Rien ne va plus entre KTM et Maverick Viñales. Derrière les discours de façade, la réalité est bien plus tendue. L’Espagnol, toujours diminué physiquement, a dû renoncer à Jerez après une nouvelle opération à l’épaule. Un coup dur de plus… et probablement celui de trop pour sa direction.
KTM/ Viñales : le divorce couve en interne
Car cette fois, Pit Beirer n’a pas cherché à arrondir les angles. Au contraire. Le dirigeant autrichien a livré une sortie médiatique d’une rare fermeté, révélant une fracture profonde entre le pilote et son équipe.
Un retour précipité qui passe mal
Au cœur du problème : une reprise jugée prématurée en début de saison. KTM estime aujourd’hui que Maverick Viñales n’était tout simplement pas prêt à revenir en compétition.
« pensait être apte. Mais il ne l’était pas. »
Le constat est brutal. Selon Beirer, le pilote a roulé blessé pendant plusieurs courses, compromettant non seulement ses résultats, mais aussi sa confiance au guidon. Une spirale négative bien connue en MotoGP, où le ressenti avec la machine est essentiel.
« Quand la douleur s’installe, tout se dérègle. Et retrouver les sensations devient un combat. »
Une blessure mal gérée depuis 2025
Le mal remonte à plus loin. Depuis sa chute et sa blessure en Allemagne la saison passée, Maverick Viñales traîne un problème persistant. Malgré un retour progressif, les signaux d’alerte n’ont jamais vraiment disparu. En interne, certains estiment même que la situation a été sous-évaluée. Résultat : un enchaînement de décisions discutables, entre reprises trop rapides et rechutes à répétition.
KTM reprend la main
Face à ce scénario, KTM change de stratégie. Fini les approximations. Désormais, le pilote ne décidera plus seul de son état de forme.
« On ne prendra plus de risques. Il reviendra uniquement quand il sera totalement rétabli. »
Un message clair, presque autoritaire. L’objectif est double : protéger le pilote… mais aussi préserver les intérêts sportifs de l’équipe.
Le Mans comme tournant ?
Un retour est envisagé pour le Grand Prix de France. Mais rien n’est acquis. Et surtout, l’enjeu dépasse largement une simple date de reprise. Dans un championnat aussi exigeant que le MotoGP, la patience est une denrée rare. Et pour Maverick Viñales, le temps commence sérieusement à manquer.
































