Le paddock du MotoGP vit au rythme des spéculations concernant l’avenir de l’écurie VR46 Racing Team pour la saison 2027. Avec le départ confirmé de Fabio Di Giannantonio vers l’usine KTM, un guidon prestigieux sur une Ducati Desmosedici se libère, attisant les convoitises. Au centre de ce jeu de chaises musicales, un nom revient avec insistance : Nicolò Bulega.
Le paddock MotoGP vit peut-être l’un des moments les plus importants de son futur marché des transferts. Et cette fois, le dossier brûlant ne concerne ni Marc Marquez, ni Pedro Acosta, ni même Jorge Martin. Le centre du jeu s’appelle désormais : Nicolò Bulega.
Entre Aragon et le Mugello, l’Italien sait parfaitement qu’une décision capitale approche concernant son avenir. Et surtout : concernant l’un des derniers guidons Ducati encore réellement stratégiques pour 2027.
Car avec le départ désormais quasiment acté de Fabio Di Giannantonio vers KTM, une place se libère chez VR46 Racing Team. Une place extrêmement convoitée. Et Bulega ne cache plus vraiment ses ambitions. « J’ai le sentiment d’avoir cette opportunité. »
Le pilote Ducati Superbike estime que le timing est enfin parfait pour tenter le grand saut vers le MotoGP. Et son argumentaire est très solide. « J’ai fait mes débuts en Superbike il y a deux ans et demi et j’ai remporté de nombreuses courses. »
Avant d’ajouter : « Je pense que le moment est venu. » Le plus intéressant, c’est que Bulega ne parle pas seulement de vitesse pure. Il parle surtout d’adaptation technique. Et c’est probablement là qu’il pense avoir un avantage énorme sur d’autres candidats. « Je suis peut-être plus à l’aise avec les grosses cylindrées. »
Pourquoi ? Parce qu’il connaît déjà les motos puissantes l’électronique complexe les pneus Pirelli et des machines beaucoup plus proches physiquement des MotoGP modernes. Une manière très claire de répondre indirectement à ceux qui poussent la candidature de Celestino Vietti.
Car le vrai duel semble désormais se résumer à ça : l’expérience gros calibre de Bulega…contre la filière naturelle VR46 Académie incarnée par Vietti. Et Bulega le sait parfaitement. « Chez VR46, ils doivent prendre en compte beaucoup d’éléments. » Puis il lâche une phrase très lucide : « L’Académie a permis à beaucoup de pilotes d’arriver en MotoGP, et Vietti pourrait être le dernier sur cette voie. »
Autrement dit : il comprend très bien que le facteur émotionnel joue énormément dans cette décision. Parce qu’au final, le dernier mot reviendra à Valentino Rossi. Et c’est probablement tout le cœur du dossier.
Bulega affirme d’ailleurs garder une excellente relation avec Rossi : « Oui, il m’envoie souvent des messages. » Avant de révéler un lien qui semble encore très fort : « On se voit aussi de temps en temps pour dîner. »

Nicolò Bulega : « Je ne peux pas lire dans les pensées de Valentino Rossi »
Mais malgré cette proximité, l’Italien reste prudent : « Je ne peux pas lire dans les pensées de Valentino. » Et honnêtement… personne ne le peut réellement dans ce paddock.
Car Rossi se retrouve face à un choix très délicat : favoriser la fidélité académique avec Vietti ou choisir le pilote probablement le plus prêt sportivement dès maintenant. Mais le contexte devient encore plus intéressant avec le cas Toprak Razgatlioglu.
Car beaucoup commencent à utiliser les difficultés actuelles du Turc chez Yamaha pour remettre en question la valeur des pilotes venant du Superbike. Et là-dessus, Bulega répond avec beaucoup d’intelligence.
Il refuse totalement de condamner Toprak. Au contraire. « Yamaha n’est pas au sommet de son art. » Puis il rappelle une réalité très importante : « Même un champion comme Fabio Quartararo rencontre des problèmes avec cette Yamaha. »
Le pilote italien insiste aussi sur la violence du changement technique entre SBK et MotoGP : « Les motos équipées de pneus Pirelli… c’est presque l’inverse. » Une phrase qui résume parfaitement le choc que vivent énormément de pilotes venant du Superbike : comportement différent, pneus radicalement opposés, aérodynamique, électronique, freinage, gestion du grip.
Alors Bulega continue de défendre Razgatlioglu : « Parfois, il parvient encore à devancer les autres pilotes Yamaha. » Puis il conclut avec une forme de solidarité entre pilotes SBK : « Je suis certain qu’il sera bien plus compétitif. »
Cette interview à GPOne révèle surtout une chose : Bulega ne se voit plus comme un pilote Superbike. Dans sa tête, il est déjà prêt pour le MotoGP. Toute la question est de savoir si Valentino Rossi veut privilégier le cœur, l’Académie, la fidélité ou la performance immédiate. La réponse pourrait bien arriver dès le Mugello.
Nicolò Bulega, 27 ans, leader du championnat WorldSBK, attend. Le pilote d’Aruba, vainqueur de nombreuses courses, convoite un guidon VR46 en 2027. Fabio Di Giannantonio part chez KTM. Un guidon se libère. Mais Valentino Rosssi hésite. Son poulain, Celestino Vietti, performant en Moto2, est favori. Bulega, lui, plaide sa cause. « Je me sens beaucoup plus prêt qu’il y a quelques années. Je suis plus à l’aise avec les grosses cylindrées, l’électronique, les pneus Pirelli. » Il entretient de bons rapports avec le Docteur. La décision finale revient à Vale. Bulega, serein, attend. Le Mugello, théâtre de tous les possibles, pourrait être le théâtre de son destin.
Nicolò Bulega, 27 ans, leader du WorldSBK, attend un signe. Pour l’Italien, ce saut vers le MotoGP en 2027 ne serait pas seulement une opportunité, mais une revanche sur un passé en catégorie intermédiaire qui ne reflétait pas son potentiel actuel.










