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Silverstone devait être un week-end porteur d’espoir pour Aston Martin et Honda. Il pourrait finalement mettre en lumière les limites persistantes du projet britannique. Malgré l’avantage d’évoluer à quelques kilomètres de leurs installations, les deux partenaires reconnaissent qu’ils abordent le Grand Prix de Grande-Bretagne avec de nombreuses interrogations. Le soutien du public ne suffira pas à effacer les faiblesses affichées depuis le début de la saison.

Honda admet naviguer à l’aveugle

L’une des principales inquiétudes concerne le comportement du groupe motopropulseur sur un tracé aussi exigeant que Silverstone. Les simulations réalisées ces dernières semaines n’ont pas permis d’obtenir toutes les réponses. Shintaro Orihara, directeur général et ingénieur en chef de Honda Trackside, ne cache pas les doutes qui subsistent.

« Nous avons beaucoup travaillé sur simulateur avec Aston Martin, mais certaines données ne pourront être confirmées qu’une fois les voitures en piste. »

Le responsable japonais explique notamment que la gestion de l’énergie dépendra fortement de la manière dont Fernando Alonso et Lance Stroll exploiteront l’accélérateur sur un circuit réputé pour ses longues courbes rapides.

Le format Sprint complique encore la mission

Comme si la situation n’était pas déjà suffisamment délicate, le week-end Sprint réduit considérablement le temps disponible pour recueillir des données. Une seule séance d’essais libres précédera les qualifications, laissant très peu de marge pour corriger un éventuel mauvais réglage.

« Ce sera l’un des premiers paramètres que nous analyserons dès les premiers tours », reconnaît Orihara.

Newey prépare la riposte… mais pas encore

En coulisses, Adrian Newey poursuit son travail sur la future évolution de l’Aston Martin. Toutefois, les nouveautés tant attendues ne feront pas leurs débuts à Silverstone. L’équipe devra donc composer avec un package quasiment inchangé, en espérant limiter les dégâts avant l’arrivée des premières évolutions prévues un peu plus tard dans la saison.

La météo pourrait rebattre les cartes

Honda garde également un œil attentif sur un autre facteur impossible à maîtriser : la météo britannique. Même si aucune pluie importante n’est attendue pour l’instant, les ingénieurs savent qu’un changement brutal des conditions pourrait compliquer davantage le travail sur la gestion de la puissance et de l’adhérence.

« Au Royaume-Uni, il faut toujours être prêt à réagir rapidement si les conditions évoluent. »

 

 

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