Le calendrier a beau être saturé, Max Verstappen a trouvé un moyen d’ajouter une course. Le quadruple champion du monde de Formule 1 s’alignera au départ du GT World Challenge Europe à Portimão, du 16 au 18 octobre, au volant d’une Mercedes-AMG GT3. La nouvelle a surtout un parfum de duel générationnel : Valentino Rossi sera lui aussi sur la grille, au volant de la BMW de WRT.

Verstappen rejoint Rossi à Portimão
Pour la première fois, les deux champions partageront le même plateau en GT3. Le week-end de repos entre deux séquences de Grands Prix attendra.
Verstappen pilotera la Mercedes n°3 de Verstappen Racing, engagée par 2 Seas Motorsport. Il partagera la voiture avec Chris Lulham et Ben Barnicoat. Verstappen Racing est engagé en GT World depuis 2025, et son équipage a déjà signé sa première victoire générale en Sprint Cup à Magny-Cours ainsi qu’un premier podium en Endurance Cup au Nürburgring
Rossi, de son côté, dispute toute la saison GT World Challenge avec BMW et WRT. À Portimão, il retrouvera ses coéquipiers du programme endurance, Max Hesse et Daniel Harper, dans la BMW n°46. Les deux champions rouleront en catégorie Pro, au milieu d’une grille annoncée de 60 GT3. Le plateau de la finale réunira dix constructeurs et les titres des quatre catégories resteront en jeu.
De quoi offrir à ce face-à-face une vraie compétition autour, pas seulement deux noms célèbres sur l’affiche. Le rendez-vous ne se limite pas au GT3 : les séries GT2, GT4 et McLaren Trophy termineront aussi leur saison dans un programme de plus de huit heures
L’occasion s’est présentée à la suite d’un conflit de calendrier. Les pilotes titulaires de Verstappen Racing, Jules Gounon et Daniel Juncadella, sont retenus par leurs programmes en championnat du monde d’endurance : ils doivent courir les 6 Heures de Barcelone le même week-end, pour Alpine et Genesis. La Mercedes n°3 avait donc besoin de renforts. Max a décidé de prendre lui-même le volant, avec Barnicoat et Lulham. Une solution assez pratique : quand les pilotes de son équipe sont ailleurs, le pilote concerné se porte volontaire pour faire le travail.
« Je suis impatient », a déclaré Verstappen.
Il reconnaît que les sept semaines à venir seront chargées, mais ajoute qu’il compte en profiter. Et il n’a pas caché son affection pour la piste :
« J’adore le circuit et j’aime être au Portugal. » La course portugaise tombe entre deux triple-headers de F1 et s’insère dans une série de sept week-ends de compétition consécutifs, de Bakou au Grand Prix de São Paulo. Une pause idéale, donc, si l’on considère qu’un volant différent compte comme des vacances.
Pour Rossi, l’épreuve s’inscrit dans un programme automobile devenu une seconde carrière après sa retraite du MotoGP. Le nonuple champion du monde moto est désormais un pilote régulier de GT, engagé par BMW et WRT dans plusieurs championnats d’endurance.
À Portimão, le contraste sera saisissant : le pilote qui a bâti sa légende sur deux roues retrouvera celui qui a construit la sienne sur quatre, chacun dans une voiture de marque différente et avec des équipiers spécialisés dans cette discipline.
Le parallèle a ses limites. Ce ne sera ni un duel direct roue contre roue pendant trois heures, ni une confrontation individuelle pure : en endurance, les relais se partagent et le résultat dépend aussi des coéquipiers, des arrêts et de la stratégie. Mais les deux hommes seront évalués dans la même catégorie, dans une épreuve disputée au crépuscule sur le circuit de l’Algarve.
Le départ de la course de trois heures est prévu le samedi 17 octobre à 17 heures, heure locale. Les équipes devront composer avec le trafic d’une grille dense et le changement de conditions à la tombée du jour.
Verstappen n’aborde pas ce rendez-vous comme un simple détour médiatique. Il a déjà disputé les 24 Heures du Nürburgring en mai, tandis que son équipe a inscrit des résultats concrets cette saison. L’enjeu sera de transformer cette expérience en performance lors de sa première apparition en GT World Challenge Europe.
Rossi, lui, connaît déjà la série et son environnement ; son expérience de la BMW et du championnat constitue un point de repère évident.
Portimão promet donc une image forte : deux champions issus de mondes différents, désormais réunis dans la même catégorie, au cœur d’une finale qui compte pour les titres. Mais derrière l’affiche, Verstappen aura d’abord à gérer un calendrier qui ne lui laisse pratiquement aucun répit. Quand même Rossi ne suffit pas à lui faire lever le pied, qui va réussir à lui vendre l’idée d’un week-end tranquille ?









