Moto GP
Publié le 1 juin 2026 • 20:00 par Charlotte Guerdoux

MotoGP, Mugello J3, Cal Crutchlow (Honda/Ab.) contraint à l’abandon sur une blessure : « Je ne suis pas là pour me faire mal »

Cal Crutchlow n'a pas pu terminer le Grand Prix d'Italie en raison d'une blessure, qui pourrait l'empêcher de poursuivre son remplacement chez LCR.

Cal Crutchlow

Cal Crutchlow n’a pas pu terminer le Grand Prix d’Italie en raison d’une blessure, qui pourrait l’empêcher de poursuivre son remplacement chez LCR.

Cal Crutchlow n’a pas conclu son retour en MotoGP de la façon dont il l’espérait. Le Britannique de 40 ans a été appelé pour remplacer Johann Zarco dans l’équipe LCR, et a accepté de relever le défi alors qu’il n’avait pas roulé depuis trois ans.

En roulant à environ 3 secondes des hommes de tête, il a rempli son contrat et a vu ses sensations s’améliorer séance après séance. Lors de la course sprint, il a évolué très loin des autres, mais avec des chronos réguliers, ce qui lui laissait espérer de bonnes choses pour le Grand Prix de dimanche.

Malheureusement, il a été contraint d’abandonner après dix tours. Si l’on a cru à un problème technique, il s’agit en réalité d’un problème physique. Piloter une MotoGP après autant de temps loin des circuits est loin d’être anodin et Crutchlow s’est blessé à l’épaule. Il espère désormais pouvoir récupérer rapidement, mais sa présence en Hongrie ce week-end est loin d’être assurée.

« Pendant le Warm-up je me suis fait mal à l’épaule. J’ai passé un examen médical et il s’est avéré qu’il y avait une lésion. On m’a conseillé de faire de mon mieux, et c’est ce que j’ai fait. L’équipe savait que je voulais terminer la course, mais ce problème m’en a empêché. Je suis déçu parce qu’aujourd’hui, je me sentais bien sur la moto, j’avais mes meilleures sensations du week-end et mes temps étaient nettement meilleurs. J’étais même une seconde plus rapide qu’en course sprint », a-t-il expliqué lors de son debriefing.

Cal Crutchlow

« Le plan était que je rentre aux stands après trois tours, qui sont devenus cinq, puis huit, et enfin dix. Avec la moitié de la course hier et l’autre moitié aujourd’hui j’ai fait une course complète ! Coupée en deux, comme un match de foot [rires]. »

« Maintenant, je vais devoir passer des examens complémentaires pour comprendre ce qui se passe avec mon épaule », a-t-il poursuivi. « Évidemment, je suis déçu. Je ne savais pas à quoi m’attendre en revenant après une si longue absence et en essayant de piloter une moto ici au Mugello. J’ai peut-être sollicité un muscle que je n’avais pas utilisé depuis une éternité, parce que j’ai réalisé que quelque chose n’allait pas et la douleur est apparue. Mais je voulais quand même essayer aujourd’hui. Au départ de la course, je pensais que c’était encore possible, mais la douleur s’est intensifiée, et pourtant j’ai toujours eu une bonne tolérance à la douleur. Je ne voulais pas aggraver les choses, je ne suis pas là pour me faire mal alors j’ai arrêté. »

« Quand je suis arrivé ici, je pensais que c’était impossible. On y a été séance après séance. Je ne sais pas si quelqu’un d’autre aurait pu ou voulu le faire. Je n’étais pas compétitif, mais il y a deux ans, j’aurais pu l’être, alors je suis satisfait, et l’équipe l’est aussi. »

Résultats du Grand Prix d’Italie :

Crédit classement : MotoGP.com