Face aux projets de la Dorna visant à séparer la grille du Sprint de celle du Grand Prix en intégrant une seconde séance de qualifications, la réaction des pilotes ne s’est pas fait attendre. Francesco Bagnaia s’est montré particulièrement sceptique quant à l’alourdissement d’un programme du samedi déjà surchargé d’un point de vue physique et mental. Soucieux d’éviter une surenchère de sessions chronométrées, l’Italien avance des alternatives pragmatiques pour repenser le format des week-ends sans mettre les organismes à rude épreuve.
La pression du samedi contestée au guidon de sa machine
Pour le double champion du monde italien, surcharger la journée du samedi en piste représente une fausse bonne idée au vu de l’intensité actuelle des épreuves. « Je pense que samedi est déjà une journée très compliquée ; la pression est déjà forte, c’est très difficile. L’idéal serait que les meilleurs temps du Sprint servent à déterminer la grille de départ. Mais je ne vois pas d’autres solutions, car je ne pense pas qu’organiser les qualifications pour les essais sprint le vendredi soit judicieux, ni faire une séance supplémentaire le samedi », explique l’officiel Ducati pour GPOne. La recherche constante de régularité dans la performance est déjà mise à mal par l’enchaînement des séances, et l’Italien estime que multiplier les sessions qualificatives nuirait à la qualité globale du spectacle.
Pure heart.
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Une refonte du format suggérée par Pecco Bagnaia
Plutôt que d’empiler des séances chronométrées sur un calendrier déjà saturé, l’Italien préférerait une réorganisation globale du calendrier et des formats de course. « Le choix est donc difficile. Réduire le nombre de Sprints dans l’année, et ajouter une séance de qualifications pour chaque séance, pourrait être une bonne solution », avance-t-il, soulignant qu’un nombre réduit de courses courtes permettrait d’accorder une vraie valeur ajoutée à chaque événement sans épuiser les hommes et le matériel sur la machine.
Des débats encore ouverts dans le paddock
Alors que les instances dirigeantes étudient différentes pistes réglementaires, les discussions entre les constructeurs, les promoteurs et les pilotes promettent d’être animées. « En fait, rien n’a encore été décidé, je pense que nous en discuterons », conclut le pilote italien, qui compte bien faire entendre sa voix lors des prochaines commissions de sécurité afin d’éviter une surcharge de travail ingérable pour les équipes.
Pensez-vous que la proposition de Pecco Bagnaia d’utiliser le meilleur tour du Sprint pour la grille du dimanche soit la meilleure solution pour le MotoGP ? Dites-le-nous en commentaires !

Photo de couverture : Michelin Motorsport








