Honda ne cache plus sa frustration. Après seulement quelques mois de partenariat avec Aston Martin, le motoriste japonais a reconnu publiquement que les résultats de l’équipe étaient très loin des objectifs fixés pour 2026. Un constat brutal qui met en lumière l’ampleur de la crise traversée par l’écurie de Silverstone.

Honda reconnait l’échec
Avec un seul point inscrit lors des sept premiers Grands Prix, Aston Martin est l’une des plus grandes déceptions de la nouvelle ère réglementaire. L’équipe qui ambitionnait de jouer les premiers rôles se retrouve engluée au fond du classement, incapable de rivaliser avec les leaders.
Le week-end de Barcelone a symbolisé cette descente aux enfers : Fernando Alonso et Lance Stroll se sont retrouvés aux dernières places sur la grille avant d’abandonner tous les deux en course. Dans une communication officielle, Honda a admis que les performances affichées jusqu’ici étaient loin des ambitions affichées en début de saison.
« Les résultats obtenus en piste avec Aston Martin n’ont pas été à la hauteur de nos ambitions cette saison. »
Malgré cette déclaration sans détour, le constructeur japonais affirme rester pleinement engagé dans le projet et poursuit son travail de développement entre ses bases de Sakura et du Royaume-Uni.
Le moteur n’est plus le seul accusé
Si les premières critiques visaient principalement le groupe propulseur Honda, le problème semble désormais beaucoup plus profond. Plusieurs observateurs estiment que le véritable talon d’Achille de l’AMR26 se situe au niveau du châssis.
Même avec une unité de puissance plus performante, Aston Martin ne serait pas en mesure de se battre régulièrement dans le haut du peloton selon plusieurs analyses du paddock.
Newey attendu au tournant
C’est désormais vers Adrian Newey que tous les regards se tournent. Arrivé pour mener la révolution technique de l’équipe, le génie britannique est chargé de corriger les faiblesses structurelles de l’AMR26. Avec également l’arrivée d’Enrico Cardile, Aston Martin a investi massivement pour bâtir une équipe capable de jouer le titre. Mais pour l’instant, les résultats sont très loin des promesses.
Alonso peut-il encore croire au projet ?
La question commence à circuler dans le paddock. Alors que Fernando Alonso espérait enfin retrouver une voiture capable de se battre aux avant-postes, la saison 2026 ressemble davantage à un exercice de survie. L’aveu public de Honda montre surtout qu’à Silverstone, la patience commence déjà à s’éroder. Et lorsque même votre partenaire moteur reconnaît que les performances sont inacceptables, il devient difficile de masquer l’ampleur de la crise.
































