Lando Norris a remporté un Grand Prix de Hongrie complètement débridé, marqué par l’abandon cruel d’Oscar Piastri, les coups de colère à la radio, les stratégies chamboulées et une nouvelle pénalité pour Lewis Hamilton. Battu au départ, le pilote McLaren a reconstruit sa course avec patience avant de s’imposer devant Max Verstappen et Kimi Antonelli.

Norris, du doute à la démonstration
Le Hungaroring a beau être surnommé « Monaco sans les murs », il n’avait rien d’un paisible défilé ce dimanche. Pour cette onzième manche de la saison 2026, les murs ont été remplacés par les retardataires, les stratégies imprévisibles, les pneus à bout de souffle et quelques messages radio particulièrement salés.
Au milieu de ce joyeux désordre, Lando Norris a conservé la tête froide. Parti de la pole position, dépossédé du commandement dès le premier tour puis brièvement contrarié par la stratégie de McLaren, le champion du monde en titre a finalement pris le contrôle de la course pour ne plus le lâcher.
Piastri bondit, Norris se rate
À l’extinction des feux, les deux McLaren prennent immédiatement le meilleur sur Charles Leclerc. Norris conserve d’abord l’avantage, mais élargit sa trajectoire au deuxième virage et offre la première place à Oscar Piastri.
L’Australien ne se fait pas prier. Après une première moitié de saison compliquée, il prend les commandes devant son équipier, Verstappen, Hamilton et Leclerc. George Russell, lui, voit son départ ruiné par le déclenchement du système anti-calage et plonge au fond du classement.
En tête, Piastri et Norris tentent rapidement de s’échapper. Norris estime être « bien plus rapide », mais les turbulences produites par la voiture sœur l’empêchent de se rapprocher suffisamment pour porter une attaque. Une situation classique au Hungaroring, où suivre une monoplace reste presque aussi difficile que la dépasser.
Verstappen et Hamilton ressortent les vieux dossiers
Derrière les McLaren, Max Verstappen et Lewis Hamilton reprennent leur éternel duel. Le Néerlandais défend avec autorité malgré une Red Bull qu’il décrit comme instable, mal amortie et touchée par des problèmes de boîte de vitesses.
Hamilton réussit d’abord à passer Verstappen à la sortie des stands, mais le quadruple champion du monde prépare immédiatement sa riposte. Au premier virage, il plonge à l’intérieur de la Ferrari et récupère sa position grâce à un dépassement spectaculaire.
La Red Bull paraît pourtant loin d’être parfaite. Verstappen se plaint régulièrement de son train arrière et du comportement de la transmission. Il s’accroche néanmoins aux premières places et transforme une course qui semblait mal engagée en solide candidature au podium.
McLaren hésite, Piastri s’emporte
Le tournant intervient pendant la deuxième séquence d’arrêts. Hamilton, très rapide avec ses pneus durs neufs, pousse McLaren à réagir. Norris réclame son passage aux stands, mais l’équipe donne la priorité à Piastri, placé devant lui en piste.
L’Australien ressort alors dans le trafic. Sa progression est ralentie par plusieurs retardataires avant qu’un contact avec Carlos Sainz ne l’envoie brièvement dans l’herbe. Le pilote Williams recevra une pénalité de cinq secondes pour cet incident.
Lorsque Norris effectue finalement son arrêt, il ressort devant son équipier. Une opération stratégique réussie pour le Britannique, mais vécue comme une véritable trahison sportive de l’autre côté du garage.
Furieux d’avoir perdu du temps derrière les retardataires, Piastri coupe court aux explications de son ingénieur : « Ne me parlez pas maintenant. »
La tension est maximale chez McLaren. Piastri avait pris la tête au départ, contrôlé la première partie de course et semblait n’avoir commis aucune faute majeure. Pourtant, après les arrêts, c’est Norris qui possède l’avantage.
Antonelli joue les chefs de gare
Kimi Antonelli anime également la course avec une stratégie décalée. Parti septième après sa pénalité reçue en qualifications pour ne pas avoir suffisamment ralenti sous drapeaux jaunes, le leader du championnat prolonge longuement ses relais.
Le pilote Mercedes se retrouve même en tête avec plus de douze secondes d’avance avant son premier arrêt. Sa stratégie à un seul passage par les stands paraît un temps capable de bouleverser la hiérarchie.
Mais les pneus finissent par perdre de leur efficacité. Au 46e tour, Norris revient à grandes enjambées et porte son attaque au premier virage. Antonelli tente de résister, mais la McLaren possède trop de vitesse. Norris reprend les commandes avec autorité.
Le cauchemar de Piastri devient mécanique
Quelques tours plus tard, la frustration de Piastri laisse place à l’abattement. Au 56e passage, la boîte de vitesses de sa McLaren se bloque. L’Australien immobilise sa monoplace à la sortie du troisième virage et abandonne.
La voiture de sécurité virtuelle est déclenchée. Norris en profite pour effectuer un arrêt à moindre coût et chausser des pneus tendres. Hamilton s’arrête également, tandis qu’Antonelli, passé aux stands juste avant la neutralisation, se retrouve piégé par le calendrier des événements.
En quelques secondes, McLaren passe d’un doublé possible à une victoire solitaire. Pour Piastri, la journée est terrible : leader au départ, pénalisé par le trafic, accroché par Sainz, dépassé stratégiquement par son équipier puis trahi par sa mécanique.
Hamilton sanctionné, Leclerc récupère les restes
La fin de course réserve encore une mauvaise surprise à Lewis Hamilton. Lors de son arrêt sous voiture de sécurité virtuelle, le Britannique dépasse la vitesse autorisée dans la voie des stands.
Une pénalité de cinq secondes lui est infligée. Hamilton franchit pourtant la ligne en quatrième position, juste derrière Antonelli, mais la sanction le fait reculer au cinquième rang et permet à Charles Leclerc de récupérer la quatrième place.
Informé de la décision, Hamilton laisse éclater son agacement : « Ils distribuent les pénalités comme des fous. »
Mais après sa sanction de trois places sur la grille pour avoir gêné Piastri en qualifications, le pilote Ferrari aura décidément vécu un week-end placé sous haute surveillance.
Antonelli conserve ainsi la troisième place après une course offensive, malgré une stratégie contrariée et plusieurs secondes perdues dans le trafic. Parti septième, l’Italien limite parfaitement les dégâts au championnat.
Devant, Lando Norris ne tremble plus. McLaren lui demande simplement d’éviter les vibreurs de sortie, soupçonnés d’avoir contribué au problème mécanique de Piastri. Avec une avance confortable sur Verstappen, le Britannique réduit légèrement son rythme et ramène sa monoplace jusqu’au drapeau à damier.
Norris remporte sa première victoire de la saison 2026 et le douzième Grand Prix de sa carrière. Une victoire construite avec vitesse, patience et une bonne dose d’opportunisme stratégique. Après avoir perdu la tête dans le premier tour, il a su attendre que la course revienne vers lui.
« La voiture était brillante aujourd’hui… Je vous aime tous », lance-t-il à la radio après l’arrivée.
Max Verstappen termine deuxième après avoir passé l’après-midi à critiquer une Red Bull pourtant suffisamment performante pour lui offrir un résultat presque inespéré. Antonelli complète le podium, devant Leclerc et Hamilton après application de la pénalité du Britannique.
Norris part donc en vacances avec une victoire éclatante. McLaren, en revanche, devra passer une partie de la pause estivale à comprendre la casse de Piastri… et probablement une autre à calmer un pilote australien qui risque de trouver le débriefing beaucoup moins agréable que son équipier.
The two McLarens fighting for the lead ⚔️
Max and Lewis battling for P3 😮WATCH THE RACE START 👇#F1 #HungarianGP pic.twitter.com/XkkBkBpc2N
— Formula 1 (@F1) July 26, 2026
Verstappen… from downtown! 🤯
Max passes Lewis at Turn 1 🎥#F1 #HungarianGP pic.twitter.com/CO10DyFUVv
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From fighting for the win to pulling up at the side of the track
A desperately unlucky afternoon for Oscar 😫#F1 #HungarianGP pic.twitter.com/ZX19BSdE8L
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LANDO NORRIS WINS THE 2026 HUNGARIAN GP!!!!!!! HIS FIRST WIN AS A CHAMPION pic.twitter.com/oCQ4RHI9Yt
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THE TOP 10 IN HUNGARY 👀#F1 #HungarianGP pic.twitter.com/2GZYDpm3x0
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