Chez McLaren, on sait désormais gagner même lorsque le grand patron a décidé de passer son dimanche… sur un autre continent.

Le patron de McLaren avait choisi Washington — mais certainement pas pour des vacances.
Pendant que Lando Norris remportait le dernier Grand Prix des Pays-Bas de l’histoire moderne à Zandvoort, Zak Brown n’était ni sur le muret de son équipe, ni sous le podium, ni même quelque part dans les dunes néerlandaises. Le CEO de McLaren Racing avait traversé l’Atlantique pour assister au spectaculaire Freedom 250 d’IndyCar organisé en plein Washington D.C.
Et puisque Zak Brown ne fait jamais vraiment les choses discrètement, il s’est retrouvé dans la suite présidentielle aux côtés de Donald Trump, smartphone à la main et séance de FaceTime en prime.
Pendant ce temps-là, Norris gagnait. Tranquillement, merci patron.
Norris gagne, Brown regarde ça d’Amérique
Sur la piste, McLaren n’a manifestement pas souffert de l’absence du grand chef. Norris s’est imposé après 72 tours devant Kimi Antonelli, repoussé à 11,536 secondes, tandis que George Russell complétait le podium. Oscar Piastri a terminé sixième. Une victoire particulièrement symbolique puisqu’il s’agissait du dernier Grand Prix de F1 organisé à Zandvoort.
Autrement dit, pendant que McLaren écrivait une petite page de son histoire européenne, Brown avait choisi un décor légèrement différent : le Capitole, Pennsylvania Avenue, le National Mall… et Donald Trump.
L’image pouvait évidemment prêter à sourire : Norris soulève le trophée aux Pays-Bas, son CEO papote téléphone en main à Washington. Mais qualifier l’escapade de Brown de simple dimanche mondain serait un peu facile.
Zak Brown n’était pas en vacances : Arrow McLaren roulait aussi
Car Zak Brown n’est pas seulement le patron de l’activité F1. McLaren Racing confirme qu’il possède la responsabilité globale du groupe sportif, dont font partie la Formule 1 et Arrow McLaren en IndyCar. La direction quotidienne de l’équipe F1 revient, elle, à Andrea Stella, Team Principal.
Et à Washington, Brown avait donc aussi une équipe à surveiller.
Christian Lundgaard a d’ailleurs offert à Arrow McLaren une très belle deuxième place, à seulement 3,0906 secondes du vainqueur Kyle Kirkwood. Nolan Siegel a terminé sixième, tandis que Pato O’Ward a connu une journée beaucoup moins heureuse en se classant seizième.)
La F1 gagnait en Europe, l’IndyCar montait sur le podium aux États-Unis. Pour un patron absent, le bilan du dimanche reste plutôt convenable.
Avec Trump, évidemment, l’image devient beaucoup plus savoureuse
Le Freedom 250 n’était pas une course IndyCar ordinaire. Disputée autour du National Mall pour les célébrations du 250e anniversaire des États-Unis, elle a vu Donald Trump effectuer un tour cérémoniel avant de brandir le drapeau vert pour lancer l’épreuve.
CBS News a ensuite diffusé une séquence montrant Trump et Brown autour d’un téléphone dans la suite présidentielle, décrivant la scène comme un apparent appel FaceTime. Et là, évidemment, Internet s’est chargé du reste.
Certains ont même imaginé que Lando Norris pouvait se trouver au bout du fil après sa victoire à Zandvoort. Hypothèse amusante, mais à ce stade absolument pas confirmée. On évitera donc de transformer une vidéo de quelques secondes en sommet diplomatique McLaren–Maison-Blanche.
Même si, reconnaissons-le, l’image est irrésistible.
Le patron est devenu VRP transatlantique
Zak Brown avait d’ailleurs expliqué avant la course considérer Washington comme un rendez-vous « massif » commercialement pour l’IndyCar, susceptible d’attirer de nouveaux fans et partenaires.
Voilà probablement la véritable raison de sa présence.
Brown reste Brown : compétition, sponsors, exposition médiatique et networking doivent idéalement tenir dans la même journée. Et quand il est possible d’ajouter la Maison-Blanche au décor, difficile d’imaginer le Californien décliner l’invitation. Reste cette scène délicieusement ironique.
McLaren remporte un Grand Prix de Formule 1 historique sans son CEO dans le garage, tandis que ce même CEO supervise son équipe IndyCar, décroche une deuxième place à Washington et se retrouve à manipuler un téléphone avec le président des États-Unis.
À une époque, le patron d’une écurie restait sur le muret.
Chez McLaren version Zak Brown, il faut désormais regarder quel fuseau horaire il utilise.
Et pendant que le boss faisait son numéro à Washington, Norris s’est occupé de l’essentiel : gagner la course.
President Trump and McLaren Racing CEO Zak Brown took an apparent FaceTime call in the presidential suite during Sunday's IndyCar race in Washington, D.C. Brown, a race car driver himself, oversees the Arrow McLaren IndyCar team. pic.twitter.com/5kjhdcZWyr
— CBS News (@CBSNews) August 23, 2026









