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La conférence de presse en prélude au Grand Prix MotoGP d’Espagne 2026 a réuni à Jerez de la Frontera Jorge Martin (Aprilia Racing), Pedro Acosta (Red Bull KTM Factory Racing) et Alex Marquez (BK8 Gresini Racing), respectivement 2e, 3e et 8e au championnat, pour leur débriefing d’avant-course.

Comme à notre habitude, nous reportons ici en intégralité les paroles de Jorge Martin, sans la moindre mise en forme, même si cela est traduit de l’anglais.


🎤 Mesdames et messieurs, bon après-midi et bienvenue à la conférence de presse d’avant Grand Prix pour le Grand Prix d’Espagne Estrella Galicia 0,0, première des 14 courses européennes du Championnat du monde MotoGP 2026, en direct de l’emblématique Circuito de Jerez Ángel Nieto.

Comme il s’agit du Grand Prix d’Espagne, j’ai le plaisir de vous annoncer que trois des pilotes espagnols les plus rapides de l’histoire des Grands Prix sont avec nous aujourd’hui pour cette conférence de presse du jeudi, emmenés par le Champion du monde MotoGP 2024, Jorge Martín. Jorge roule pour Aprilia Racing et retrouve son meilleur niveau après deux doubles podiums au Brésil et à Austin, avec notamment une victoire en Sprint à COTA, ce qui le place à seulement quatre points de son coéquipier Marco Bezzecchi au championnat.

Trois podiums cette saison permettent également à Pedro Acosta, du team Red Bull KTM Factory Racing, d’occuper la troisième place du classement mondial. Pedro avait décroché ici même à Jerez son tout premier podium en Tissot Sprint en 2024.

Enfin, pour compléter ce plateau, nous accueillons le pilote BK8 Gresini Racing, Álex Márquez. Jerez est un circuit chargé de souvenirs pour Alex : il y a fait ses débuts en Grand Prix en 2012, y a remporté sa première course en Moto2 en 2017, et a surtout vécu un moment exceptionnel l’an dernier avec sa première victoire en MotoGP.
C’est également aujourd’hui son anniversaire : 30 ans ! Joyeux anniversaire Alex de la part de toute l’équipe ici à Jerez ! Et il y aura sans doute encore du gâteau ce week-end, puisqu’Alex s’apprête à disputer ici son 250e Grand Prix, devant son public.

Messieurs, bienvenue à tous les trois. Nous sommes de retour en Europe.


🎤 Jorge, nous allons commencer avec vous. 18 points en Thaïlande, 27 au Brésil, 32 lors de la dernière course au Texas. Cela montre que vous avez progressé course après course. Pensez-vous pouvoir encore passer un cap ce week-end et vous battre pour cette première victoire en Grand Prix avec Aprilia ?
Jorge Martín : « Oui, je veux dire, c’est sûr que le début de saison est positif, mais je ne me sens pas encore prêt à gagner un Grand Prix. On verra : si j’en ai l’opportunité, bien sûr que je tenterai. Mais oui, je suis simplement heureux d’être ici. Il y a un an, je regardais le MotoGP depuis mon téléphone au Qatar, donc être ici aujourd’hui est déjà une victoire pour moi. Je suis vraiment heureux d’être de retour et de pouvoir me battre, donc mon objectif est de rouler à 100 % et de voir ce que cela peut donner. »

🎤 C’était justement une partie de ma question suivante, Jorge. On peut dire que ces 12 derniers mois ont été une montagne russe : il y a un an, vous étiez en pleine convalescence après votre chute au Qatar. Et vous voilà aujourd’hui de nouveau en lutte pour le championnat du monde, en retrouvant votre meilleur niveau. Que ressentez-vous après tout ce travail et tous ces sacrifices pour revenir à ce niveau ?
« Oui, je suis vraiment très heureux. Je ne regrette rien de mon passé. J’essaie simplement d’apprendre et de progresser à chaque fois. La saison dernière a été très difficile, mais elle m’a aussi permis de devenir la personne que je suis aujourd’hui. Je suis content de tout ce qui m’est arrivé, parce que maintenant je me sens plus fort et meilleur en tant qu’homme.
La victoire en Sprint à Austin, le podium au Brésil… c’était vraiment incroyable, j’ai beaucoup apprécié ces moments. Maintenant, il est difficile de franchir une nouvelle étape, parce que cela signifie gagner le dimanche, mais je suis déjà satisfait de ce que j’ai fait cette saison. On verra ce que nous pouvons faire à partir d’ici. L’important, c’est d’être présent et de profiter du moment. »

🎤 On voit ici des images illustrant tout ce travail…
« Ne montrez pas la célébration, s’il vous plaît (rire). »

🎤 Espérons que vous pourrez célébrer à nouveau ce week-end !
« Oui, j’espère surtout chuter encore samedi à cause d’un wheelie (rires). »

🎤 Jerez est sans aucun doute un circuit mythique, une course classique, avec une ambiance absolument incroyable, presque folle, surtout le dimanche. Vous avez tous grandi en regardant Jerez à la télévision et en rêvant de courir un jour lors du Grand Prix d’Espagne. Qu’est-ce que cela représente pour vous de courir ici, et comment vivez-vous cette expérience devant ce public ? Jorge, nous commençons avec vous.
« Oui, je me souviens être venu ici en 2009 avec mon père. Il avait acheté deux places. J’étais blessé, comme souvent. Je suis venu ici, je me souviens de la victoire de Valentino Rossi, et des émotions que j’ai ressenties. Ce week-end-là était incroyable, et je pense que c’est à ce moment-là que je me suis dit : “OK, je veux faire ça toute ma vie.”
Donc aujourd’hui, pouvoir courir ici devant ce public, avec tout ce que j’ai déjà accompli… c’est incroyable. Je n’aurais jamais pu imaginer ça, ni moi ni ma famille. Je suis vraiment très reconnaissant. »

🎤 Cette année est particulière pour Jerez, avec l’anniversaire du circuit et de ses courses. J’aimerais savoir ce que vous ressentez lorsque vous passez dans le virage Nieto-Peluqui. C’est un endroit spécial. Existe-t-il quelque chose de comparable dans la saison ? Et si vous avez quelque chose à célébrer ce week-end, pensez-vous à le faire à cet endroit ?
« Oui, je veux dire, c’est incroyable. Je me souviens, il y a deux ans, la dernière fois que je suis venu ici, lors du défilé en bus : le bruit que l’on entendait à cet endroit… je pense qu’il n’y a aucun autre endroit au calendrier qui s’en rapproche.
Quoi qu’il en soit, pour nous, en tant que pilotes espagnols, c’est toujours spécial, parce que c’est le public espagnol. Et Valence est un peu similaire pour moi. J’ai l’impression que toutes les tribunes sont très proches de la piste. Mais particulièrement Nieto-Peluqui, je pense que c’est un endroit vraiment historique. Et voir tout ce monde… surtout quand vous êtes à l’arrêt, parce que quand vous roulez, vous ne pouvez presque pas le voir… mais quand vous vous arrêtez et que vous voyez toute la foule, c’est incroyable. Vraiment incroyable. »

🎤 Jorge, quelle est la signification de ce casque spécial ? Et concernant la Vespa que vous avez pilotée aujourd’hui, comment était l’expérience ? Étiez-vous seulement avec Marco ou y avait-il d’autres personnes avec vous ?
« Oui, alors pour le casque, c’est vraiment un casque très spécial. Je voulais y mettre des choses vraiment typiques. Donc oui, il y a du jambon. Vous pouvez voir aussi des espetos, ce poisson typique que l’on fait griller sur une broche, plantée comme un pieu. Donc c’est vraiment un casque très, très typique.
Et ici aussi, j’ai deux amis très proches de moi. Ils viennent de Trebujena et de Lebrija. Peut-être que personne ne connaît les villages, mais c’est vraiment tout près d’ici. Donc oui, je voulais faire une édition spéciale pour Jerez. C’est vraiment sympa.
Et pour la Vespa, oui, c’était amusant avec Marco Bezzecchi. On a fait un tour dans Jerez, juste pour visiter la ville. On est passés par plusieurs endroits, et il y avait aussi pas mal de personnes de la Dorna Sports ou du MotoGP avec nous pour le tournage. »

🎤 Il y a quelques jours, vous disiez ne pas penser aux objectifs de la saison. Mais à Austin, vous avez aussi déclaré que votre ressenti se rapprochait de celui de 2024. Ma question concerne justement ces sensations : retrouvez-vous aujourd’hui avec cette Aprilia les mêmes sensations qu’en 2024 ?
« Oui, aujourd’hui je ressens l’Aprilia comme ma moto. C’est exactement le même sentiment que j’avais en 2024.
Donc oui, je pense… enfin, je ne pense pas, j’ai vraiment changé beaucoup de petites choses dans mon pilotage pour m’adapter à cette moto, parce que c’est une moto complètement différente.
Je ne vais pas entrer dans les détails, mais Aprilia a aussi apporté des évolutions pendant l’hiver, et dès que j’ai essayé la moto en Thaïlande, j’ai vu que c’était déjà un bon package. Je me suis senti bien immédiatement, tout venait plus facilement.
Mais j’ai encore besoin de temps. Je dois essayer certaines pièces que je n’ai pas encore sur ma moto, j’ai besoin de temps pour les comprendre. Donc, clairement, le lundi sera important pour continuer à progresser.
Mais globalement, je me sens vraiment bien avec mon package, et je n’ai pas vraiment envie de changer beaucoup de choses. »

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