L’information circule en coulisses avec l’insistance d’une évidence : Marc Marquez, pourtant englué dans une spirale de blessures et relégué à la neuvième place du classement général, se sent plus que jamais en mesure de conserver sa couronne. À l’aube du Grand Prix d’Italie, alors qu’il s’apprête à retrouver le bitume du Mugello après avoir manqué les manches du Mans et de Catalogne, le Catalan refuse de céder au défaitisme. Pour lui, le retard de 85 points qui le sépare du leader Marco Bezzecchi n’est qu’une péripétie mathématique, une simple parenthèse dans une saison dont il garde, en privé, la conviction de sortir vainqueur.
Pour le champion aux sept titres dans la catégorie reine, le défi est pourtant historique : jamais, au cours de sa carrière, il n’a dû effacer un déficit supérieur à 37 points. Aujourd’hui, il lui en faudra 85, avec une marge d’erreur proche de zéro. Mais Marquez arrive en Toscane avec une sérénité nouvelle, celle de l’homme qui a enfin identifié la faille physique qui bridait son pilotage depuis le début de la saison.
Avec encore seize épreuves au calendrier et 592 points en jeu, le calcul est simple, bien que vertigineux. S’il est encore loin de pouvoir « penser » au titre comme il le craignait avant le Grand Prix de France, le « fourmi de Cervera » a retrouvé ses certitudes. Pour le paddock, le message est clair : Marquez n’est pas venu pour faire de la figuration, mais pour reprendre son bien.
Pendant des semaines, Marc Marquez donnait l’impression d’être en mode survie. Blessures, opérations, douleurs chroniques, absence de podium en Grand Prix… le champion espagnol semblait parfois courir après lui-même plus que contre ses adversaires.
Mais quelque chose a changé pendant le week-end de Barcelone. Et le plus paradoxal, c’est que Marc Marquez n’était même pas sur la moto. Selon plusieurs informations venues d’Espagne, notamment du journaliste Emilio Pérez de Rozas — très proche du clan Marquez — le pilote Ducati serait désormais convaincu en privé qu’il peut encore remporter le championnat du monde MotoGP 2026.
Oui, malgré : sa neuvième place actuelle, ses 85 points de retard et la domination apparente d’Aprilia depuis plusieurs courses. Pourquoi ce revirement psychologique ? Parce que Marquez a observé quelque chose de très précis à Barcelone : Aprilia n’est peut-être pas aussi intouchable que le paddock commençait à le croire.
Le week-end catalan devait théoriquement être celui de la confirmation absolue pour Noale. Mais il a laissé beaucoup plus de doutes que prévu. Marco Bezzecchi a certes sauvé une quatrième place importante au championnat… mais sans véritable vitesse.
Sa qualification ratée — seulement douzième — a surtout montré que la RS-GP pouvait aussi souffrir brutalement selon les conditions. Et surtout, Ducati a retrouvé des couleurs grâce au trio mené par Fabio Di Giannantonio.
Pendant ce temps, Jorge Martin a complètement explosé son week-end : chutes, erreurs, zéro point. Pour Marquez, installé devant sa télévision après son opération, le message aurait été très clair : Aprilia saigne aussi sous pression.
Et cela a totalement changé sa perception du championnat. Parce qu’avant Le Mans, Marquez lui-même semblait presque résigné. Il avait reconnu publiquement : « Je ne peux pas penser au titre. »
La raison était simple : aucun podium en Grand Prix malgré ses performances sprint. Mais aujourd’hui, le contexte psychologique est totalement différent. D’abord parce que physiquement, les nouvelles deviennent enfin positives.

16 courses à faire, 592 points à prendre, tout est possible pour Marc Marquez
L’opération de l’épaule aurait quasiment résolu le problème majeur qui le handicapait depuis des mois : cette fameuse vis qui comprimait son nerf radial. Un problème énorme que Marquez lui-même décrivait comme le fait de piloter avec “un bras et demi”.
Et surtout, les tests physiques réalisés récemment semblent très encourageants. Selon les informations venues d’Espagne, son épaule aurait parfaitement supporté : les charges progressives, le retour à l’entraînement et les exercices intensifs.
Autrement dit : pour la première fois depuis longtemps, Marquez commence peut-être à retrouver un corps capable de suivre son cerveau. Et ça change tout. Parce que maintenant, l’Espagnol ne voit plus seulement ses blessures. Il voit surtout les failles de ses adversaires.
Il reste encore énormément de championnat :16 courses, 592 points disponibles. Mathématiquement, tout reste totalement ouvert. Mais Marquez connaît aussi la réalité : sa marge d’erreur est désormais quasiment nulle. Et historiquement, cela peut devenir extrêmement dangereux. Parce que c’est souvent dans les situations les plus extrêmes que Márquez devient le plus imprévisible.
Le Mugello ressemble donc à un immense tournant psychologique. Pas seulement pour Ducati. Pour tout le championnat. Car si Marc Marquez revient immédiatement compétitif ce week-end, alors toute la dynamique 2026 pourrait brutalement basculer.
Et dans le paddock, beaucoup commencent déjà à redouter exactement ce scénario : un Marc Marquez libéré mentalement… après avoir enfin compris pourquoi il souffrait depuis des mois.
Opéré, diminué, absent. Marc Marquez a regardé le Grand Prix de Catalogne à la télévision. Et il a vu ce qu’il espérait. Aprilia, dominatrice en début de saison, a montré des signes de faiblesse. Bezzecchi, leader, manquait de rythme. Martin, rapide, a chuté. Di Giannantonio a imposé une Ducati.
Le champion espagnol, qui accuse 85 points de retard, serait désormais « convaincu » de pouvoir remporter le titre. Son épaule, libérée de la vis qui comprimait le nerf, répond bien. « Il s’est presque complètement remis. » Le Mugello, terrain de jeu Ducati, sera le premier test. 85 points, c’est beaucoup. Mais 16 courses, c’est énorme.
Marc Marquez, le revenant, a repris espoir. A 33 ans, avec 7 titres, 85 points de retard, il revient au Mugello. Opéré, diminué, il a regardé Barcelone à la télé. Et il a vu Aprilia vaciller. Bezzecchi, leader, en difficulté. Martin, rapide, tombé. Di Giannantonio, vainqueur. Le champion espagnol, libéré par sa nouvelle épaule, croit au titre. 16 courses, 592 points, tout est possible. Le Mugello, circuit ami, sera un test. Les fans, nombreux, l’acclameront. Marquez, lui, est prêt. À se battre, à souffrir, à gagner. Le championnat, relancé, promet.










