F1
Publié le 25 septembre 2026 • 01:00 par Oléna Champlain

F1 – La F1 raccourcit ses courses, Hamilton demande du rab

Hamilton critique les GP raccourcis en 2027 et doute qu’un sprint puisse réveiller Monaco. Deux nouveautés, deux réponses bien tranchées

Lewis Hamilton voulait davantage de course. La Formule 1 vient de lui proposer l’inverse. À partir de 2027, la distance de référence des Grands Prix doit passer de 305 à 290 kilomètres, soit environ deux ou trois tours de moins selon les circuits. La Commission F1 a approuvé cette modification pour accompagner les ajustements prévus sur le débit de carburant des moteurs. Elle reste soumise à la validation du Conseil mondial du sport automobile.

Hamilton veut des courses plus longues et doute du Sprint à Monaco

À Bakou, le septuple champion du monde a accueilli la nouvelle sans enthousiasme : « Les courses devraient être plus longues », a-t-il déclaré devant les médias. Selon Hamilton, les Grands Prix sont aujourd’hui moins éprouvants physiquement qu’autrefois, et la réduction de leur distance va dans le mauvais sens. Il souligne que de nombreuses épreuves se courent avec un seul arrêt, sur des pneus capables de tenir de longs relais. Autrement dit, là où Hamilton réclame une épreuve d’endurance, la F1 retire quelques tours du menu.

Son argument ne se limite pas au nombre de kilomètres. Hamilton veut voir les pilotes poussés à leurs limites physiques et mentales, notamment sur les circuits où la chaleur rend déjà l’exercice redoutable. C’est une vision exigeante de la F1, même si elle ne répond pas directement à la raison technique avancée par la FIA : adapter la longueur des courses aux changements prévus pour les moteurs en 2027. Le désaccord porte donc autant sur la direction que prend le championnat que sur les quinze kilomètres retirés.

Et puis il y a Monaco. Le calendrier 2027 comptera dix week-ends sprint, contre six auparavant, et la Principauté accueillera ce format pour la première fois. La F1 met en avant une promesse séduisante : deux séances de qualification dans les rues de Monte-Carlo, où le moindre écart aux barrières peut coûter très cher.

Hamilton reconnaît volontiers cet intérêt supplémentaire pour les qualifications. Mais pour la course sprint, son verdict est sec : « Cela n’a aucun sens pour moi. »

Il adore piloter à Monaco ; il juge en revanche que la course y manque cruellement d’action et qu’ajouter une seconde épreuve ne résout pas ce problème. Son idée reste à inventer : il souhaite un format propre à ce circuit, sans prétendre avoir déjà trouvé la formule miracle

Tout le monde ne partage pas son scepticisme. George Russell estime qu’une qualification sprint rendra le vendredi plus intéressant, même s’il ne s’attend pas à une course particulièrement animée. Voilà le débat résumé sans détour : Monaco peut gagner une excellente séance de qualification sans gagner une excellente course.

En 2027, la F1 promet donc davantage de sprints, mais des Grands Prix un peu plus courts. Hamilton, lui, préférerait user davantage les pilotes que raccourcir leur effort. Quant à Monaco, le championnat aura une occasion supplémentaire de faire le spectacle ; encore faudra-t-il que celui-ci ne s’arrête pas à la grille de départ.