À 20 ans, Kimi Antonelli vient de devenir le plus jeune champion du monde de l’histoire de la Formule 1. Un sacre qui lui ouvre les portes de la légende, mais aussi celles d’un compte bancaire particulièrement bien garni. Car selon les estimations de Sportune, le jeune Italien pourrait toucher une prime de 20 millions d’euros pour son titre mondial, en complément de son salaire annuel de six millions. Vingt-six millions d’euros au total. De quoi s’offrir quelques jolies voitures. Mais certainement pas un nouveau numéro.

Le 12 pour Senna, le jackpot pour Antonelli.
Le pilote Mercedes a confirmé qu’il conserverait le 12 en 2027, renonçant au prestigieux numéro 1 traditionnellement réservé au champion du monde en titre. Une décision motivée par son admiration pour Ayrton Senna, mais également par une raison beaucoup moins romantique : la superstition.
Champion du monde, mais toujours numéro 12
Sacré dimanche au Grand Prix du Mexique, Kimi Antonelli aurait parfaitement pu adopter le numéro 1 dès la saison prochaine. Un privilège réservé au champion du monde en titre. Mais l’Italien préfère conserver son numéro fétiche. Interrogé après son sacre, il explique que le 12 possède une signification particulière et l’aide à garder les pieds sur terre.
Il souhaite également aborder 2027 comme un nouveau départ, sans se laisser griser par le succès. Et puis il existe une raison beaucoup plus personnelle.
« Le numéro 1 ne m’a jamais porté chance. »
Antonelli reconnaît être particulièrement superstitieux et affirme avoir connu de mauvaises expériences chaque fois qu’il a utilisé ce numéro. Autrement dit, on peut devenir champion du monde à 20 ans, dominer une saison et refuser de tenter sa chance avec un simple autocollant. La prudence italienne possède parfois des arguments étonnants.
Senna, le numéro d’une légende
Mais derrière cette décision se cache surtout un hommage. Le numéro 12 reste intimement associé à Ayrton Senna, qui l’avait utilisé chez Lotus puis McLaren, notamment lors de son premier sacre mondial en 1988.
Trente-huit ans plus tard, Antonelli devient à son tour champion du monde avec ce numéro. Un symbole particulièrement fort pour un pilote qui considère le Brésilien comme l’une de ses plus grandes inspirations.
Le 12 possède également une signification personnelle : Antonelli l’utilise depuis ses débuts en Formule 4, et il avait justement 12 ans lorsqu’il a rejoint le programme de jeunes pilotes de Mercedes. Le hasard fait parfois bien les choses.
L’hommage ne s’arrêtera d’ailleurs pas au numéro Lors du prochain Grand Prix du Brésil, à Interlagos, Antonelli prévoit de porter un casque spécialement conçu en mémoire de Senna. Un clin d’œil particulièrement émouvant sur les terres du triple champion du monde.
En 2027, le jeune Italien suivra également l’exemple de Lewis Hamilton, qui avait conservé son numéro 44 malgré ses multiples titres avec Mercedes.
Vingt millions pour une couronne
Si Antonelli se montre peu intéressé par le numéro 1, son titre mondial devrait en revanche avoir des conséquences financières considérables. Selon les estimations publiées par Sportune, à partir des données de Business Book GP, le contrat du pilote italien prévoirait une prime de 20 millions d’euros en cas de sacre. À cette somme s’ajouterait son salaire annuel estimé à six millions d’euros.
Total potentiel pour 2026 : 26 millions d’euros. Une progression spectaculaire pour un pilote dont les revenus étaient estimés à neuf millions d’euros en 2025. Précision importante : ces montants proviennent d’estimations spécialisées et n’ont pas été officiellement confirmés par Mercedes.
Mais ils illustrent la valeur prise par le jeune Italien en seulement deux saisons. Et surtout, la confiance accordée par Toto Wolff à celui qu’il accompagne depuis l’enfance.
Russell mieux payé que le champion ?
L’ironie ne s’arrête pas là. Toujours selon Sportune, George Russell percevrait environ 35 millions d’euros en 2026. Soit davantage que les 26 millions estimés pour son coéquipier, prime de champion comprise. Le Britannique pourrait donc rester le pilote le mieux rémunéré du duo Mercedes, malgré un titre mondial remporté par Antonelli.
Une situation qui illustre parfaitement les particularités économiques de la Formule 1. Le salaire récompense un contrat, une expérience et une valeur négociée. Le championnat, lui, récompense les résultats en piste. Et les deux ne suivent pas toujours la même hiérarchie.
Reste à savoir si le prochain contrat du jeune champion modifiera cet équilibre. Car à 20 ans, Antonelli possède désormais un argument de négociation particulièrement convaincant : une couronne mondiale.
Wolff tient son nouveau phénomène
Pour Toto Wolff, le sacre de son protégé représente également une consécration personnelle. Le directeur de Mercedes a salué sa maturité, sa modestie, son respect des autres et sa capacité à rester fidèle à ses valeurs malgré la pression. Un portrait presque idéal du champion moderne. Et surtout, une réussite majeure pour la filière de formation de l’écurie allemande. Car remplacer Lewis Hamilton représentait un pari considérable. Deux saisons plus tard, le jeune pilote propulsé dans son baquet possède déjà un titre mondial. Un résultat qui donne forcément raison à ceux qui ont cru en lui.
Le numéro reste, le compte change
Kimi Antonelli abordera donc la saison 2027 avec un statut totalement nouveau. Champion du monde. Recordman de précocité. Héritier symbolique du numéro 12 d’Ayrton Senna.
Et potentiellement bénéficiaire d’une prime de 20 millions d’euros.
Son casque spécial pour Interlagos prolongera cet hommage à celui qui reste son héros d’enfance. Mais contrairement à Senna, qui avait adopté le numéro 1 après son premier sacre, Antonelli préfère conserver son identité. Un choix sentimental, personnel et légèrement superstitieux.
Finalement, le nouveau champion du monde ne veut pas du numéro 1 sur sa monoplace.
Mais avec 20 millions d’euros de prime potentielle, son compte en banque, lui, n’a visiblement aucune envie de rester numéro 12.





