Moto GP
Publié le 11 septembre 2026 • 22:45 par André Lecondé

MotoGP – Misano J1 : Valentino Rossi identifie l’erreur de Ducati sur la GP26 de Bagnaia et la révèle au grand jour

Valentino Rossi a observé Bagnaia à Misano et pointe le frein moteur et l'électronique pour expliquer les difficultés de la Ducati de Pecco.

Rossi

Francesco Bagnaia n’a terminé que 19e des essais vendredi à Misano alors que trois autres Ducati GP26 occupaient les deuxième, troisièmes et quatrièmes places. Présent au bord de la piste, Valentino Rossi a attentivement observé son protégé et identifié une piste technique : la gestion du frein moteur et de l’électronique semble empêcher Pecco de retrouver la stabilité nécessaire au freinage.

À Misano, difficile cette fois d’accuser simplement la Ducati GP26. Marc Marquez termine deuxième. Alex Marquez troisième. Fabio Di Giannantonio quatrième. Tous disposent de la même génération de Desmosedici que Francesco Bagnaia. Et Pecco est 19e.

Un contraste suffisamment spectaculaire pour que Valentino Rossi, présent autour du circuit vendredi, cherche à comprendre ce qui arrive à son ancien élève de la VR46 Académie.

Rossi : « Je le vois vraiment en difficulté »

Son premier constat ne laisse guère de place au doute. « C’est dommage pour Pecco, qui a un peu de mal à se positionner en retrait. Je le vois vraiment en difficulté ; il a du mal à rouler. »

Rossi remarque pourtant que Bagnaia ne commence pas nécessairement mal ses séances. « Au début, il démarre plutôt bien. » Puis le comportement de la Ducati semble se dégrader ou, au minimum, ne plus permettre à Bagnaia de piloter comme il le souhaite. Et Rossi pointe une zone très précise.

Le problème viendrait du frein moteur et de l’électronique selon Rossi

« J’ai l’impression qu’il patine beaucoup au freinage arrière, comme si les réglages du frein moteur et l’électronique n’étaient pas tout à fait au point. » Le choix des mots est important. Rossi n’affirme pas avoir découvert une défaillance de la GP26. Il livre une observation depuis le bord de piste. Mais celle-ci correspond parfaitement aux images aperçues dans le garage Ducati.

Bagnaia avait notamment mimé devant ses techniciens un comportement inquiétant de sa moto au virage 6, après avoir été surpris par une perte de stabilité de l’avant à l’entrée. Or le freinage est précisément l’un des domaines dans lesquels Pecco construit traditionnellement sa vitesse.

Lorsqu’il ne peut plus faire confiance à la moto dans cette phase, une grande partie de son avantage disparaît.

Rossi

Misano sanctionne immédiatement le manque de confiance

Le problème devient particulièrement pénalisant sur un circuit comme Misano. Les courtes accélérations, les freinages et les changements de direction s’enchaînent, tandis que la section menant au rapide Curvone exige une confiance absolue dans le comportement de la moto.

Un pilote qui hésite à l’entrée perd quelques centièmes. Puis quelques autres à la remise des gaz. Et dans le MotoGP actuel, l’addition peut rapidement représenter dix positions. Bagnaia en fait actuellement l’expérience.

Ducati cherche, mais les autres GP26 roulent devant

Rossi souligne également sur Sky Sports le cercle vicieux qui peut alors apparaître. « Face à des difficultés comme celle-ci, lui et son équipe font évidemment tout leur possible. Ils essaient donc d’autres choses. »

Chaque modification destinée à résoudre un problème peut cependant en créer un autre ou éloigner encore davantage Bagnaia de sa base de réglages. Et c’est là que le classement devient particulièrement embarrassant. Si toutes les Ducati souffraient, Misano pourrait simplement ne pas convenir à la GP26.

Mais Marquez, Alex Marquez et Di Giannantonio occupent trois places consécutives derrière Bezzecchi. Le problème est donc beaucoup plus spécifique au couple Bagnaia–GP26 et à sa capacité à trouver une fenêtre de réglages exploitable.

Rossi n’a peut-être pas trouvé la solution depuis le bord de la piste, mais il a identifié le symptôme : Bagnaia ne parvient plus à utiliser le freinage comme une arme parce que l’arrière de sa Ducati ne lui donne pas la stabilité qu’il recherche. Et avant même de penser à rattraper Marquez ou Bezzecchi, Pecco devra résoudre ce problème samedi matin : pour la quatrième fois consécutive, sa première bataille sera celle de la Q1.

Rossi