F1
Publié le 6 novembre 2026 • 01:00 par Oléna Champlain

F1 – Ocon lâché par Haas : la BBC déterre les vieux dossiers !

La BBC révèle les tensions récurrentes d'Ocon chez Haas et Alpine. Son comportement passé pourrait compromettre son avenir en F1.

Chez Haas, on pensait avoir assisté à une simple explosion de colère au Mexique. Un désaccord sur les pneumatiques, une discussion houleuse avec Ayao Komatsu, puis une éviction brutale. Mais selon les nouvelles révélations d’Andrew Benson, correspondant Formule 1 de la BBC, l’affaire serait beaucoup plus profonde. Haas aurait perdu patience avec Esteban Ocon bien avant les événements mexicains. Et surtout, l’écurie américaine ne serait pas la première à reprocher au Français son attitude face aux difficultés. Alpine aurait déjà rencontré des problèmes similaires. Une nouvelle perspective particulièrement embarrassante pour un pilote qui vient de perdre son volant et dont l’avenir en Formule 1 semble désormais sérieusement compromis.

Du garage Alpine à Haas, Ocon rattrapé par ses conflits.

Haas n’en pouvait plus

Dans son analyse publiée le 4 novembre, Andrew Benson décrit une relation progressivement détériorée entre Esteban Ocon et Haas. Selon les informations recueillies par le journaliste britannique, l’écurie aurait identifié un comportement récurrent chez son pilote.

Lorsque les performances n’étaient pas au rendez-vous, Ocon aurait eu tendance à adopter une attitude défensive et à attribuer ses difficultés à la monoplace ou à l’équipe. Au fil des courses, les tensions se seraient accumulées.

Le personnel de Haas aurait notamment estimé que le Français ne reconnaissait pas suffisamment sa propre part de responsabilité. Un reproche lourd pour un pilote expérimenté, recruté précisément pour accompagner le développement technique de l’écurie.

Car en Formule 1, critiquer sa voiture n’a rien d’exceptionnel. Max Verstappen lui-même n’hésite jamais à dénoncer un comportement mécanique ou un manque d’équilibre. La différence réside dans la répétition des difficultés, les résultats obtenus et la capacité à construire une relation de confiance avec son équipe.

Et selon la BBC, c’est précisément cette relation qui se serait progressivement dégradée chez Haas.

Alpine aurait déjà connu le même scénario

L’analyse d’Andrew Benson remonte également plusieurs années en arrière. Direction le Grand Prix du Canada 2022.

Sous la pluie, Fernando Alonso réalise une qualification exceptionnelle au volant de son Alpine, décrochant la deuxième place sur la grille derrière Max Verstappen. Son coéquipier Esteban Ocon accuse alors environ 1,6 seconde de retard. Un écart considérable. Selon les témoignages rapportés par la BBC, le Français aurait eu beaucoup de mal à accepter cette différence de performance. Il aurait insisté pendant plusieurs courses sur l’existence d’un problème technique affectant sa monoplace. Les ingénieurs d’Alpine auraient procédé à plusieurs vérifications sans identifier d’anomalie susceptible d’expliquer cet écart.

Pour les personnes citées par Andrew Benson, la performance exceptionnelle d’Alonso aurait simplement été difficile à accepter pour son coéquipier. Une interprétation sévère, qui repose sur des témoignages internes et non sur une reconnaissance publique d’Ocon. Mais elle éclaire les critiques désormais formulées à son encontre.

Alonso, Gasly, Bearman : une histoire qui se répéterait ?

La carrière d’Esteban Ocon a régulièrement été marquée par des relations compliquées avec ses coéquipiers.

Chez Force India, ses affrontements avec Sergio Pérez avaient provoqué plusieurs incidents. Chez Alpine, sa rivalité avec Fernando Alonso avait fini par devenir particulièrement tendue.  Puis les relations avec Pierre Gasly n’avaient pas toujours été plus simples. Enfin, chez Haas, plusieurs épisodes ont opposé Ocon à Oliver Bearman.

La BBC rappelle notamment un incident lors des essais libres à Monaco, au cours duquel le Britannique avait exprimé vivement son mécontentement à la radio. Les deux pilotes s’étaient également accrochés au Grand Prix de Grande-Bretagne 2025. Bien entendu, une rivalité entre coéquipiers ne constitue pas en soi une faute. Mais l’accumulation de conflits peut finir par peser sur la réputation d’un pilote. Et lorsque les résultats ne permettent plus de compenser les tensions, la situation devient autrement plus délicate.

Mexico : la goutte d’eau

Le Grand Prix du Mexique aurait donc constitué le point de rupture d’une relation déjà fragilisée. Vendredi, Esteban Ocon conteste à la radio la décision de son ingénieure Laura Müller de remplacer les pneus tendres initialement prévus par des médiums. Une discussion tendue suit les essais. Le lendemain, Haas écarte le Français du Grand Prix. Certaines publications évoquent une altercation physique avec Ayao Komatsu. Ocon dément catégoriquement toute violence physique, tout en reconnaissant l’existence d’un désaccord.

La BBC précise que les circonstances exactes de la rupture restent inconnues et que des avocats sont désormais impliqués. Le 3 novembre, Haas annonce que le Français ne disputera plus aucune course pour l’équipe cette saison.

Son remplaçant, Rafael Câmara, fera ses débuts au Brésil.

Une carrière au bord du précipice ?

Pour Esteban Ocon, les conséquences pourraient dépasser largement cette fin de saison. À 30 ans, le vainqueur du Grand Prix de Hongrie 2021 totalise 198 départs en Formule 1. Il possède une expérience considérable.

Mais selon Andrew Benson, sa réputation interne et l’arrivée d’une nouvelle génération de pilotes compliquent sérieusement ses perspectives de retour. Kimi Antonelli, Oliver Bearman, Rafael Câmara et d’autres jeunes talents incarnent désormais le renouvellement du plateau.

Les écuries cherchent des pilotes rapides, capables de travailler avec les ingénieurs, mais aussi de préserver un fonctionnement collectif efficace. Et dans un championnat où les places sont extrêmement limitées, un pilote ne peut pas compter uniquement sur son expérience passée.

Haas a tranché, Ocon doit désormais répondre sur la piste

Les informations publiées par la BBC donnent une nouvelle profondeur à la séparation entre Esteban Ocon et Haas. Elles ne prouvent pas que toutes les responsabilités appartiennent au Français. Elles ne permettent pas davantage d’établir une quelconque violence lors de l’épisode mexicain.

Mais elles montrent qu’au-delà du désaccord sur les pneus, la relation entre le pilote et son écurie était déjà profondément fragilisée.

La BBC évoque même la possibilité que cette rupture marque la fin de sa carrière de titulaire en Formule 1, au moins pour un certain temps. Une perspective particulièrement brutale pour un pilote autrefois présenté comme l’un des grands espoirs français.

Haas a choisi de tourner la page. Alpine avait déjà connu ses propres tensions. Et Ocon se retrouve désormais confronté au défi le plus difficile de sa carrière : convaincre qu’il possède encore sa place dans un paddock qui ne lui fera aucun cadeau.

Chez Haas, le conflit a éclaté au Mexique. Selon la BBC, la mèche brûlait depuis bien plus longtemps.

 

 

 

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