F1
Publié le 2 novembre 2026 • 01:01 par Oléna Champlain

F1 – Sacre Mexicain pour Kimi Antonelli, les légendes s’inclinent !

Antonelli sacré à 20 ans au Mexique ! Verstappen gagne devant Hamilton, avant que les deux légendes ne portent le nouveau champion du monde.

La course est officiellement terminée : Verstappen s’impose devant Hamilton à seulement 0,799 seconde, tandis qu’Antonelli, troisième, devient à 20 ans et 68 jours le plus jeune champion du monde de l’histoire. Il est également le premier Italien sacré depuis Alberto Ascari en 1953.

Le triomphe de Kimi Antonelli

Verstappen gagne, Hamilton résiste, Antonelli entre dans l’histoire.

Il existe des images qui racontent davantage qu’un classement. Celle de Kimi Antonelli, porté sur les épaules de Max Verstappen et Lewis Hamilton après le Grand Prix du Mexique, en fait indiscutablement partie.

D’un côté, onze titres mondiaux réunis. De l’autre, un Italien de 20 ans qui vient de décrocher son premier sacre. Les deux légendes soulèvent leur jeune héritier. La symbolique est magnifique.

Max Verstappen remporte pourtant la course devant Lewis Hamilton, mais c’est bien le troisième homme qui vole la vedette.

À 20 ans et 68 jours, Kimi Antonelli devient le plus jeune champion du monde de l’histoire de la Formule 1, effaçant le record de Sebastian Vettel établi en 2010. Et l’Italie attendait cela depuis 73 ans.

Ferrari se dispute, Verstappen ramasse les morceaux

Le Grand Prix débute dans une ambiance électrique.

Parti en pole position, Lewis Hamilton conserve initialement l’avantage, mais son coéquipier Charles Leclerc refuse manifestement de jouer les figurants. Les deux Ferrari se livrent une bataille particulièrement musclée dans les premiers virages. Au quatrième virage, les deux pilotes sortent de la piste. Leclerc coupe par l’herbe et s’empare de la tête, tandis qu’Hamilton perd également une position au profit de Verstappen. Une magnifique occasion offerte au pilote Red Bull. Et une nouvelle démonstration de la capacité de Ferrari à compliquer elle-même une situation pourtant prometteuse.

La FIA inflige cinq secondes de pénalité à Leclerc pour avoir quitté la piste et gagné un avantage. Une sanction que Hamilton juge trop clémente. Sur sa radio, le Britannique reproche notamment à son coéquipier de l’avoir poussé hors de la piste.

Les commissaires expliqueront ensuite avoir tenu compte du fait que les deux pilotes étaient entrés trop rapidement dans le virage. Mais le mal est fait.

Verstappen profite des tensions internes pour prendre les commandes et installer sa Red Bull en tête.

Russell et Hadjar : encore un accrochage

Derrière, le départ est également mouvementé. George Russell, deuxième sur la grille, connaît des difficultés dans la gestion de sa puissance électrique et perd plusieurs positions. Au sixième virage, il accroche Isack Hadjar, envoyant le Français en tête-à-queue. Le pilote Mercedes écope d’une pénalité de dix secondes. Une sanction qui compromet sérieusement ses ambitions de podium.

Russell terminera finalement sixième, tandis qu’Hadjar, pourtant septième des qualifications, devra se contenter de la douzième place. Une nouvelle course où les erreurs et les pénalités auront coûté particulièrement cher.

Bottas provoque le grand chambardement

Alors que la course semble progressivement se stabiliser, un spectaculaire accident vient rebattre les cartes. La Cadillac de Valtteri Bottas subit une défaillance de suspension et percute violemment les barrières.

La direction de course déploie le drapeau rouge. L’interruption dure environ 33 minutes. À la reprise, il reste 25 tours à parcourir, et les pilotes repartent pour un nouveau départ arrêté. Avec des pneus frais et une hiérarchie resserrée, tout redevient possible.

Hamilton tente immédiatement d’attaquer Verstappen. Les deux hommes se touchent, mais le Néerlandais conserve l’avantage. Derrière, Leclerc manque son envol et compromet ses chances de podium. Le spectacle est relancé. Le championnat, lui, n’est toujours pas mathématiquement attribué.

Antonelli ne tremble pas

Pendant que les anciens champions se disputent la victoire, Kimi Antonelli réalise une course remarquablement maîtrisée. Le pilote Mercedes n’avait pourtant besoin que de terminer neuvième pour décrocher le titre. Mais le jeune Italien ne se contente pas du minimum. Il profite notamment des difficultés de Leclerc après la relance pour s’emparer de la troisième place. Une position qu’il conserve jusqu’au drapeau à damier.

Devant lui, Verstappen résiste à la pression de Hamilton, malgré une dernière intervention de la voiture de sécurité à la suite d’un accident impliquant Arvid Lindblad et Oscar Piastri. Le Néerlandais s’impose finalement avec seulement 799 millièmes d’avance sur le Britannique.

Antonelli franchit la ligne troisième, à quatre secondes du vainqueur.

Il est champion du monde.

Soixante-treize ans d’attente, quelques secondes de silence

L’émotion éclate immédiatement dans le cockpit de la Mercedes. Son ingénieur Peter Bonnington lui annonce son titre mondial à la radio.

Le jeune Italien peine d’abord à trouver ses mots.

Puis il laisse éclater sa joie : « Nous l’avons fait ! »

Devant les médias, il reconnaît avoir du mal à réaliser ce qui vient de se produire. Il remercie Mercedes, sa famille et toutes les personnes qui l’ont accompagné. Mais son émotion prend une dimension historique. Depuis Alberto Ascari, sacré en 1953, aucun Italien n’avait remporté le championnat du monde des pilotes. Antonelli met fin à cette attente de 73 ans. Et il efface au passage le record de précocité de Sebastian Vettel, champion du monde à 23 ans en 2010. Avec neuf victoires cette saison, l’Italien rejoint également le cercle très fermé des pilotes sacrés dès leur deuxième saison en Formule 1.

Une ascension fulgurante.

Ferrari grince, Alpine sourit

Derrière le trio de tête, Charles Leclerc termine quatrième. Une position frustrante pour Ferrari, dont les deux pilotes disposaient pourtant des armes nécessaires pour remporter la course. Lando Norris prend la cinquième place, devant George Russell et Oscar Piastri.

Plus loin, Alpine réalise une excellente opération au championnat des constructeurs. Franco Colapinto termine huitième et Pierre Gasly dixième. Les deux monoplaces françaises inscrivent donc des points.

Autre performance remarquable : Liam Lawson, pourtant disqualifié des qualifications pour une infraction technique et parti de la voie des stands, remonte jusqu’à la neuvième position. Une réaction spectaculaire pour le pilote Racing Bulls, dont le week-end avait pourtant commencé par une succession de sanctions.

Chez Haas, Ryo Hirakawa termine treizième pour ses débuts en Grand Prix, alors qu’Oliver Bearman abandonne après un contact avec Nico Hülkenberg. Les deux Aston Martin abandonnent également.

Le petit prince et ses deux géants

Mais de cette course mouvementée, une image restera. Sur le podium, Max Verstappen et Lewis Hamilton soulèvent Kimi Antonelli.

À eux deux, ils possèdent onze titres mondiaux. L’un vient de remporter son troisième Grand Prix de la saison. L’autre a retrouvé la pole avec Ferrari et échoué à moins d’une seconde de la victoire. Pourtant, aucun des deux n’est le véritable héros de la journée.

Le héros, c’est ce jeune Italien que Mercedes avait choisi de propulser en Formule 1 pour préparer l’avenir. Un avenir arrivé beaucoup plus vite que prévu.

Antonelli devient champion avant même d’avoir soufflé ses 21 bougies. Verstappen et Hamilton le portent sur leurs épaules.

Et l’image raconte, avec une élégance presque insolente, la passation symbolique entre deux générations.

À Mexico, les anciens ont gagné la course. Mais c’est le petit jeune qui repart avec le monde à ses pieds.

Classement GP du Mexique

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