il ne savait pas toujours quelle monoplace préparer en simulateur, tandis que Yuki Tsunoda récupérait son volant chez Racing Bulls.
Le problème n’était pas uniquement administratif. Lawson expliquait que les deux voitures, malgré leur moteur commun, offrent un équilibre, une direction et des sensations très différents. Il devait donc travailler simultanément avec les deux équipes en attendant de savoir où il passerait son week-end.
Red Bull a salué son comportement et son efficacité :
« L’équipe souhaite remercier sincèrement Liam pour son professionnalisme, son engagement et son travail acharné durant les trois dernières courses. »
Une manière élégante de lui dire merci avant de lui rendre son badge Racing Bulls.
Hadjar retrouve une dynamique brutalement interrompue
Avant sa blessure, Hadjar traversait pourtant la meilleure période de sa saison. Le Français restait sur sept Grands Prix consécutifs terminés dans le Top 6, une série marquée par son premier podium au volant de Red Bull, décroché à Monaco.
Sa mise à l’écart forcée est donc arrivée au pire moment : lorsqu’il commençait enfin à apprivoiser une monoplace réputée délicate et à réduire ponctuellement l’écart avec Verstappen. Son absence lui a coûté trois occasions de marquer, mais Red Bull a refusé de sacrifier sa santé pour quelques points supplémentaires.
Hadjar avait d’ailleurs reconnu n’avoir jamais connu de véritable blessure auparavant. Présent dans le paddock malgré son poignet immobilisé, il avait décrit une situation étrange, tout en soulignant la rapidité de sa récupération et l’absence d’inflammation persistante. L’équipe a néanmoins maintenu sa ligne : aucun risque inutile tant que le poignet ne permettait pas de supporter les contraintes d’un Grand Prix
La prudence était justifiée. Un pilote de Formule 1 encaisse dans les virages, les freinages et les passages sur les vibreurs des efforts considérables. À Bakou, la précision sera particulièrement indispensable : les monoplaces frôlent les murs dans la vieille ville avant d’atteindre des vitesses extrêmes sur la longue ligne droite.
Lawson redescend, Tsunoda disparaît du jeu
Le retour d’Hadjar remet chaque pilote à sa place initiale. Lawson redescend chez Racing Bulls, où il retrouvera Arvid Lindblad. Tsunoda, rappelé provisoirement pour remplacer le Néo-Zélandais, perd quant à lui son volant titulaire.
Le Japonais avait profité de cette redistribution pour revenir en piste, terminant dixième à Monza après avoir frôlé les points à Zandvoort. Son week-end madrilène s’était révélé plus compliqué. La récréation prend donc fin au moment où Hadjar récupère son bien.
Lawson peut néanmoins repartir avec une petite revanche personnelle. Écarté de Red Bull après seulement deux courses en 2025, il a retrouvé l’équipe principale sans triomphalisme et livré plusieurs prestations solides. Au moment de son rappel, il occupait la neuvième place du championnat après avoir marqué lors de huit des onze premières manches de la saison.
Bakou comme examen de reprise
Hadjar ne bénéficiera pas d’un retour progressif. Il devra immédiatement retrouver ses automatismes, sa condition physique et la confiance nécessaire pour attaquer entre les murs azerbaïdjanais.
La première journée servira donc autant de séance d’essais que de test grandeur nature pour son poignet. Red Bull observera sa capacité à enchaîner les tours, à absorber les vibrations et surtout à retrouver rapidement le niveau affiché avant la pause estivale.
Le Français récupère enfin sa monoplace, mais Lawson a placé la barre suffisamment haut pour rendre la comparaison inévitable. Après plusieurs semaines de repos imposé, Hadjar ne revient donc pas seulement pour terminer la course : il doit reprendre sa place, son rythme et une dynamique interrompue au meilleur moment.
À Bakou, Red Bull retrouve son titulaire. Reste désormais à savoir si Hadjar retrouvera immédiatement son coup de volant… sans reprendre un coup au poignet.
Welcome back, Isack 💙#F1 || #RedBullRacing pic.twitter.com/6p1GzTsKyg
— Oracle Red Bull Racing (@redbullracing) September 22, 2026








