Joan Mir, à l’instar de Jack Miller ou de Fabio Quartararo, n’a pas apprécié de buter sur un groupe de pilotes lents évoluant sur la piste rapide du Mugello alors qu’il tentait de faire un bon chrono. Une situation que l’on rencontre généralement en Moto3 et qui donne suite à des sanctions. Mais nous sommes en MotoGP et parmi les chicanes mobiles, Jack Miller a identifié un nonuple Champion du Monde… L’Australien a qualifié ces huit protagonistes de « clowns ». L’officiel Suzuki ne va pas jusque-là, mais il marque tout de même le coup…

Ce groupe de pilotes qui semblait chercher un sillage pour améliorer un triste sort lors de la FP2 fait parler de lui. Car c’est une situation inédite en MotoGP, contre laquelle les officiels luttent en Moto3 à force de lourdes sanctions. C’est aussi une conjoncture compliquée car parmi les coupables, il y a du très beau monde. On y a ainsi remarqué Marc Marquez, Pol Espargarò, Luca Marini et surtout Valentino Rossi. De grands noms que Jack Miller a englobé pour l’occasion sous la seule marque de « clowns » …

Joan Mir a aussi rencontré cette formation et voici ce qu’il en a dit : « je pense que c’est triste de devoir s’arrêter pour éviter des situations dangereuses juste au moment où vous améliorez vos temps, donc oui, peut-être que les règles devraient être revues. Ce sont également des situations dangereuses pour les pilotes plus rapides et pour ceux qui vous précèdent et qui ne vous voient peut-être pas arriver ».

Le Champion du Monde reste donc plus sobre. Mais ne laisse pas passer pour autant. Cela étant dit, il ne doit pas sa modeste 13e place uniquement à cet événement. Le pilote de la GSX-RR raconte : « je ne suis pas très satisfait, je n’ai pas pu avoir de bonnes sensations avec la moto. La moto a une bonne vitesse mais j’ai du mal à maintenir des performances constantes tout au long du tour, j’ai a également fait plusieurs erreurs lors des répétitions, donc nous avons certainement du travail à faire ».

Il ajoute : « cette piste est vraiment spéciale et il y a toutes les fonctionnalités pour pouvoir s’amuser.  Vitesse élevée dans les lignes droites, freinage brusque et virages rapides. Les sensations sur la moto étaient bonnes et nous pensons avoir un bon potentiel pour le reste du week-end. Malheureusement, j’ai eu quelques petits problèmes de réglages qui ne m’ont pas permis de terminer plus haut au classement. J’ai eu du mal avec la moto et je n’ai pas eu la fluidité que je voulais. Nous travaillons sur le ressenti mais la moto est très “agressive” et avec la configuration actuelle sur cette piste, c’est un problème. Aussi à la fin du FP2, nous avons perdu quelques tours et c’était frustrant. Dans l’ensemble, cependant, je ne me sens pas malheureux, nous savons où nous améliorer ».

Mir Italie

Mir : « le vrai potentiel de cette Suzuki est là mais nous ne l’avons pas encore vu »

Joan Mir parle aussi de la nouveauté technique amenée par Suzuki au Mugello. S’il en prend acte, il semble néanmoins moins enthousiaste que son équipier Alex Rins à son sujet : « il est clair que les améliorations apportées améliorent notre potentiel avant la course et j’en suis heureux. Je ne peux pas entrer dans les détails, mais en comparant avec les autres motos il y a eu une amélioration, peut-être que ce ne sera pas quelque chose de révolutionnaire mais depuis le début de l’année nous avons remarqué un manque de puissance par rapport aux rivaux donc c’est un ajout dont je suis très satisfait ».

Il termine : « je ne pense pas que les Suzuki aient un potentiel inférieur à celui de l’année dernière, ce circuit ne nous favorise certainement pas, mais la moto fonctionne et va bien, donc je pense que le vrai potentiel de cette Suzuki est là mais nous ne l’avons pas encore vu ».

MotoGP Italie J1 : chronos

Crédit classement motogp.com

 



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