Malgré un résultat discret à Miami, Sergio Pérez n’a pas mâché ses mots après un duel intense avec Fernando Alonso. Entre admiration et inquiétude, le pilote Cadillac a laissé entrevoir un écart qui pourrait vite devenir problématique…

Un duel Pérez – Alonso qui en dit long
Au cœur d’un Grand Prix de Miami animé, Sergio Pérez n’a pas brillé au classement, avec une modeste 16e place à l’arrivée. Mais au-delà du résultat brut, c’est surtout sa bataille en piste avec Fernando Alonso qui a marqué les esprits.
Le Mexicain n’a d’ailleurs pas caché son plaisir :
« Se battre avec Fernando, c’est toujours spécial. Il est
propre, intelligent… mais j’espère qu’ils ne progresseront pas trop
», a-t-il glissé, dans une déclaration à double lecture.
Car derrière le compliment se cache une réalité plus dure : Aston Martin semble déjà disposer d’un avantage que Cadillac peine à combler.
Cadillac en difficulté… mais pas résignée
Après quatre courses en 2026, le constat est brutal : zéro point au compteur pour Cadillac. À Miami, présenté comme une course symbolique pour l’écurie américaine, ni Pérez ni Valtteri Bottas n’ont réussi à inverser la tendance.
Partis en fond de grille, les deux pilotes ont tenté de limiter
les dégâts, sans succès réel. Pérez préfère toutefois retenir les
enseignements :
« On a beaucoup appris. Il faut analyser en profondeur pour
comprendre où progresser. On n’est pas loin de trouver des
solutions. »
Un discours lucide, mais qui souligne l’urgence de réagir.
Bottas dans la tourmente
De son côté, Bottas a vécu un week-end encore plus compliqué. Dernier à l’arrivée après une pénalité pour excès de vitesse dans les stands, le Finlandais pointe des problèmes techniques préoccupants.
« Le limiteur ne s’est pas activé correctement. On manque aussi de retour sur certaines commandes… c’est frustrant », a-t-il expliqué.
Malgré tout, il refuse de sombrer dans le pessimisme :
« Il y a du progrès, même s’il est encore insuffisant. On doit
continuer à travailler collectivement. »
Une hiérarchie déjà figée ?
Le message envoyé par Pérez est clair : Aston Martin, emmené par Alonso, pourrait rapidement devenir un obstacle difficile à franchir pour Cadillac.
Dans une saison où chaque détail compte, l’écart de performance observé à Miami pose question. Cadillac peut-elle réellement combler ce retard à court terme ?
Le prochain rendez-vous du championnat apportera peut-être un début de réponse… mais une chose est sûre : la pression monte déjà d’un cran dans le clan américain.
































