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Il y a encore quelques mois, son nom circulait en marge des discussions. Aujourd’hui, il est au centre du jeu. Et il ne s’en cache plus : Fabio Di Giannantonio ne veut plus simplement une place en MotoGP. Il veut un statut. Et surtout, il veut des garanties.

Après un début de saison 2026 qui a surpris tout le paddock avec deux poles consécutives, deux podiums au Brésil et une quatrième place au championnat, le pilote VR46 a changé de dimension. Plus question de subir le marché. Il compte désormais l’influencer.

Derrière les performances, il y a une ligne rouge. Di Giannantonio est prêt à continuer avec VR46. Mais à une condition selon Sky Italia : conserver un soutien total de l’usine Ducati. Pas partiel. Pas symbolique. Total.

Car avec l’arrivée de la réglementation 2027, toutes les motos seront théoriquement au même niveau au départ. Mais dans les faits, la différence se fera ailleurs. Dans la capacité à recevoir les évolutions en premier. Dans l’accès aux dernières pièces. Dans la priorité donnée par l’usine.

Et sur ce point, la hiérarchie est déjà connue. Aujourd’hui, seuls Marc Marquez, Pedro Acosta et Fermin Aldeguer sont assurés de bénéficier de ce traitement privilégié. Di Giannantonio, lui, refuse d’être relégué dans une zone grise.

Le plus intéressant, ce n’est pas seulement sa demande. C’est le moment où elle intervient. Car “Diggia” ne parle plus en outsider. Il parle en leader Ducati au championnat après trois manches. Devant tout le monde. Y compris Marc Marquez. Ce n’est pas anodin.

Dans un marché où les décisions se prennent tôt, il arrive avec des résultats. Concrets. Impossibles à ignorer. Et dans un contexte où Ducati s’apprête à redistribuer les cartes pour 2027, son dossier devient impossible à traiter comme un cas secondaire.

Di Giannantonio

Quatre portes ouvertes pour Di Giannantonio … et une vraie menace

Et Ducati le sait : s’ils hésitent, d’autres n’attendront pas. KTM est déjà à l’affût. TrackHouse aussi, surtout après la perte d’Ai Ogura. Tech3 pourrait entrer dans la danse, que ce soit avec KTM ou Honda. Même Pramac, qui l’appréciait déjà, reste une option crédible.

Autrement dit, Di Giannantonio n’est plus dépendant de Ducati. C’est Ducati qui commence à devoir faire un choix.

Car derrière ce dossier se cache une question beaucoup plus délicate. Peut-on continuer à structurer un projet autour de quelques pilotes “prioritaires”… quand d’autres commencent à performer au même niveau, voire mieux ? Et surtout : jusqu’où peut-on refuser l’égalité sans fragiliser l’ensemble ?

Ce que fait Di Giannantonio est simple. Mais redoutablement efficace. Il ne demande pas une promotion officielle. Il ne réclame pas un guidon d’usine. Il exige… l’équivalent.

Dans un MotoGP où la différence se joue sur des détails invisibles, c’est peut-être la revendication la plus importante. Et Ducati n’a plus vraiment le luxe de l’ignorer.

Le chronomètre tourne pour Ducati. Borgo Panigale doit choisir : verrouiller son meilleur pilote actuel avec des garanties techniques coûteuses, ou laisser s’échapper un talent pur chez la concurrence directe. Car Di Giannantonio ne se contentera plus des miettes.

Di Giannantonio

 

 

 

 

 

 

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