Johann Zarco y a cru, mais ses difficultés ont fait leur retour aussi ce dimanche, le faisant « galérer » en course pour finir 11e.
Johann Zarco s’empêchait d’en rêver et souhaitait garder les pieds sur terre, mais au fond de lui, l’espoir de pouvoir gagner à nouveau devant son public au Grand Prix de France était bel et bien présent. Comment ne pas y croire après avoir dominé la première journée d’essais vendredi, et en voyant de la pluie annoncée ce dimanche ?
Malheureusement, le reste du week-end ne s’est pas déroulé comme prévu. Entre une chute qui lui a fait perdre un peu de confiance, une qualification manquée et un retour de vibrations en course, le pilote français a lutté comme il a pu mais n’a pu faire mieux que 11e au terme du Grand Prix.
Bousculé dans le premier tour, notamment par Raúl Fernández, il s’est retrouvé 15e avant de reprendre deux positions. Resté à la 13e place durant la moitié de la course, il a ensuite bénéficié des chutes de Francesco Bagnaia et de Brad Binder devant lui pour passer la ligne d’arrivée en 11e position.

Forcément, à l’heure de débriefer sa course et son week-end, la déception prédominait, mais Johann Zarco souhaite retenir sa vitesse de vendredi et tout le soutien qu’il a reçu de la part du public. Nous vous invitons à découvrir l’analyse qu’il a livrée sur Canal+ :
« Je ne suis pas content parce que j’ai galéré hier en course sprint et j’ai galéré aujourd’hui en course, et je ne sais pas trop pourquoi. Avec les sensations du vendredi, je m’attendais à être bien plus performant, mais ça se joue à pas grand-chose, déjà du fait de la qualif ratée. Partir loin, ce n’est jamais simple. »
« Ensuite Fernández m’a attaqué au virage 13 et ça ne m’a pas aidé parce qu’il s’est un peu sorti, et moi il m’a encore plus sorti et j’ai perdu quatre places. Après, je ne peux pas me plaindre. C’est un fait de course. Il me dépasse et c’est correct. Mais c’est vrai que ça n’aide pas à rester dans les dix premiers. Tout le monde était à peu près dans le même rythme. »
« Pendant que les autres ont pu trouver plus d’aisance sur la moto, moi je suis reparti en arrière et ça, ça me met beaucoup les boules. Le positif du week-end, c’est qu’avec mon meilleur temps de vendredi, on voit qu’on peut aller très vite. Maintenant, il faut comprendre comment le répéter. »
« [La chute des FP2 samedi] n’était pas du tout violente, mais on est tellement sur le fil du rasoir à jouer avec la moto que, dès que ça part on se dit qu’on ne peut peut-être plus jouer avec cette limite. C’est possible que ça ait joué là-dessus. Après, quand il a fallu attaquer en qualifications, je suis passé peut-être sur un style où j’attaque un peu trop et où je commence à créer des problèmes à la moto. C’est ça qui est difficile. Pour aller très vite, il faut attaquer, mais en étant très souple. »
« À Barcelone j’étais plutôt bien l’an dernier, cinquième ou quatrième avant de chuter. C’est une piste que j’adore, réputée pour ne pas avoir beaucoup d’adhérence, mais c’est une piste qui favorise quand même les accélérations, et en général j’arrive à bien gérer ça, donc à voir. Je vais prendre les trois jours pour essayer de bien récupérer parce que, comme je ne me dirigeais pas bien, la moto bougeait et j’ai eu mal à l’avant-bras. Je vais essayer de le faire récupérer le plus vite possible pour ne pas ré-avoir mal sur le week-end de Barcelone. »
« J’aurais vraiment voulu revivre ce qu’on a vécu l’an dernier. Ce n’est pas que je partais avec des objectifs trop élevés, c’est bien de revenir à la réalité, de se dire ce qu’on peut viser. Pour les pilotes français, le public français est unique, et j’ai quand même profité sur la grille de départ parce qu’ils sont nombreux, et c’est très touchant. »
Résultats du Grand Prix de France MotoGP :

Crédit classement : MotoGP.com































